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	<title>Tic-Tac Around The World &#187; Nepal</title>
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	<description>A World Tour</description>
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		<title>Welcome to the Juuunngle !</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Jan 2014 09:51:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Nepal]]></category>

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		<description><![CDATA[// Au Népal, pour découvrir la faune et la flore sauvage, il existe deux parcs nationaux, Chitwan (le plus grand et le plus réputés) et son voisin Bardia. Sur la route qui doit me mener dans la ville de Mahendranagar, à la frontière ouest du pays avec l’Inde, je décide de faire une escale de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// Au Népal, pour découvrir la faune et la flore sauvage, il existe deux parcs nationaux, Chitwan (le plus grand et le plus réputés) et son voisin Bardia. Sur la route qui doit me mener dans la ville de Mahendranagar, à la frontière ouest du pays avec l’Inde, je décide de faire une escale de quatre jours en pleine jungle pour essayer d’apercevoir celui qui se fait appeler… le roi du Bengale !<span id="more-1346"></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01326-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1349 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01326 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01326-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Le début du trajet en direction du parc national de Bardia est un calvaire. Il est cinq heures du matin, comme dans tous les bus népalais, çà secoue de partout afin de rendre le voyage plus typique, le conducteur met la musique est à fond ! Impossible de se rendormir. L’apogée arrivera à dix heures quand notre « chauffard » pour éviter un bouchon prendra la décision de couper à travers champs. Nous sommes coincés pendant plus d’une heure dans un bourbier où tous les hommes se portent volontaires pour pousser le bus. Enfin le soleil se lève, la route s’aplanit, les longues lignes droites remplies de singes se succèdent… Je le sens, nous approchons ! (je n’ai pas un bon odorat car nous arrivons deux heures plus tard.) Mais soyons positif, malgré de nombreuses péripéties, je n’arrive qu’avec trois heures de retard à destination et j’aurai découvert les fouilles de l’armée népalaise. Le long de la route, nous traversons de nombreux check point, où les militaires montent dans le bus, ne contrôlent aucun papier, tapotent quelques sacs sans jamais les ouvrir. Je me penche vers mon voisin pour lui demander à quoi rime ce cinéma.</p>
<p style="text-align: justify;">-Ils s’assurent simplement que personnes n’aient tué de bêtes sauvages et ne les ramènent chez eux. En palpant ils s’imaginent pouvoir reconnaître un morceau de viande ou faire couler un peu de sang me répondit-il. Ah, ces militaires… conclut-il d’un sourire malicieux qui me laisse à penser qu’il pourrait transférer des choses illicites dans son sac.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01336-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1351 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01336 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01336-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01349-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1352 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01349 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01349-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>Lorsque j’arrive dans l’hôtel, j’ai l’impression que tout le staff s’est mué en armée avec des mitraillettes à la place des yeux, le canon pointé sur moi. Un terrible malentendu avec l’agence de Pokhara est à l’origine de cette situation rocambolesque. Le boss de l’agence leur a annoncé que je partais à cinq de l’après midi, la veille. Par soucis de professionnalisme, ils ont envoyé un membre de l’hôtel m’attendre à l’arrêt de bus toute la nuit… En vain ! Pour me justifier, je leur montre le mail. L’atmosphère se détend et je peux profiter pleinement des joies, de la beauté et du calme de ce « resort » construit au milieu d’un village tout en harmonie avec la nature luxuriante.</p>
<p style="text-align: justify;">
Je profite des quelques heures de lumière naturelle qu’il reste dans la journée pour faire un tour dans le village. C’est une expérience très agréable. Les villageois sont souriants, très abordables alors qu’ils sont en plein travail. En effet, dans cette région qui est souvent considéré comme le grenier du Népal, le mois d’octobre est marqué par la récolte du riz. 20% de la récolte totale du pays sont envoyés vers l’Inde. Quand à ce village, dans un système très communiste, une partie de la production est répartie entre tous les habitants pour se nourrir dans l’année à venir, l’autre est revendu. Ce soir là, dans le restaurant de l’hôtel, je me laisse tenter par un dîner très occidental, un vrai morceau de poulet (et non pas quelques bouts émincés) avec des frites. L’addition sera salée et pas uniquement pour le portefeuille.<!--more--></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01342.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1353" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01342" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01342.jpg" width="849" height="186" /><!--more--></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dans ma chambre, à l’abri des moustiques, bercé par le chant de la nature sauvage, je dors comme un bébé. Bien que courte j’ai passé une excellente nuit, et me voilà parti sur les routes sauvages avec un guide et un belge. Le lever de soleil sur le village est splendide, je reste scotché devant cette beauté sans nom. Puis dès nos premiers pas dans l’enceinte du parc, nous nous retrouvons nez à nez avec un troupeau de daims qui nous regarde d’un air mal réveillé. Durant cette journée, j’en aurai certainement vu plus qu’un chasseur français pendant sa carrière. C’est également le moment que je choisis notre guide pour nous mettre en garde contre les dangers et les réactions à avoir en cas de face à face avec des animaux sauvages.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01411-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1355 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01411 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01411-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Face à un rhinocéros : courez en zigzaguant, balancez un de vos vêtements loin de vous. Le rhinocéros à un très bon odorat mais une vue très faible. Trouvez un immense tronc d’arbre et cachez-vous derrière ou grimpez-y.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à un tigre : regardez le dans les yeux, puis reculez calmement sans perdre son regard. Il devrait faire de même car le tigre est un animal très timide qui n’attaque jamais sa proie de face.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à un éléphant : Ne bougez pas et priez ! C’est le pire de tous mais en aucun cas essayez de grimper à un arbre, car n’oubliez pas qu’une branche pour la trompe d’un éléphant n’est pas plus solide qu’une allumette pour vos petites mains.</p>
<p style="text-align: justify;">Après tous ces conseils, me voilà rassuré et prêt à affronter la terrible jungle. Malgré de longues heures de marche dans une verdure toujours changeante et abondante, les animaux effrayants ne sont pas au rendez-vous, pas d’éléphants sauvages, ni de rhinocéros énervés et encore moins de timides tigres. Sachant que ces derniers ont mille fois plus de chance de me voir que l’inverse, je suis intimement convaincu qu’ils m’ont aperçu… Bien que « roi du Bengale », leur timidité et la peur d’approcher celui que les népalais considèrent comme un invité de dieu, les ont fait s’éloigner. A ma vue, les tigres ont préféré reculer gentiment. Sage décision de leur part. Ils furent effrayés par la vengeance d’un Dieu auquel je ne crois pas… mais le diable, je sais qu’il était là… car les serpents je les ai remarqués, notamment leurs peaux mortes délaissées comme autant d’avertissements au milieu d’herbes aussi hautes que mon égo pour écrire un tel paragraphe !</p>
<p style="text-align: center;"><!--more--><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01367-800x600modif.jpg"><img class="wp-image-1364 aligncenter" style="border: 2px solid black; margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" alt="DSC01367 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01367-800x600modif.jpg" width="480" height="360" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><!--more--></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01375-800x600modif.jpg"><img class="wp-image-1356 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01375 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01375-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Néanmoins la journée fut loin d’être perdue, car j’ai trouvé la solution miracle contre les sangsues, mieux que toutes les pommades, que le sel, que les recettes de grand-mère, en exclusivité pour vous, Mesdames et Messieurs, voici : Le Belge ! Marchez à ses côtés, il récoltera tous les parasites à votre place. Pauvre de lui, il a fini la journée avec plus de six vers à ventouses accrochés sur son corps alors que ni le guide ni moi n’avons eu à souffrir de ce problème.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a également eu deux grandes nouvelles ce jour là. Une bonne et une mauvaise. La bonne c’est qu’en mangeant un repas européen dans un restaurant « classe » à l’hôtel, j’ai enfin été malade. Une diarrhée incroyable pour un estomac qui n’a plus l’habitude de boire du lait et de manger de « doux » repas. La bonne nouvelle est qu’après tant de prédictions, vous aviez raison, j’ai fini par avoir la turista, mais pas depuis l’endroit ni les conditions que j’aurai pu imaginer. Du coup, ce qui est fait n’est plus à faire. La mauvaise nouvelle, c’est de l’avoir eu lors de ma première journée de marche dans la jungle. S’arrêter toutes les trente minutes derrière un arbre (facile à trouver) n’est pas très agréable. J’en profite pour remercier les copains avec leurs bons conseils distillés dans le carnet de bord du voyageur. (Vous pouvez ajouter dans la rubrique comment faire un perfect : « chier de l’eau çà peut aider ! »)</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01413-800x600modif.jpg"><img class="wp-image-1357 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01413 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01413-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Il est temps de rentrer à l’hôtel, quand les buissons se mettent à bouger, saisis, nous, nous ne bougeons plus, le regard apeuré sans lâcher les arbustes des yeux nous finissons par reculer de trois mètres… Faire tant de kilomètres pour enfin voir… un sanglier ! En fait, ici, c’est le paradis des chasseurs français !</p>
<p style="text-align: justify;">A l’hôtel, je me fais accrocher par Lilian : &laquo;&nbsp;Tu rames pour finir ta bière, me lance t il dans un français parfait.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne m’a pas reconnu à cause de mon accent (que je n’ai pas) quand je parle anglais. Car depuis un moment lorsque je ne parle que dans la langue de Shakespeare, les gens pensent que je suis originaire des Etats-Unis. J’ai été trahi par le maillot de la sélection tricolore. Lilian est un mec super cool avec qui je m’entends bien très rapidement. Il a un parcours scolaire similaire au mien, ce qui ne l’empêche pas d’avoir beaucoup d’esprit et d’humour. Nous passons la soirée à échanger quand la direction nous annonce que nous allons faire le tour en éléphant et la journée dans la jungle ensemble. En attendant, il est 20h30, l’heure d’aller au lit… Enfin, çà c’est ce que je crois.</p>
<p style="text-align: justify;">Je passe toute la nuit sur les WC, « sur » faut vite le dire, car les chiottes turcs ne sont pas de tout confort quand on a des problèmes d’estomac. Impossible de s’endormir sur la cuvette, la tête dans un magazine d’une dizaine d’année. Je perds pas mal de sang et d’énergie dans cette bataille acharnée, mais au petit matin quand le la langue de Shakespeare se mue en chant du coq, je retrouve les plaisirs des jeux de mots à la française avec Lilian.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01456-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1359 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01456 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01456-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Nous sommes embarqués pour une heure de voyage à dos d’éléphant. Le sentiment est mitigé, çà secoue dans deux directions différentes à chaque pas de l’animal. (Avant/arrière ; gauche/droite). Une sensation étrange qui n’est pas s’en rappeler le bus népalais, à cet instant je suis heureux de savoir mes troubles intestinaux loin derrière moi. Il y a des avantages à la ballade à dos d’éléphant, nous pouvons traverser les rivières tout en gardant les pieds au sec. De plus un arbre sur le chemin n’est nullement un obstacle, il suffit de le briser d’un coup de trompe.</p>
<p style="text-align: justify;">A notre retour le guide me demande si j’ai un mauvais karma avec dame Nature, huit jours de trek sous la pluie, la journée d’hier à marcher pendant des kilomètres sans rien apercevoir… C’est une très bonne question à laquelle j’imagine trouver la réponse définitive après cette journée. Sous une chaleur écrasante, avec un nouveau guide et Lilian, nous partons dans la direction opposée de la veille. Pour nous rafraîchir nous traversons quelques rivières les pieds dans l’eau, mais toujours rien à l’horizon si ce n’est ces incalculables daims. Après avoir casser la croûte, nous nous postons à l’ombre des buissons pour observer la rivière en espérant voir les animaux sauvages venir s’y rafraîchir. Mais un guide, un peu trop sérieux et fier comme paon avec ces trois jolies touristes américaines casse l’ambiance.</p>
<p style="text-align: justify;">« On se croirait dans le jeu de la tigrette rayée… mais au fond quelle différence y a-t-il entre le bon et le mauvais guide ? Bon y faut expliquer, tu vois, y a le mauvais guide, y voit un truc qui bouge, y sort les jumelles. Le bon guide, y voit un truc qui bouge, y sort les jumelles mais… c’est un bon guide ! »</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01470-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1360 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01470 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01470-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Du coup nous changeons de coin pour attendre désespérément un signe du destin… Rien en vu si ce n’est les ronflements d’un nouveau guide assez comique. Quel beau métier que le sien, trois heures par jour à faire la sieste à l’ombre dans un cadre sublime. A l’heure d’abandonner, au loin, nous apercevons trois rhinocéros sauvages qui viennent se baigner… un mirage ?! Je vous assure que non, regardez la photo, c’est pourtant clair. Presque soulagé de savoir que mon Karma n’est pas aussi mauvais qu’on a voulu me le faire croire, Il est temps de rentrer à l’hôtel, quand les buissons se mettent à bouger, saisis, nous, nous ne bougeons plus, le regard apeuré sans lâcher les arbustes des yeux nous finissons par reculer de trois mètres… (Je sais je vous l’ai déjà fait plus haut ce coup là)… Faire tant de kilomètres pour enfin voir… le guide comique surgir du bois ! Bien joué de sa part, nous l’avions totalement oublié. Après un sentiment partagé sur la journée écoulée, une bière fraîche et de longues conversations avec l’intéressant Lilian la feront définitivement basculer dans les catégories des bonnes expériences du voyage. Et pis j’ai relevé un défi de plus ! (<a title="The Challenges..." href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/?page_id=709" target="_blank">http://www.tictacaroundtheworld.fr/?page_id=709</a>)</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01508-800x600modif.jpg"><img class="wp-image-1361 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01508 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01508-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Pour mon dernier matin dans la jungle, mon avis est très contrasté sur ce séjour. Malgré la sublime nature et les belles rencontres, je trouve les quatre jours un peu trop cher pour ce que j’ai réellement fait. De plus, maintenant que le gérant n’a plus rien à attendre de moi, il a une fâcheuse tendance à me pousser vers la sortie et je trouve son comportement des plus désagréables et impolis. Je me charge de lui faire remarquer avant de m’engager pour cinq heures de bus local sous un soleil de plomb, 38°C. Dès mon entrée dans le car, je tombe nez à dent avec une brosse qui me rappelle les exploits de Marjo. Une brosse à dent, le voyage s’annonce t il plus long que prévu jusqu’à la ville frontière de Mahendranagar ?!Toujours aussi amicaux, les népalais intrigués par ma présence m’offrent des douceurs locales. Après les avoir mâchées quelques minutes je comprends mieux pourquoi le sport national n’est pas le foot, cricket ou autre, mais bel est bien le crachat de mollard ! Quand aux vendeurs de poisson sur le bord de la route, je ne sais pas s’il est frai, mais il est frit.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis totalement nostalgique de mon séjour au Népal, mais je ne peux m’empêcher de garder le sourire aux lèvres quand je vois le spectacle dans le bus. J’imagine les mecs qui se sont cassés la tête dans les bureaux pour inventer des rétros et des clignotants, les ouvriers qui en ont bavé à les installer, tout çà pour… Rien ! Il suffit juste d’un bon klaxon et d’un collègue qui tape sur la portière quand le dépassement est fini. Voilà le tour est joué, je suis arrivé à Mahadranagar, au bout de la ligne droite on imagine la frontière avec l’Inde….</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01521-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1362 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01521 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01521-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01535-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1363 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01535 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/01/DSC01535-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>Pour la dernière nuit dans ce pays, je trouve un hôtel où je me fais chouchouter, le personnel m’apporte à manger dans la chambre. Mais le calme est de courte durée car à six heures du matin, la musique hindu résonne dans tout l’établissement. Une demi heure plus tard, pour être certains que je sois bien réveillé, le staff frappe à ma porte pour savoir si je veux du thé ! Malgré ces petits désagréments, je le prends comme une mise en route tout en douceur vers la folie indienne… Je profite des quelques heures devant moi pour me relaxer en repensant aux grand moments que m’a apporté le Népal. Barbier, coiffeur, massage… Aie ! çà cogne sur ma tête, çà n’est pas parce que j’ai presque plus de cheveux qu’il faut me les arracher de façon aussi énergique ! Je ne me reconnais pas dans le miroir, je me trouve très maigre, mais je me sens frais et prêt à affronter un nouveau pays.<!--more--></p>
<h4 style="text-align: justify;">// Mon séjour au Népal, s’achève sur un clin d’œil très représentatif du mois fabuleux que j’ai passé dans ce pays. En me baladant dans la banlieue très pauvre de la ville, deux femmes intriguées par ma présence m’interpellent pour que je les prenne en photo. C’est mignon comme tous ces petits gamins qui accourent vers moi pour me montrer qu’ils parlent deux mots d’anglais. Je m’assieds avec eux pour les remercier, comme je voudrais remercier l’ensemble de ce peuple accueillant d’une générosité sans bornes. Merci de m’en avoir appris plus sur vous, merci de m’en avoir appris plus sur moi… Aujourd’hui je crois que si le paradis est sur terre, alors il ne doit pas se cacher loin des montagnes Népalaises !<!--more--></h4>
<p><span style="text-decoration: underline;">Bardia National Park:</span></p>
<p></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Mahendranagar:</span></p>
<p></p>
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		<title>Lumbini, par ici la sortie ?!</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Dec 2013 09:12:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[// Depuis que j’ai posé mon premier pas sur le sol népalais, une image reste accrochée dans un coin de ma tête. Dans le pittoresque et décadent aéroport de Katmandou, décoré de panneaux pour souhaiter la bienvenue aux touristes mais surtout pour rappeler que… Bouddha est né au Népal ! Je boucle le sac, règle le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// Depuis que j’ai posé mon premier pas sur le sol népalais, une image reste accrochée dans un coin de ma tête. Dans le pittoresque et décadent aéroport de Katmandou, décoré de panneaux pour souhaiter la bienvenue aux touristes mais surtout pour rappeler que… Bouddha est né au Népal ! Je boucle le sac, règle le cap au sud et vogue la galère !<span id="more-1248"></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01244-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1250 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01244 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01244-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>J’ai cherché un cours d’eau pour rejoindre le Térail, cette région parsemée de prairies marécageuses, de savanes et de forêts tropicales, à la culture proche de celle de l’Inde, mais je dois me rendre à l’évidence, pour rejoindre Lumbini, je devrais faire comme tout le monde… prendre les mini bus. Suite à la fin du festival, ils sont tous pleins comme des œufs. Pas la peine d’espérer un siège pour les heures qui suivent, le temps des passe-droits semble être révolu. Un avant gout de l’Inde ?! En contraste avec leurs immenses montagnes, tout ce que construisent les népalais est petit. Les bus n’échappent pas à la règle, je ne peux pas tenir debout, alors comme une tortue je rentre mon cou dans ma carapace.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre deux clips musicaux à la similitude désespérante, nous avons droit à une page de réclame grandeur nature. Dans la rue un tracteur portant une divinité hindoue avance au rythme de la musique crachée par les enceintes. Des jeunes gens dansent et hurlent à cœur joie leur bonheur de s’arroser de poudres aux couleurs étincelantes. Cette scène surréaliste est la parfaite symbiose entre la gay pride et la pub de Sony pour son smartphone. Dans le bus, personne n’aura été capable de me dire à quoi correspondait cette fête, car normalement le festival Holi (fête des couleurs en Inde) a lieu au mois de Mars. Je suis saisi par cet avant gout indien, çà semble être comme tant de personnes avant moi l’ont raconté, il n’y a rien à comprendre (sinon tu deviens fou) juste à expérimenter et profiter.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01230-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1252 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01230 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01230-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Si j’ai tendance à parler de l’Inde dans cet article, c’est parce que Lumbini est une ville prise au piège. Très proche de la frontière, la culture des gens est plus comparable à celle de l’Inde du nord qu’au Népal des montagnes. La question se pose même de son avenir… Car aujourd’hui, c’est un gros village bâtit autour d’un parc abritant le lieu de naissance de Bouddha. Si je force un peu le trait concernant l’avenir de cette bourgade (deux rues pleines de guesthouse en face de l’entrée du site, et pis c’est tout), c’est parce que les indiens n’hésitent pas à écrire dans leur livre que Bouddha est né en Inde. La culture indienne s’exportant de plus en plus, au fil des générations le trouble et le doute risquent de s’immiscer dans l’esprit des gens. Comment démêler le vrai du faux dans plusieurs décennies ?! La culture la plus forte imposera sa vision, et je ne donne pas cher de la résistance des népalais. Pour faire simple, Bouddha est né à Lumbini au Népal, et il s’est éveillé à Bodhgaya en Inde.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01280-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1253 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01280 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01280-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>Je ne suis pas venu à Lumbini par militantisme, mais par curiosité. Alors que la plupart des gens s’arrêtant ici, sont des touristes qui viennent ou vont franchir la frontière avec l’Inde, moi, sur les commentaires reçus précédemment, je me suis mis à rêver d’un concours international de temple à la gloire du bouddhisme. En effet, il s’agit d’un parc où de nombreux pays sont venus construire un temple pour rendre hommage à ce qui n’est pas une religion (sauf pour l’occident). Le problème avec l’imagination, c’est lorsque nous détaillons trop nos pensées, la réalité ne peut être que décevante. Mon rêve de temples plus fastueux les uns les autres ne colle pas du tout à la vérité du terrain, contrairement à la boue du parc qui s’immisce autant dans les rayons de mon vélo qu’entre mes doigts de pieds. La tradition oblige à entrer pied nu dans les temples bouddhistes, avec un temps de chien pareil, çà n’est pas l’invention du millénaire. Après trois heures de vélo qui m’ont rappelés les ballades en Hongrie avec Andi, je quitte le parc un peu déçu par la simplicité des temples, et surtout leur ressemblance. La différence entre le temple Chinois et Thaïlandais par exemple ne saute pas aux yeux si ce n’est la pancarte posé devant l’entrée. Il est cependant intéressant de voir les moines et les bouddhistes de tout bord venir se recueillir à l’intérieur du temple blanc devant la stèle représentant l’exact endroit de la naissance de Bouddha. La légende veut que sa mère l’ai enfanté debout au pied d’un arbre un soir de pleine lune. En conclusion, pour sentir la puissance mystique de ce lieu il faut être bouddhiste. Le parc de Lumbini est un lieu de pèlerinage, rien de plus, rien de moins…</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01208-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1256 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01208 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01208-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Je profite d’être toujours à vélo pour m’éloigner des deux rues principales. Je tombe sur un village d’une autre époque, où la route est en terre battue, les maisons très petites (une pièce) avec des toits de chaumes. L’horizon est plat, j’ai du mal à me souvenir que je suis encore au Népal. L’air est moite, la chaleur rend les efforts à vélo insoutenable, et la pluie ne freine pas les petits monstres népalais qui sautent devant mes roues pour m’arrêter. A chaque arrêt le problème est toujours le même, pour la première fois du voyage, je suis bouffé par les moustiques. De retour à l’hôtel où je suis le seul client, j’accepte leur invitation à manger, mais avant… A la douche ! Elle est pire que salvatrice, elle sent le vinaigre, et çà me démange de partout. Vivement qu’il s’arrête de pleuvoir ! (Je crois que j’ai été entendu, car depuis, il y a maintenant 60 jours, je n’ai pas revu la pluie). Je m’assieds avec le père de famille et les garçons pour manger dans le hall d’entrée, et cette fois ce n’est plus la pluie qui me dérange, ni même la grenouille qui traverse le salon comme si elle était chez elle, non… Ce sont les épices ! Mouahaha ! Cà brule, je dois décidément être très proche de l’Inde. J’essaye de faire bonne figure, mais les gouttes qui perlent le long de mon front déclenchent l’hilarité de toute la famille.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01282-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1254 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01282 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01282-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Le lendemain, comme tous les jours le soleil se lève, mais il n’est pas accompagné de madame la pluie. Alors je récupère quelques films en anglais, puis je suis un buffle tractant une remorque pleine de sac avant de comprendre qu’il ne s’agit pas du bus local. (J’aurai pourtant tellement aimé y croire). Je fais la conversation à l’arrière du bus avec des jeunes népalais fascinés par la musique française. L’escale dans la petite ville de Barahwa a failli faire de moi un meurtrier en puissance. Dans le taudis répugnant où nous nous arrêtons pour manger, je dépose mon sac sans prendre garde et je suis à deux doigts d’écraser un rat gros comme mon avant bras. Ca ne me coupe pas plus l’appétit que les épices qu’ils mettent dans les chowmeins (pates sautées dans un wok avec des légumes). Nous finissons par nous habituer à tout, et comme manger reste vital même à l’autre bout du monde, je m’adapte en gardant le sourire.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01301-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1255 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01301 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01301-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Je passe la nuit à Butwal qui est un énorme carrefour routier. Il n’y a rien à faire, la chaleur est écrasante mais la traversé du marché (de la banane ?!) en tant que seul touriste est une aventure en soi. L’odeur des fruits et légumes tourne au vinaigre ! Tout comme j’ai l’impression d’être l’œuf pourri quand j’entre dans une cérémonie de quartier. Tous les regards se tournent vers moi, je suis traqué comme une bête sauvage. Plus que par méchanceté, ils ont l’air effrayé de ma présence. Je n’insiste pas et continue mon chemin en direction du parc où je m’amuse à contempler le léopard en cage. C’est plein de compassion et de tristesse que j’essaye de comprendre ce qu’il peut ressentir après mon expérience de l’heure précédente. Il n’a pas l’air de se plaindre, et il a même droit à un gros morceau de viande rouge… A ce moment là je donnerai n’importe quoi pour une entrecôte saignante… Mais je crois que la chaleur me donne des vertiges… Mes pensées divaguent… Je retourne me coucher en rêvant d’une place plus accueillante que Butwal… Il est quatre heures trente du matin… Je réveille les népalais qui dorment la lumière allumée… Les portes de la cage s’ouvrent… Me voilà transporté au milieu de nulle part… Je suis libre… Je suis… Je suis dans la Jungle !<!--more--></p>
<h4 style="text-align: justify;">// La frontière indienne n’était qu’à quelques mètres, mais je ne voulais pas quitter sur une fausse note ce pays qui m’a tant donné. Alors j’ai humé l’odeur des Maharaja en provenance de l’Inde, et je me suis déguisé en l’un deux pour partir à la chasse au Tigre dans la forêt du parc national de Bardia. RrRRrrRrrrrRrrrRrooaaaHH!<!--more--></h4>
<p><span style="text-decoration: underline;">Lumbini:</span></p>
<p></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Butwal:</span></p>
<p></p>
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		<title>Noël avant l’heure !</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Dec 2013 14:28:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Nepal]]></category>

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		<description><![CDATA[// J’ai l’intime sensation que le peuple népalais est d’une générosité sans bornes. Je me lance le défi d’aller dans une ville non touristique en cette période de Dashain Festival (l’équivalent de Noël pour eux) pour mettre à l’épreuve ce sentiment fabuleux d’être accueilli les bras ouvert partout dans ce pays. Direction Tansen au cœur [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// J’ai l’intime sensation que le peuple népalais est d’une générosité sans bornes. Je me lance le défi d’aller dans une ville non touristique en cette période de Dashain Festival (l’équivalent de Noël pour eux) pour mettre à l’épreuve ce sentiment fabuleux d’être accueilli les bras ouvert partout dans ce pays. Direction Tansen au cœur du Népal !<span id="more-1227"></span></h4>
<p style="text-align: justify;">Mais avant cela, il faut quitter Pokhara. Chargé comme une mule, j’enfourche la moto du propriétaire de l’hôtel qui me dépose à la gare de bus locale. Enfin, il me laisse au coin d’une rue improbable de la banlieue de la ville. Je voulais être plongé dans la « vrai vie » des népalais, m’y voilà ! Ici personne ne parle anglais, les bus s’arrêtent au bord de la route et chacun semble savoir dans lequel il doit monter. Sauf moi…</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01102-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1232 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01102 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01102-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Un peu perdu je retrouve la gentillesse des népalais, une personne parlant un très léger anglais se propose de m’aider. Il m’explique qu’en ce moment, c’est la bousculade car pour le festival, tous les gens de la ville retournent dans leur village d’origine afin de passer un weekend prolongé en famille. Je lui demande comment faire pour rejoindre la ville de Tansen. Et voilà qu’il me prend par le bras, me fait grimper le premier dans un bus n’ayant pas fini de se garer. Il tient absolument à ce que j’ai une place assise. Je suis bien installé au bord de la fenêtre quand le bus redémarre, je lance un clin d’œil en levant le pouce pour remercier cet inconnu qui a mis mon aventure en immersion dans la vie népalaise sous les meilleurs auspices.</p>
<p style="text-align: justify;">Il avait raison le gentil inconnu de la gare, c’est de la folie. Les gens montent et descendent du bus à coup de grande tape contre la portière. Ils sont nombreux à voyager debout, mais dès que je propose à quelqu’un de s’asseoir à ma place il refuse très poliment. L’étranger est un envoyé de Dieu dans ce pays, et çà se sent. Cela a le don de me mettre mal à l’aise alors je passe mon temps à regarder le folklore depuis la fenêtre. Deux jeunes montent à la force de leur bras un lit sur le toit du bus. Toute cette agitation autour du contrôleur me fait penser à mon petit restaurant de Pokhara, où à la fin chacun fait sa note. C’est la même chose dans le bus, les gens payent entre deux arrêts, mais je suis certains que tout le monde le fait. Il serait pourtant si facile d’esquiver car nous sommes englués dans un bus bondé où il n’y a pas de ticket pour contrôler. Le vice ne semble pas couler dans les veines de ces petits gens (par la taille seulement) au cœur d’or.</p>
<p style="text-align: justify;">Le plus marrant dans ces longs voyages est lorsque nous sommes pris dans un bouchon. Là où en France, chacun râlerait bien enfermé dans sa voiture. Ici, la vie s’anime, des villageois habitants aux alentours descendent avec de grands paniers pour vendre des fruits, cacahuètes, etc… Mon voisin de siège achète deux fruits dont je ne connais pas le nom à un de ces marchands ambulants. Il m’en offre un sans que je ne lui demande rien, ne parlant pas anglais c’est son moyen de communication, le partage comme une invitation à la découverte de son pays. Ne sachant pas comment attaquer le fruit, il me montre et je le suis comme un apprenti répétant les gestes de son maître. Nous rigolons bien lorsque je me casse les dents sur l’écorce solide et acide du fruit, mais l’intérieur avec ses graines n’est pas mauvais du tout. J’imagine que c’est aussi le cas pour mon estomac. Le bus redémarre et nous en doublons un avec deux chèvres installées sur le toit ! C’est plus qu’un grand déménagement en ce weekend de festival, c’est le débarquement et tout le monde est convié à la fête ! Incroyable !</p>
<p style="text-align: justify;">Surpris, je le suis de nouveau quand le bus s’arrête au bord de la route alors que personne n’a tapé contre la portière. Evidement c’est à moi de descendre, le chauffeur sort du bus, et m’indique une jeep dans laquelle je dois monter. La voiture est pleine à craquer mais dès que les gens m’aperçoivent ils se montent les uns sur les autres pour m’offrir un coin de banquette. Tout maigre que je suis après le trek, j’arrive à me faire une petite place à côté de cette famille souriante.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01113-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1233 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01113 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01113-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Après le long voyage, la journée n’est pas finie, il me reste à résoudre la partie la moins agréable du voyageur, trouver une auberge… Dans une ville où les touristes ne courent pas les rues, la tache s’annonce ardue. Je rentre dans le Barja, trop crade, je ne peux pas rester là. Je continue de monter la petite colline jusqu’au white Lane, trop cher, je ne peux pas rester là. Je redescends la mine déconfite quand j’aperçois le rock regency hôtel, il ferme, je ne peux pas rester là…</p>
<p style="text-align: justify;">-Combien de jour comptes-tu rester à Tansen ? me lance le propriétaire au moment où je passe le pas de la porte.</p>
<p style="text-align: justify;">-4, le temps du festival pour essayer de rencontrer des familles népalaises.</p>
<p style="text-align: justify;">Il m’explique qu’il n’y a pas de touriste à cette période de l’année, que tout son staff est parti dans leur village pour célébrer Dashain en famille, mais que lui va être seul ici et que par conséquent si je suis prêt à manger en ville, il veut bien rester ouvert pour moi. J’accepte la proposition surtout que j’ai aperçu sur le coin de la table un livre en français au titre évocateur… L’indécision ! A la lecture de ce mot, je me rends compte que j’ai pris la meilleure décision de ma vie en me lançant dans ce long voyage solitaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Je viens de m’apercevoir dans le miroir, je fais bourru voyageur avec ma barbe, çà sera parfait pour faire fuir les bêtes sauvages dans la jungle mais en tout cas, çà ne rebute pas la famille qui habite au dernier étage de l’hôtel. Il m’appelle « Sir » en permanence, même si je leur rabâche que je préfère Kévin. En montant sur le toit de l’immeuble pour profiter de la vue, une des femmes de la famille est entrain de cuisiner des rognons et des intestins. Curieux je veux essayer. Ils n’ont rien avoir avec le plat que j’affectionne tant quand il est préparé par ma maman, mais il n’est pas mauvais du tout bien que relevé !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01154-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1236 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01154 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01154-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Seul au monde, sur le toit de l’hôtel, j’ai une vue merveilleuse sur la vallée et les montagnes. Sublime ! Que demande le peuple ?! Le retour des maoïstes dans des affiches d’un autre temps… Certainement pas le propriétaire de l’établissement avec qui j’ai eu le plaisir de discuter politique. A l’image de nombreux népalais, il regrette le temps du royaume. Les élections programmées au mois de novembre ne lui apportent pas beaucoup d’espoir. Il est conscient que son pays se fait manger par ses deux grands voisins. Et comme il n’y a plus de personnalité forte à la tête du pays pour défendre les intérêts du Népal, alors la corruption fait son chemin et les politiques vont de petits arrangements en petit arrangements qui ne profitent qu’à eux au détriment du peuple népalais. La démocratie est toute récente dans ce pays, et elle est déjà totalement discréditée… Triste.</p>
<p style="text-align: justify;">S’il ne me restait plus qu’une heure à vivre, je voudrai la passer dans la ville de Tansen où le temps semble s’être arrêté. Les dix minutes habituelles que j’ajoute à mon réveil prennent des allures d’éternité reposante. Je marche dans la ville déserte. Un groupe de gamin surgit de nulle part. Ils  suivent un vieux monsieur trainant une charrette autour de son cou. Je les suis, et comme eux je commande une sucrerie. Dans une feuille de je ne sais quel arbre, un peu de confiture, beaucoup de graine et hop en bouche ! (Beurk ! et dire que les gamins en raffolent au Népal…) Je reprends lentement ma marche vers le sommet de la ville, à l’entrée de la forêt, la vue sur la vallée est toujours aussi belle, et j’attendrai paisiblement le coucher de soleil assis sur un gros caillou.<!--more--></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01143.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1234" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01143" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01143.jpg" width="849" height="186" /><!--more--></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01172-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1237 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01172 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01172-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>De retour à l’hôtel, la famille du dernier étage trouve anormal que le propriétaire et moi restons seuls en cette période de fête. En effet, le Dashain Festival est la période la plus importante pour les népalais. L’équivalent de notre Noël en France, mais eux ne célèbrent pas la naissance d’un saint, ils fêtent la victoire du bien sur le mal. C’est donc tout naturellement qu’ils nous invitent à manger avec eux. Quand j’écris « manger avec eux » signifie uniquement entre homme. Le Népal est un pays où être une femme n’est pas encore facile, et elles n’ont le droit de manger qu’une fois que nous avons fini, elles se démènent en cuisine, nous servent et resservent jusqu’à ce qu’on en puisse plus. Autre détail amusant, même en période de fête, le repas est toujours le même : Dal Baht ! Ce soir nous ne sommes que la veille du jour le plus important de ce festival qui dure officiellement 15 jours, mais cela n’empêche pas le roksi fait maison de couler à flot. Les langues se délient et la grand-mère veut m’offrir un de ces tapis concoctés à la main. Il est très beau, mais à lui seul, il est plus lourd que mon sac à dos. En mimant une scène où je tombe à cause du poids de son cadeau, elle comprend avec le sourire que je ne pourrai pas l’emmener avec moi.</p>
<p style="text-align: justify;">Le réveil sonne de bonne heure, je jette un œil à la fenêtre, le temps est maussade, pas de lever de soleil sur le sommet de la colline ce matin, alors je me recouche. TOC TOC ! Il est dix heure trente et les filles de la famille du dessus viennent me réveiller dans leur costume traditionnel pour savoir si je veux participer à la cérémonie avec elles. Çà me rappelle le jour de noël en famille, où mon frangin dort jusqu’à point d’heure alors qu’en temps normal il est toujours réveillé avant moi…</p>
<p style="text-align: justify;">C’est la gueule enfarinée mais la banane jusqu&rsquo;aux oreilles que je me glisse dans la chambre aménagée pour l’occasion. Je prends soin d’enlever mes chaussures, et d’avancer doucement en regardant tout ce qui se passe afin de ne pas commettre d’impair. C’est assis en tailleur devant la grand-mère de la famille qui me coiffe d’une brindille et me dépose le Tika. (Troisième œil de Shiva, soulignant ma dimension spirituelle, il est censé me porter bonheur). Puis dans un geste plein d’affection, elle m’offre comme à tous les autres membres de sa famille, une pomme et un billet de 100 roupies tout neuf. (Chaque année la banque népalaise imprime des nouveaux billets pour l’occasion). Connaissant la terrible histoire d’Adam et Eve chassés du terrain d’Eden pour avoir mangé le fruit défendu, je ne croquerai jamais dans la pomme pour profiter jusqu’au bout de la magie de la chambre de Tansen.<!--more--></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01180-800x600modif.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1238" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01180 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/12/DSC01180-800x600modif.jpg" width="480" height="360" /><!--more--></a></p>
<p style="text-align: justify;">Une fois que tout le monde a eu le droit à son cérémonial, toujours effectué par un plus ancien sur un plus jeune, nous nous mettons à manger. Toujours les hommes en premier, toujours du Dal Baht, et toujours du roksi en guise de boisson. Quant nous avons fini, c’est au tour des femmes de manger, et j’aperçois que la grand-mère ne mange pas de Dal Baht. Je lui demande si je peux essayer, et c’est avec plaisir qu’elle m’offre une cuillère de ses patates au yaourt épicé. Excellent ! Un contraste saisissant entre le piment et la douceur du laitage.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai ensuite droit à la traditionnelle séance photo avec toutes les filles de la famille. D’ailleurs ils insistent gentiment pour essayer de me marier avec l’une d’elle. Mais comme dans toutes ces journées de bonheur, il y a une personne qui n’arrive pas à en profiter amplement. Je lis une énorme tristesse dans le regard de la plus petite des filles. Je m’approche pour lui demander ce qu’il lui arrive, et dans un excellent anglais, elle me raconte que sa famille lui manque. Elle n’a pas revu son père depuis 4 ans, sa mère et sa grande sœur depuis 2 ans car ils sont partis gagner de l’argent pour toute la famille au Japon. Actuellement elle vit avec une de ses sœurs, ses cousines et ses grands parents qui sont restés au Népal. Je n’arrive plus à me rappeler les mots que j’ai prononcés, mais elle m’a souri, d’un sourire plein de couleur qui illuminait la pièce comme le roksi donnait le son à des blagues incompréhensibles pour les non népalais. C’est Noël avant l’heure !</p>
<p style="text-align: justify;">C’est mon dernier soir à Tansen, et je monte remercier la famille qui m’a accueilli pour cette incroyable cérémonie. La petite, toujours aussi triste, m’offre des meat balls faites maison. Un petit goût de Turquie, en plus… (Vous l’aurez deviné)… Epicé ! Cette famille d’une générosité incroyable restera comme le symbole de mon voyage au Népal, ils vont me manquer…</p>
<h4 style="text-align: justify;">// Je suis parti dans la ville de Tansen pour mettre à l’épreuve la générosité des népalais. J’ai été servi au-delà de mes espérances, et en guise de conclusion, c’est un gigantesque MERCI que je veux envoyer au propriétaire du rock regency hostel et à la famille du dernier étage… Merci de m’avoir offert un Dashain Festival à jamais gravé dans mon cœur… (La mémoire on ne peut pas lui faire confiance, avec le temps elle s’effrite, alors que le cœur, il se rappelle de tout jusqu’au dernier de ses battements…).<!--more--></h4>
<p><span style="text-decoration: underline;">Tansen:</span></p>
<p></p>
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		<title>Aller plus haut !!!</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Nov 2013 11:22:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Nepal]]></category>

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		<description><![CDATA[// Avance ! Avance ! La tête qui tourne… Je me réveille en sursaut ! L’heure du combat a sonné ! Il est temps de savoir si mon corps mutilé est prêt à suivre mon esprit déformé dans sa quête d’étoile… Toujours plus haut ! Voilà le leitmotiv de ce défi… 4130 mètres ! 4130 mètres ! 4130 mètres ! Autrement dit, ABC [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// Avance ! Avance ! La tête qui tourne… Je me réveille en sursaut ! L’heure du combat a sonné ! Il est temps de savoir si mon corps mutilé est prêt à suivre mon esprit déformé dans sa quête d’étoile… Toujours plus haut ! Voilà le leitmotiv de ce défi… 4130 mètres ! 4130 mètres ! 4130 mètres ! Autrement dit, ABC ou l’Annapurna Base Camp !<span id="more-1095"></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00819-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1109 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00819 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00819-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Les Protagonistes :</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le maître :</strong> Phuri Sherpa, dit « haute montagne » dans sa langue natale. <strong>Signe particulier :</strong> Petit mais costaud.<strong> Expérience :</strong> a déjà conquis un col de 6000 mètres. <strong>Point fort :</strong> Aptitude naturelle pour la marche en montagne (né dans un village à plus de 2000 mètres au pied de l’Everest). <strong>Point faible :</strong> Peur des Buffalo.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’élève :</strong> Kévin Chambard, dit « Kassé ». <strong>Signe particulier :</strong> un tictac qui résonne au cœur pour donner le rythme à ses jambes. <strong>Expérience :</strong> La montée des Chazeaux cinq fois par semaine pour aller à l’école. (228 marches). <strong>Point fort :</strong> Croit qu’il peut le faire. <strong>Point faible :</strong> a toujours besoin de poser cette question inutile depuis sa tendre enfance, « on arrive dans combien de temps ? ».</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Prologue :</strong></span> <strong>Pokhara, 900m ==&gt; Kande, 1770m</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Comme chaque grand tour qui se respecte le prologue est l’étape incontournable. Celle qui marque le début d’une nouvelle épopée. Il n’y a pas grand-chose à gagner dans cette microscopique épreuve, mais on peut tout y perdre. Et c’est ce qu’il a failli m’arriver ce matin là. Tourmenté, stressé, plusieurs fois j’ai défait et refait mon sac. Et j’avais oublié l’essentiel pour survivre… de l’argent ! Heureusement, Phuri a décidé de prendre le taxi pour rejoindre la station de bus qui doit nous mener au pied des montagnes, en voulant payer j’ai pu constater mon erreur. Retour à l’hôtel en courant, tant pis pour l’économie d’énergie, le coup de sang est passé, la tension retombée… Je suis prêt !</p>
<p style="text-align: justify;">L’heure de bus qui s’en suit, vous connaissez, rien a changé, nous sommes entassés comme des sardines. Les portes s’ouvrent, la vue est sublime, l’air est frais ! Allons-y !</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Etape1 :</strong></span> <strong>Kande, 1770m ==&gt; Landruck, 1565m</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00729-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1111 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00729 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00729-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Depuis Kande, nous marchons pendant plus de deux heures sur une côte régulière qui me fait dire que les bâtons sont mon meilleur investissement depuis le début du voyage Arrivé à l’Australian Camp, nous prenons un thé pour apprécier la superbe vue des montagnes. Ma vue, j’ai failli la perdre quand je ne me suis pas rendu compte que mes lunettes étaient tombées. Merci Phuri ! Grâce à la connaissance du terrain de mon guide, nous prenons un sentier peu fréquenté. Nous marchons seuls au milieu de la forêt jusqu’à Deurali (2080m). Cà fait un bien fou de quitter la foule et la pollution des villes népalaises pour se retrouver isolé au cœur de la nature ! Je respire ! A la suite du traditionnel Dal Bhat que nous mangeons avec les mains, contrairement aux recommandations du routard, j’essaye la viande séchée. C’est bon, mais qu’est ce que c’est dur… c’est du béton armée en barre ! <a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00775-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1112 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00775 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00775-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Cependant je ne prends pas le risque de boire l’eau des montagnes, contrairement à Phuri qui la prélève directement à la source. Revigorés, il est temps de redescendre à Landruck (1640m), malgré la descente, je trouve l’après midi beaucoup plus difficile que la matinée à cause de cette chaleur écrasante. Malgré la beauté des paysages, le plus fascinant reste les petits villages que nous traversons. Quelques maisons éparpillées forment un village traditionnel, où les femmes travaillent la laine, les hommes s’occupent du jardin et des animaux pendant que les enfants transportent des pierres pour faire un mur. C’est d’ailleurs dans l’un de ses villages que nous passerons la nuit. Plongés au cœur d’une famille, je discute avec la mère qui prépare à manger pendant que deux des enfants vont chercher leur frère qui s’amuse dans la montagne alors que la nuit est tombée. Nous sommes samedi, c’est le seul jour du weekend au Népal. Nous sommes samedi, et c’est merveilleux. La journée se termine en apothéose, seul au monde, assis en face des montagnes, je contemple les sommets de la nature tout en résolvant mes plus profondes déchirures. Nous sommes samedi, et c’est Parfait !!!</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Etape2 :</strong></span> <strong>Landruck, 1565m ==&gt; Chhomrong, 2170m</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00823-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1114 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00823 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00823-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Enorme nuit, où la fatigue physique n’a pas encore pris le pas sur les tourments de l’esprit. J’ai mal à la tête au réveil. Grrr ! En route, bien que la première heure soit en descente (pour l’instant nous descendons plus que nous montons, ce qui n’augure rien de bon), mes jambes ont du mal à se mettre en marche. Puis je trouve mon rythme en accord avec celui de Phuri et tout va mieux. Aux pieds des escaliers qui nous conduisent à Jhinudanda (1780m), nous croisons une néo-zélandaise qui à fait le même voyage que moi à travers l’Europe et le Népal. Nous nous suivions à 15 jours près, mais elle a fini par me rattraper. Faut dire que la marche, çà la connait et très rapidement j’abandonne l’idée de la suivre. Phuri m’a mis en garde, aujourd’hui, çà va être difficile, c’est de la marche à la népalaise. Hein ?! Quoi ?! Qu’est ce que c’est que de la marche à la népalaise ? Voilà j’ai ma réponse, des escaliers interminables aux marches irrégulières. Je ne m’en sors pas trop mal, et c’est totalement affamé que je dévore mon Dal Bhat en taquinant Phuri toujours aussi souriant malgré les nombreuses attaques de sangsues dont il a été victime. Il est midi, la pluie fait son apparition. Nous ne le savons pas encore mais elle ne va plus nous quitter ! Les joies de la franche rigolade dans les sources d’eau naturellement chaudes se payent chères. Un serpent sonne le glas de la plaisanterie, il est temps de se rendre à Chhomrong. Pour mon corps totalement relaxé, c’est un calvaire, je ne peux plus avancer. Nous mettons deux heures, pour avaler un dénivelé positif de 520 mètres uniquement fait d’escalier. Je haïssais la montée des Chazeaux, je vomis celle qui me mène à Chhomrong ! J’arrive à bout de force, totalement transpirant et le pied gauche en sang. Une sangsue, s’est infiltrée dans ma chaussure. Pas dangereux mais pas très agréable pour autant. Comme prévu, le jour deux fut terrible, alors nous l’achevons sereinement par des cours de français que je donne à Phuri, qui rêve d’intégrer l’armée française…<!--more--></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00847.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1102" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00847" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00847.jpg" width="849" height="186" /><!--more--></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Etape3 :</strong></span> <strong>Chhomrong, 2170m ==&gt; Dobhan, 2520m</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00834-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1115 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00834 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00834-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00854-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1116 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00854 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00854-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Pour le troisième matin d’affilé, je m’accommode de mes maux de tête au réveil. Car aujourd’hui, le plus dur est d’enfiler mon t-shirt trempé de la veille. A cause du froid et l’humidité, rien ne sèche, et j’ai l’impression d’enfiler une seconde peau qui vient de baigner dans une mer de vinaigre rance. Peu importe, avec les nombreux escaliers à descendre pour quitter Chhomrong, je suis déjà transpirant. Autour de la ville étape, jusqu’à Sinuwa (2360m), ce n’est que de la marche à la népalaise. Nous descendons la vallée puis nous la remontons à coup d’escalier offrant un gout d’enfer à mon cœur fragile. Et les ténèbres çà doit être étourdissant comme ces insectes qui hurlent à la mort dans la forêt qui nous mène au prochain village. Juste avant de manger, j’ai un gros coup de bambou physique dans le village du même nom. Perclus de doute, je me demande comment vais-je pouvoir atteindre Dobhan ? Nous marchons vite, peut être trop… Mais après ma sieste journalière, c’est un réel plaisir de marcher dans la dense forêt de bambous. Nous grimpons de façon progressive, à l’abri de la pluie, protégés par les arbres. Après le calvaire de la veille et de ce matin, je me sens beaucoup mieux. Comme toujours, la trêve est de courte durée. Il n’y a plus de chambre disponible dans la guesthouse. Je m’apprête donc à dormir dans la salle commune avec tous les népalais, mais leur gentillesse jamais démentie les oblige à se démener pour me créer une chambre tout confort, au calme derrière la cuisine. Merci Phuri et ses amis ! Sur cette bonne nouvelle, je m’en vais prendre une douche froide (paraît-il que c’est bon pour la récupération). Je suis revigoré jusqu’à ce que je cogne ma tête une énième fois dans l’encadrement de la porte, qui me plonge dans un sommeil de plomb.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Etape4 :</strong></span> <strong>Dobhan, 2520m ==&gt; Deurali, 3230m</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00858-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1118 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00858 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00858-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Dès le réveil, je me sens faible. Ma tête tourne toujours. Les premières montées ne font que confirmer cette sensation. Heureusement, nous croisons peu de monde sur la route, ce qui me permet d’avancer à mon rythme. Et voilà que Sacha, la belle Hawaïenne rencontrée à Katmandou fait demi tour. Elle semble heureuse de son expérience. Et sa première réaction quand elle me reconnait est de se jeter sur ma poitrine pour venir écouter mon cœur ! Il marche encore, alors tu peux marcher aussi ! me lance-t-elle dans un encouragement bienvenu. Je lui souhaite bonne route, car la mienne continue de s’élever sans cesse. Ma tête brûle, mon cœur cogne, mes baguettes se plient et quand je lève mes yeux vers les sommets, la terre tremble… Je perle de tous pores. Abandonner ?! Hors de question ! Plutôt mourir et prendre son temps pour çà… A midi, à bout de souffle, j’annonce à Phuri que je ne repartirai pas cet après midi, j’ai besoin de repos, et je préfère séjourner à Deurali sous la pluie que d’essayer d’atteindre le Machhapuchhre Base Camp initialement prévu. Pour reprendre des forces, je passe l’après midi dans le dinning hall de la guesthouse avec un couple de français fort sympathique. Grosse pensée à vous (Angèle et Remy). Une sieste et une soupe à l’ail pour lutter contre les méfaits de l’altitude et je retrouve le sourire.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Etape5 :</strong></span> <strong>Deurali, 3230m ==&gt; ABC, 4130m</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00953-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1119 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00953 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00953-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00915-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1126 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00915 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00915-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Cette nuit là, dans mes rêves, je volais totalement, les mots n’avaient plus aucun sens, serait ce les effets de l’altitude ? Car dans cet guesthouse à Deurali, même les lits penchent dans le sens de la montagne. Ce qui ne me facilite pas la tache pour respirer. Mais de tous les matins, celui là est le premier de la semaine, où je n’ai pas mal à la tête… Pour atteindre les sommets tant espérés, je puise au plus profond de moi, dans des abysses insoupçonnés. Je transpire des litres, je me sens léger (peut être à cause du poids perdu ?!), je vole. Sensation incroyable d’émerveillement et de plénitude au cœur de ses cotonneux nuages qui ne permettent pas de voir les montagnes. Mais je m’y perds comme dans les paradis infinis… La journée fut beaucoup plus facile que prévu, sauf pour Phuri et deux porteurs (en tong et avec 30 kilos sur la tête) que nous rencontrons sur la route. Je les « sauve » en leur offrant de l’eau et barre de céréale. Et le moins qu’on puisse dire c’est que ce fut efficace. En effet, quelques heures plus tard, les népalais organisent un match de volley à plus de quatre milles mètres au dessus du niveau de l’eau. Pendant ce temps, je m’enfile dans mon sac de couchage, les larmes me montent aux yeux quand je repense à toutes ces années à fréquenter les hôpitaux et les médecins. Bon travail !!! Je pleure, je suis vide, je suis heureux, une lueur d’espoir s’invite dans la chambre, le soleil se lève, je saute du lit pour m’émerveiller devant les montagnes qui se dévoilent. Dans la chaleur de la guesthouse, l’ambiance est fraternelle, sympathique, enfantine, c’est un peu l’International des gens heureux… Avec tous ces népalais, russes, chinois, français, allemands et tant d’autres que j’oublie… Avec Rémy et Angèle nous arrivons à motiver Phuri et ses amis à chanter la chanson traditionnelle népalaise (un grand moment: <a title="Vidéo de la chanson népalaise" href="https://www.facebook.com/photo.php?v=510830925676056" target="_blank">https://www.facebook.com/photo.php?v=510830925676056</a> , visible par tous même ceux qui n&rsquo;ont pas facebook ) En échange, nous leur chantons un « au clair de la lune » qui ne restera pas dans les annales de la chanson française. Puis les allemands et les chinois cassent le jeu, comme toujours ?!<!--more--></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00920.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1104" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00920" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00920.jpg" width="849" height="186" /><!--more--></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Nuit de repos dans le sanctuaire des Annapurnas :</strong></span> <strong>ABC, 4130m ==&gt; L’infini des rêves, ???</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans le sanctuaire des « Anna » Purna, j’ai enterré quelques démons, que j’ai arrosé des larmes de mon cœur dans le secret espoir de les voir renaître de leurs cendres comme un phénix sous la forme de merveilleux oiseaux rêveurs et voyageurs. Dans les troubles de ma nuit à 4130 mètres, j’ai réalisé que pour rejoindre la station de la mort, j’avais quitté l’autoroute pour prendre les petites routes internationales aux délicieux virages de la vie ! ENJOY !</p>
<p style="text-align: justify;">Et dire que le russe qui partageait ma chambre n’a même pas ronflé, ou alors je me suis endormi avant.<!--more--></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC009592.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1107" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00959(2)" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC009592.jpg" width="803" height="186" /><!--more--></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Etape6 :</strong></span> <strong>ABC, 4130m ==&gt; Bamboo, 2310m</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00961-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1121 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00961 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00961-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Ce matin, je m’isole dans l’épais brouillard pour écouter les pierres qui dévalent la montagne. Une lueur se lève, encore de faux espoirs pour ses chinois qui se lient devant moi. L’avenir, voilà ce qu’ils pensent s’offrir, comme ce voile blanc qui laisse transparaître quelques bribes d’immensités enneigées. Mais c’est de courte durée, comme le sera leur bonheur, malgré les nuages, il ne faut pas oublier que nous sommes enfermés dans une prison aux murs de plus de 8000 mètres de part en part. Où se trouve la sortie ?! Par un trou de souris, invisible dans la bruine, nous nous échappons. Que la descente est longue et difficile, je comprends mieux ma souffrance pour monter. Il pleut encore et toujours, tout est trempé, j’ai de la boue jusqu’aux genoux et je déteste toujours autant la partie entre Dobhan et Deurali. Comme un symbole, l’arrêt dans le village Himalaya immortalise la difficulté de cette portion. Il pleut des cordes, la nourriture est infecte et pour la première fois depuis mon arrivé au Népal, le service est désagréable… et dire qu’ils n’ont pas même pas de serviette ! Sous la pluie, dans les traces de Phuri, je fuse tellement je glisse. Mes chevilles plient mais ne rompent pas, je ne suis pas loin de toucher l’extrême fatigue. A défaut de mars, je bois un coca et nous repartons vers Bamboo. Ca fait du bien d’arriver, de plus à 2310 mètres, la température est agréable, comme de prendre cette douche chaude, un luxe que je n’envisageais plus. Autour d’un verre de rakshi, alcool de riz népalais, après la leçon de français, comme tous les autres trekkeurs nous hésitons sur la suite à donner au parcours. La météo ne s’arrange pas et nous décidons de laisser de côté la boucle de Ghorepani.<!--more--></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00897.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1105" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00897" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00897.jpg" width="849" height="186" /><!--more--></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Etape7 :</strong></span> <strong>Bamboo, 2310m ==&gt; Jhinudanda, 1780m</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00977-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1122 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00977 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00977-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00978-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1123 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00978 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00978-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>Oh ! La douleur pour sortir du sac de couchage, j’ai l’avant des cuisses totalement courbaturé. Les premiers pas confirment la difficulté qui s’annonce, mais le corps finit pas se chauffer et avance tant bien que mal jusqu’au village de Sinuwa, mais les 800 marches à gravir pour atteindre Chhomrong auront encore raison de moi. Mon cœur tape dans sa caisse de résonnance. Je regarde derrière moi, il neige sur le haut des montagnes… Pour faire diversion à la douleur, nous parlons beaucoup avec Phuri. Il me raconte ses difficultés à vouloir vivre comme un occidental alors que sa famille vient d’un village très traditionnel. Il ne peut pas présenter sa copine qu’il a rencontrée à Katmandou car elle n’est pas de la même caste que lui et ses parents ne l’accepteraient jamais… Il fait partie de cette génération coincé entre deux temps, les traditions ancestrales et « la modernité »… Dur de faire bouger les lignes. Je l’adore, il est d’une gentillesse et d’un naturel qui font plaisir à voir, c’est un régal de guide. J’en profite pour le remercier car sans lui, sans ses encouragements, sans ses déformations du temps, sans son aide, je n’aurai jamais réussi à franchir les étapes qui nous ont menées au camp de base des Annapurnas.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Etape8 :</strong></span> <strong>Jhinudanda, 1780m ==&gt; Pokhara, 900m</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC01016-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1124 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01016 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC01016-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Pout notre dernière matinée de marche, nous croisons des français qui se trompent de sentier, mais en gentil bonhomme qu’il est, Phuri leur indique la marche à suivre… C’est également le retour des animaux, lézard et sangsue à chaque feuille morte et des singes qui sautent d’arbre en arbre. Mot très difficile à prononcer pour Phuri qui en perd son latin, celui qu’il parle avec les pieds, et c’est la première chute du trek. Sans conséquence ! Les conséquences de ses actes, c’est le chinois qui en prend conscience quand sa future femme regarde un bébé avec émerveillement. Rester trois mètres derrière elle n’empêchera plus l’inéluctable… l’inéluctable, c’est la fin du trek, et Phuri s’est bien gardé de me dire que le plus effrayant était à venir. Le retour en Jeep à flanc de colline, çà secoue, çà fout la frousse, çà dure des heures et le plus fou, ce sont les gamins inconscients qui sautent sur le toit pour ne pas marcher. Incroyable ! Rien n’arrête la voiture, sauf quelques oies égarées que le chauffeur ramènera à son propriétaire, pour le reste, il abuse du klaxonne et fonce toujours tout droit. Il est temps de prier à la roumaine… A chaque virage, son signe de croix… Je tombe… Je tombe… Je tombe… dans les bras de Morphée ! Et si tout cela n’était qu’un rêve ?<!--more--></p>
<h4 style="text-align: justify;">// Pour la plupart des mortels, ce trek des Annapurna n’a rien d’exceptionnel. Mais pour mon corps amoindri c’était un véritable défi, lui qui n’avance plus serait il capable de voler ? Plusieurs semaines après cette épreuve, je ne voyais pas comment habiller mes notes, sans les travestir. J’ai donc décidé de vous les livrer brutes, telles que je les écrivais tous les soirs dans mon carnet celtique et magique avant la leçon de français de Phuri. Je m’excuse d’avance pour les fautes d’orthographes que j’aurai oubliées, pour les lourdeurs et redondances d’une maquette offerte sans retouche. Je m’excuse pour ce condensé d’émotions contradictoires et égocentriques, mais c’est la seule façon que j’ai trouvé pour vous crier que le pari avait été relevé ! Le corps suit l’esprit ! L’aventure continue…<!--more--></h4>
<p><span style="text-decoration: underline;">Trek ABC:</span></p>
<p></p>
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		<title>Pokhara, le calme avant la tempête !</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Nov 2013 07:14:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Nepal]]></category>

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		<description><![CDATA[// Comment savoir qu’on devient un habitué des voyages interminable en bus ? Voilà la question qui m’a permis de traverser les 200km entre Katmandou et Pokhara sans m’en rendre compte. Huit longues heures où mes genoux concassés par le siège de devant, s’estiment heureux de ne pas être ma tête martelée par la vitre branlante. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// Comment savoir qu’on devient un habitué des voyages interminable en bus ? Voilà la question qui m’a permis de traverser les 200km entre Katmandou et Pokhara sans m’en rendre compte. Huit longues heures où mes genoux concassés par le siège de devant, s’estiment heureux de ne pas être ma tête martelée par la vitre branlante. Cette même tête qui regrette de ne pas avoir une tronche de cul, car lui à l’avantage entre deux sauts du véhicule d’être assis sur des lambeaux de mousse obsolète.<span id="more-1078"></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC01062-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1080 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01062 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC01062-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>Je me surprends à apprécier ce périple à flanc de colline où les forêts  verdoyantes n’ont d’égale que le Jura un soir d’été. La route est d’une étroitesse que le bon sens réfute, elle oblige les camions aux milles couleurs à se fondre dans le paysage pour nous laisser passer après chaque virage amorcé d’un coup de klaxon. Mais au milieu du parcours… je trouve un élément de réponse à ma question ! On est un habitué des longs voyages lorsque qu’avant le départ on a préparé un petit sac de provision pour éviter tout ravitaillement sur la route à des prix exorbitants. Je suis en bonne voie dans ma conquête de l’attirail du parfait voyageur mais je manque encore un peu d’expérience pour maitriser la rudesse des bus népalais.</p>
<p style="text-align: justify;">Au fil des kilomètres, le soleil étincelant laisse place à de nombreux nuages grisonnant. L’entrée de la ville de Pokhara franchie, piquées par les aiguilles de huit milles les baudruches éclatent au dessus de nos têtes. Le ciel gronde, les pluies déferlent et me voilà jeté hors du bus ! J’avais pourtant annoncé comme titre, le calme avant la tempête et non l’inverse ! Grrr !</p>
<p style="text-align: justify;">Pokhara, la ville blanche comme j’aime l’appeler autant pour la vue des sommets enneigés, de sa stupa « peace pagoda » que pour sa population éphémère au teint pale. Au bord du lac, je rencontre plus de touristes venus se ressourcer en sirotant un cocktail les pieds en éventail que des népalais. Dans les rues adjacentes, les hôtels poussent comme des champignons, jour et nuit, électricité ou non, les travailleurs empilent les blocs de béton sous le regard impassible du chef de chantier. J’ai la chance d’assister à une scène improbable mélangeant ces deux mondes. Un jeune couple d’occidentaux essayant de se rabibocher dans la rue fait l’effet d’un vrai cinéma plein air pour les locaux qui n’arrêtent pas de se bidonner devant les efforts vains du jeune homme. La pudeur des népalais est une vertu que je n’ai jamais prise en défaut lors de mon séjour. Deux amis se tenant la main est l‘unique signe d’affection publique visible dans ce pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Seul sur la terrasse du Pokhara Kitchen, je mange mon Dal Baht (plat quotidien des népalais, à base de riz, soupe de lentille, patates, quelque légumes, deux grandes chips et un yaourt si c’est une bonne adresse) quand elle entre…</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00712-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1082 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00712 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00712-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Je la regarde, elle me regarde, je la regarde, elle me regarde.</p>
<p style="text-align: justify;">-אתה ישראלי? Me demande-t-elle d’un visage triste.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à cause de mon nez ?! Moi qui comme Gainsbourg pense qu’aucune religion ne fait pousser un nez comme çà. Peut être ma barbe alors…</p>
<p style="text-align: justify;">-Are you Turkish ? Me demande-t-elle d’un visage renfrogné.</p>
<p style="text-align: justify;">Au moins, je connais l’origine de cette question, Portant le maillot de Fernerbache sur les épaules, le drapeau rouge au croissant de lune et l’étoile sur le cœur, le raccourci était facile.</p>
<p style="text-align: justify;">-Non, français !</p>
<p style="text-align: justify;">Elle me répond par un visage illuminé. Bref, elle s’est Adi. Une jeune israélienne, scénariste, dont la mélancolie aiguise le fluet son de sa voix.</p>
<p style="text-align: justify;">Après quatorze heures d’un sommeil profond, je me réveille en pleine forme. Ma joie est de courte durée… Trop tard ! J’ai manqué la proposition d’Adi de partager son petit déjeuner. Alors comme une « desesperate housewife », je m’occupe de ma lessive pour habiller ma chambre d’hôtel.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC01097-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1084 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01097 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC01097-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC01029-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1089 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC01029 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC01029-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Comme à Katmandou, je tourne dans les rues de la ville en espérant trouver un restaurant pas cher, bon et typique pour en faire mon QG. Je découvre la perle rare, l’Asian Tea House, une cuisine en extérieur, deux tables déposées dans la ruelle. Cet endroit confiné oblige les gens à s’asseoir ensemble. Je peux ainsi travailler mon anglais tout en partageant mon repas avec des inconnus. Si je ne pense pas aux conditions d’hygiène française, cette place est un trésor. Un jour mon infortuné voisin de table fit la connaissance d’un cafard baignant dans sa soupe. Au temps dire qu’il fut refroidit et que je ne l’ai jamais revu. Afin d’éviter ce problème, je commande la meilleures soupe de la ville, l’énorme « chicken thukpa » uniquement le soir et j’enlève mes lunettes par précaution. Je l’ai toujours dégusté avec plaisir et je n’ai jamais été malade. Cet endroit délicieux pour le palais est également un subtil recoin de Pokhara où l’on peut faire des rencontres inattendues. J’ai souvent partagé ma table avec une française d’un âge certain qui revient au Népal tout les ans. Autour d’un thé au gingembre offert par le patron (j’en connais une qui aurait adoré les morceaux de gingembre dans sa tasse, mais moi…), cette dame prend le temps de me raconter l’histoire de cette famille qui a commencé avec une maison d’une pièce. N’ayant pas de place pour la cuisine, il l’installe dehors (encore à la même place aujourd’hui), dépose une table et commence à faire à manger pour la rue. Dix ans plus tard, toujours là, le couple avec leurs trois enfants sont heureux de leur réussite car maintenant ils possèdent deux pièces pour vivre, deux tables dans la rue. Relativité quand tu nous tiens…</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00661-800x600modif.jpg"><img class="wp-image-1090 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00661 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00661-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Dans cette ville de Pokhara m’offrant un sentiment mitigé par la présence trop voyante de ses nombreux touristes, j’aime me ressourcer le long du lac où la vue sur les montagnes apaise le moindre de mes tourments. Même les réfugiés tibétains harcelant les touristes pour vendre quelques babioles n’arrivent pas à déranger ce havre de paix qui sommeille en moi. Lorsque « je me réveille à temps », je prends l’habitude de commencer mes journées de travail avec un copieux petit-déj au bord de l’eau. Il y a pire comme condition pour rédiger mes futurs articles du blog, ou pour simplement apprécier chaque mot de ce formidable livre qu’est « le tigre blanc » d’Aravind Adiga.</p>
<p style="text-align: justify;">De retour à l’hôtel, je croise une allemande et un suisse en pleine discussion écologique avec le propriétaire de l’établissement. Il s’agit d’un véritable enjeu pour le pays. J’en prends pour preuve l’absence de poubelles dans ma chambre. Il n’y a pas de poubelles dans les rues non plus, mais surtout ces préoccupations ne sont absolument pas dans la culture et l’histoire de ce peuple. Si Katmandou est une déchetterie à ciel ouvert, j’y suis moins choqué car c’est une ville, mais voir des paquets de chips trainés de partout dans des paysages sauvages aussi beaux que ceux qui entourent Pokhara est juste désolant. Il faut savoir que les problématiques d’emballage sont très récentes au Népal, elles sont venues dans les bagages des touristes&#8230; Un pays de plus en plus industrialisé, des touristes de plus en plus nombreux, mais une sensibilisation et des moyens d’un autre temps pour pallier le problème… Pourvu qu’il ne soit pas déjà trop tard…</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ma chambre je retrouve mon nouvel ami, Jim le roi lézard, c’est bon signe, j’apprends qu’il faut le laisser car il mange les moustiques… Au fil des nuits sa présence devient presque aussi « rassurante » que la musique des Doors. Je ne suis pas seul. En effet, hormis dans la capitale, il est impossible ou presque de trouver des dortoirs dans le pays (mais le prix d’une chambre est dérisoire).</p>
<p style="text-align: justify;">Pokhara est l’endroit parfait pour les retrouvailles avec les voyageurs aperçus à Katmandou. Je retrouve au hasard d’une rue, Paul le sud africain (auteur de la photo du Sadu in smoke), revenant de son trek. Il a l’air en forme et de bonne humeur. C’est plutôt rassurant.</p>
<p style="text-align: justify;">En parlant de trek… [Désolé, je dois m’absenter, quelqu’un frappe à ma porte]</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00657.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1085" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00657" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00657.jpg" width="849" height="186" /></a><!--more--></p>
<p style="text-align: justify;"><!--more--></p>
<h4 style="text-align: justify;">// Pokhara, c’est un peu le mirage de Nantua, il ne s’y passe pas grand-chose, mais c’est une étape nécessaire pour récupérer des forces avant et après la tempête. Et ici, la tempête que tout le monde vient appréhender, c’est le trek des Annapurna, et c’est pour maintenant !<!--more--></h4>
<p><span style="text-decoration: underline;">Pokhara:</span></p>
<p></p>
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		<title>Instant de Grâce !</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Nov 2013 11:20:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Nepal]]></category>

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		<description><![CDATA[// Hé oh ! Y a quelqu’un ? Comme devant l’entrée d’une maison vide, fermée à double tour, j’arrive aux portes de Bhaktapur. Après avoir été secoué pendant plus d’une heure par un mini bus à trois roues pour rejoindre les 15km qui nous séparent de Katmandou, je me retrouve dans la peau d’un jeune refoulé d’une [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// Hé oh ! Y a quelqu’un ? Comme devant l’entrée d’une maison vide, fermée à double tour, j’arrive aux portes de Bhaktapur. Après avoir été secoué pendant plus d’une heure par un mini bus à trois roues pour rejoindre les 15km qui nous séparent de Katmandou, je me retrouve dans la peau d’un jeune refoulé d’une célèbre boite de nuit.<span id="more-1068"></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00535-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1070 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00535 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00535-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Et pour cause, je ne m’attendais pas à ce que l’entrée de la ville soit payante. Bhaktapur est une petite commune située à l’est de Katmandou, célèbre pour son yaourt et pour avoir gardée son architecture historique. C’est une sorte de Durban Square « géant », remplie de nombreux temples. Il faut acheter un billet d’entrée (suffisamment cher car je n’ai pas assez de monnaie sur moi), valable pour six mois. Absolument pas désespéré par ce léger contretemps, je me mets en quête de petites ruelles pour pénétrer la cité interdite.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais contrairement à Katmandou ou à Patan, une ombre me suit à la trace. Un empêcheur de tourner rond guette le moindre faux pas pour me frapper du sceau de l’amende qui tombe et qui s’en va. Je marche, il marche. Je cours, il court. Je saute dans un pré, il saute dans un pré. Je descends dans un temple, il bouche mon horizon. Il faut s’imaginer la scène comme un épisode de Tom et Jerry, mais avec Jerry qui sait qu’il va se faire manger. Pour les souris, la danse est finie. Je rends les armes. Je n’ai plus aucune chance de visiter la ville, alors désemparé je m’assoie sur un muret pour regarder des jeunes jouer au foot.</p>
<p style="text-align: justify;">-Tu veux jouer avec nous ?</p>
<p style="text-align: justify;">Une voix s’élève pour me sortir de ma déception. Je n’y avais pas pensé, mais çà ne pourra pas me faire de mal de jouer avec ces gamins à l’énergie débordante. Je n’arrive pas à me libérer totalement et profiter de ce plaisir simple car j’ai toujours dans un coin de ma tête ce jeune assis tout seul. Je m’absente quelques minutes du terrain pour le rejoindre et lui proposer de venir taper dans le ballon avec nous. Devant son regard mélancolique et son refus, je lui demande s’il veut être le photographe officiel de ce match. Quelques minutes pour lui expliquer les boutons, et voilà que son sourire et le mien reviennent tant il mitraille la partie du flash de son nouveau jouet.<!--more--></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00559-800x600modif.jpg"><img class="wp-image-1074 alignnone" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00559 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00559-800x600modif.jpg" width="480" height="360" /><!--more--></a></p>
<p style="text-align: justify;">Cet après midi là, règne dans l’air un bonheur simple. Un moment de grâce, hors du temps, comme une passe de foot qui relie deux coéquipiers vers un même but… Le partage du plaisir !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00564-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1072 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00564 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00564-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Je leur demande où je peux trouver un petit restaurant car un match qui dure plus de 120 minutes, çà creuse l’appétit. C’est avec leur gentillesse sans limite qu’ils se proposent de m’emmener chez eux. Mais quand le coup de sifflet retentit, la partie est belle et bien finie. Même avec leur compagnie l’accès à l’intérieur de la ville m’est refusé.</p>
<p style="text-align: justify;">Un groupe d’étudiants espagnols vient s’enquérir de ma discussion interminable avec l’un des gardes de Bhaktapur. Ils volent à mon secours en me proposant une seconde expérience encore plus enrichissante que n’importe quelle ville du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">-Nous aidons les enseignants locaux, aujourd’hui c’est notre dernier jour ici, alors nous avons préparé de la nourriture espagnole et eux de la nourriture népalaise. Il n’y a plus de tapas mais si çà ne te dérange pas de manger épicé tu peux nous accompagner dans l’école et jouer avec les enfants.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00581-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1073 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00581 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00581-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Je passe ma fin d’après midi à contempler les plaisirs simples de la jeunesse népalaise en mangeant du riz battu. Un étouffe chrétien aussi dur à avaler que la viande très relevée qui l’accompagne est excellente à dévorer. Quant au fameux Yaourt de Bhaktapur, il tient toutes ses promesses. Avec les élèves s’en suit des jeux de ballons prisonniers, de la musique, des bonbons, des sourires et… du partage. Déjà chez les plus jeunes, ceux qui ont eu la chance de récupérer 3 bonbons en offrent à celui qui a les mains vides. Çà résume un peuple qui fait de sa générosité, un art de vivre !</p>
<p style="text-align: justify;">L’orage gronde et je rentre sous le déluge en compagnie de Janna, une amie du groupe d’étudiant, qui est dans le même hôtel que moi. Le lendemain matin, l’esprit encore endormi, j’ai la confirmation que ce rêve était réalité car m’attend à la réception de l’auberge de jeunesse,  un petit mot m’indiquant de recontacter les espagnols. Ces petits papiers, moyen d’une autre époque pour communiquer entre baroudeurs, ont un charme inégalable pour graver dans mon cœur, l’éphémère d’une rencontre magique. Mais pour moi, il est l’heure de mettre le cap sur Pokhara, son lac et ses montagnes vertigineuses…<!--more--></p>
<h4 style="text-align: justify;">// Si j’ai tenu à écrire un article sur cet après midi là, c’est pour montrer qu’entre les galères et les paysages sublimes, il y a dans le voyage des moments hors du temps, des rencontres éphémères, des instants touchés par la grâce, des instants tellement… HUMAINS ! C’est dans ces moments là que mon voyage prend tout son sens.<!--more--></h4>
<p><span style="text-decoration: underline;">Bhaktapur:</span></p>
<p></p>
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		<title>Hippie Hippie Yeah !</title>
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		<pubDate>Sat, 09 Nov 2013 06:46:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Nepal]]></category>

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		<description><![CDATA[// Dring ! Tsong ! Grrrrrrrr ! Aie ! Çà se bouscule au portillon, comment vais-je faire pour traverser cette route cabossée, peuplée de buffles, de rickshaw, de voitures, de piétons et de singes… je me lance… OUPS ! Une moto qui sort de nulle part, je les avais oublié celles là. J’y vais… J’y vais pas… J’y vais… J’y [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// Dring ! Tsong ! Grrrrrrrr ! Aie ! Çà se bouscule au portillon, comment vais-je faire pour traverser cette route cabossée, peuplée de buffles, de rickshaw, de voitures, de piétons et de singes… je me lance… OUPS ! Une moto qui sort de nulle part, je les avais oublié celles là. J’y vais… J’y vais pas… J’y vais… J’y vais pas…<span id="more-1045"></span></h4>
<p style="text-align: justify;">La caractéristique principale de l’être humain, la plus intéressante et à la fois la plus effrayante est sa capacité d’adaptation. C’est ainsi qu’après quelques jours d’indécision, la mienne a fait son travail. J’ai les clés pour marcher sereinement dans les ruelles bruyantes de Katmandou. C’est très simple, il suffit de respecter deux règles basiques. La première : Ne pas faire de choses stupides ! (J’entends par là, ne pas courir, ne pas reculer et surtout ne pas s’arrêter !). La seconde règle est d’avancer droit devant sans changer de direction. Comme par enchantement, le cortège autour de vous continuera son manège tout en évitant de vous percuter. Une moto passe devant, le vélo derrière, tout s’enchevêtre par magie comme si vous étiez protégé par une aura surpuissante qui repousse le danger. Incroyable mais véridique !</p>
<p style="text-align: justify;">Maintenant que vous savez traverser la route, je vous souhaite la bienvenue au Népal ! Et plus précisément à Katmandou…<!--more--></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00199-800x600modif.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1047" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00199 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00199-800x600modif.jpg" width="480" height="360" /></a><!--more--></p>
<p style="text-align: justify;">J’oubliais un petit détail pour les nouveaux venus à l’estomac sensible, lors de la préparation de votre sac, glissez y un rouleau de papier toilette. Et oui, en Asie on mange avec les mains, enfin la droite… car l’autre, elle sert à…</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00073-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1050 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00073 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00073-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>Avant les toilettes, ce qui frappe lorsqu’on débarque à Katmandou ce sont les couleurs. Des couleurs vives, intenses, projetées de partout ! Malgré la pollution si abondante qu’elle dégueule de détritus dans les rues, malgré ce brouillard de fumée bouchant l’horizon, rien n’arrive à ternir les couleurs éclatantes de la ville. Si les yeux s’émerveillent à chaque coin de rue, les poumons s’ébrouent frénétiquement pour digérer une atmosphère irrespirable. Katmandou est une ville à proscrire pour tous les asthmatiques. Et il n’y a rien d’un effet de mode à constater l’émergence de nombreux masques à la Michael Jackson sur les visages népalais.</p>
<p style="text-align: justify;">L’autre surprise et pas des moindres pour mon premier jour au Népal, le pays est en grève. Tout est fermé jusqu’à 17 heures. Une grève partielle, mais çà n’est vraiment pas l’idée que j’avais d’un pays asiatique. J’apprends que depuis la chute du royaume, le pays souffre d’une instabilité chronique au niveau politique, que le chômage explose autant que la roupie népalaise perd de sa valeur. Les grèves et manifestations se multiplient avant la période électorale du mois de novembre. Un exemple parmi tant d’autre de la colère des népalais, l’électricité. Le Népal est un pays d’une nature très riche, comprenant d’immenses rivières qui descendent des montagnes. De nombreux barrages hydro-électriques y ont été construits et pourtant les habitants sont privés d’électricité entre 3 à 4 heures par jour. La raison à cela, le gouvernement a signé un contrat avec l’Inde pour lui fournir de l’énergie. En contre partie les conséquences de l’inflation sur les produits indiens sont limitées. Le Népal a le malheur d’être coincé entre la Chine et l’Inde, sans océan, aucune ouverture sur le monde. Sur le plan du commerce international, il est obligé de traiter avec ce qu’on pourrait appeler des voisins difficiles.</p>
<p style="text-align: justify;">Après ce petit interlude sur la situation économique et politique du pays, le soleil s’est couché très tôt, les magasins ont ouverts et moi je m’en vais visiter le quartier de Thamel. C’est le quartier pour touriste au look suranné. Les guides officieux vous abordent tous les vingt mètres pour vous vendre à défaut d’un trek des cigarettes qui font rire. Katmandou fut le rêve hippie, certains dont les cd rayés tournent en boucle essayent de poursuivre cet espoir dans une ville qui n’en absolument plus l’odeur. En tout cas pas l’odeur que j’ai pu sentir en lisant de nombreux romans d’époque. Il est intéressant de constater que les « occidentaux » avec des rastas à faire pâlir Bob Marley dans sa tombe, une allure tellement désinvolte qu’on imagine qu’ils l’ont travaillé pendant des heures, tous ces gens d’une autre époque qui écument encore les rues de Katmandou sont en parfait désaccord avec l’harmonie de la ville. En effet, ils ont un style de vie en totale opposition avec celui des Népalais. Aujourd’hui encore, je me demande comment Katmandou a pu être l’objet de tant de fascination de la part des hippies… Tout cela était certainement le fruit des frontières poreuses d’un pays à proximité de grands producteurs d’opium, quelques sâdhus et ashrams importés d’Inde, le tout bien aidé par un coût de la vie relativement faible.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00589-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1051 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00589 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00589-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Pour illustrer mes propos sachez que je mange d’excellents momos pour moins d’un euros, des nouilles pour 70 cents ou encore le plat national à volonté « Dal Bhat » pour 1,5 euros. Je reviendrai sur l’excellente nourriture népalaise dans les prochains articles. En attendant je dors dans un dortoir de six personnes pour la modique somme de 2,5 euros par nuit, mais c’est bien plus qu’une auberge de jeunesse très propre, c’est un hôtel aux tapis magiques. En effet, sur le toit de l’Aloobar1000 sont disposés quelques tapis, un bar et beaucoup de jeunes pour passer des nuits à refaire le monde. Personne ne sort à la conquête des lumières artificielles de la nuit. Tout est ici, assis sur les tapis, éclairés par les étoiles, entre quelques gorgées de bières, au rythme des accords de guitare et du bruyant didgeridoo, les joints tournent pour les fumeurs, les idées s’échangent pour tout le monde. C’est donc çà l’esprit Katmandou. Sur ce fameux toit, je rencontre de nombreux sud africains et notamment Paul (l’auteur de la photo du sâdhu dans la fumée dont je vous invite à jeter un œil sur son site : <a href="http://unionsquarebackslide.com/" target="_blank">http://unionsquarebackslide.com/</a> )</p>
<p style="text-align: justify;">Un soir à la recherche d’un restaurant où la nourriture ne semble pas très appétissante mais où elle est excellente, dans la rue je tombe sur une cérémonie hindouiste aussi stupéfiante qu’inattendue. Une tête de buffle posée sur une table remplie d’offrandes, des fleurs de toutes les couleurs, de la nourriture à foison, des bougies pour illuminer ce tableau tout droit sorti d’un musée vivant, et bien évidemment de nombreuses roupies qui jonchent le sol sans que personne n’en pique une seule. N’ayant pas encore les bons réflexes, je n’ai pas pris mon appareil photo. Dommage ! (Enfin surtout pour vous, car l’image de cette scène surréaliste est encore gravée dans ma mémoire.)</p>
<p style="text-align: justify;">Après l’interlude économique, il est temps de faire un petit rappel sociologique sur la religion au Népal. Depuis peu, le pays est officiellement un pays laïc, mais il est composé d’une histoire et d’une population majoritairement hindouiste, même si de nombreux bouddhistes ont trouvé ici une terre d’accueil, notamment dans les régions montagneuses.<!--more--></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/2013_09sept_15-800x600modif.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1060" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="2013_09sept_15 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/2013_09sept_15-800x600modif.jpg" width="480" height="319" /><!--more--></a></p>
<p style="text-align: justify;">C’est donc à six dans un taxi ridiculement petit que nous prenons la route en direction du temple hindou de Pashupatinath pour assister à ce que les « australiens » appellent familièrement : « Burning bodies ». Il s’agit d’un temple où les familles viennent rendre un dernier hommage au défunt en l’aidant à passer dans l’autre monde grâce à une cérémonie de crémation de plus de quatre heures, pendant laquelle un rituel très strict est observé. Je dois avouer que je suis totalement gêné d’être là. De participer à ce spectacle payant pour les touristes. Assis dans une tribune sommaire où nous pouvons assouvir notre voyeurisme morbide en toute quiétude. J’ai du mal à trouver la logique entre une famille en deuil d’un coté de la rivière où le corps de l’un des leur crépite sous les flammes et de nombreux touristes (dont moi) de l’autre côté qui font crépiter les flashes de leur appareil photo sous le soleil. Je ne suis pas à ma place, je n’ai rien à faire ici ! Et çà n’est pas les nombreux sâdhus qui peuplent le temple à la recherche d’argent de la part des touristes qui éteindront ce sentiment de malaise. Un sâdhu est quelqu’un ayant renoncé à la société pour se consacrer au but de toute vie, selon l&rsquo;hindouisme, qui est la moksha, la libération de l&rsquo;illusion (māyā), l&rsquo;arrêt du cycle des renaissances et la dissolution dans le divin, la fusion avec la conscience cosmique. (Wikipédia) Comprendra qui pourra, mais moi je trouve qu’ils tournent bien trop souvent autour des touristes et leur argent pour avoir totalement renoncé à la société. Il faut savoir que la plupart du temps ce sont eux qui vous abordent pour vous demander de les prendre en photo contre de l’argent, et non l’inverse…</p>
<p style="text-align: justify;">Pour tromper mon esprit afin qu’il trouve un certain plaisir d’être là, je chantonne les paroles du moribond de Jacques Brel : « J&rsquo;veux qu&rsquo;on rie, j&rsquo;veux qu&rsquo;on danse / J&rsquo;veux qu&rsquo;on s&rsquo;amuse comme des fous. / J&rsquo;veux qu&rsquo;on rie, j&rsquo;veux qu&rsquo;on danse / Quand c&rsquo;est qu&rsquo;on m&rsquo;mettra dans l&rsquo;trou. » Mais à Pashupatinath, il n’y a bien que les enfants qui s’amusent comme des fous en barbotant dans l’eau avec le fol espoir de récupérer quelques pièces d’or emportées dans les cendres du défunt par le flot de la rivière.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le retour, j’ai la chance d’être à l’avant du taxi. Et je constate qu’il y a en dehors de la ville, trois voies pour circuler. Deux pour rouler à gauche comme nous le faisons à droite chez nous, et une au milieu pour les amoureux de la roulette russe. Cette voie non officielle appartient à tout le monde et à personne. Je suis soulagé de voir que notre chauffeur est aussi peureux que moi, et qu’il ne l’utilise quasiment jamais.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00603-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1052 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00603 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00603-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>Lorsque les émotions sont un peu trop fortes, j’ai pris l’habitude d’aller me ressourcer dans « mon garage ». Il s’agit d’un minuscule restaurant familial dans un garage sans autre ouverte sur l’extérieur que la porte relevée. Il y fait très chaud et le tandoori (four indien) n’arrange rien à la situation. Mais qu’est ce que je m’y sens bien. Il suffit de goûter une fois à leur cuisine pour en être totalement accro. J’adore venir m’asseoir à des heures inhabituelles pour manger, ainsi je peux profiter pleinement de la symphonie jouée par le cuistot. Au « Western Tandoori », quand il prépare les naans, ses doigts jouent une partition bien connue, ses mains claquent en rythme et le pain craque dans le four pendant que mes papilles salivent de plaisir ! Il y a aussi ce petit qui ne parle que très peu anglais mais qui vient prendre les commandes quand le restaurant est bondé. Il est tellement chou et sympathique que j’ai pris l’habitude de lui laisser systématiquement 10 roupies qu’il se dépêche de glisser dans sa poche comme un trésor avant de relever les yeux vers moi et de me lancer l’habituel : « See you tomorrow ! ». Le lendemain, assis à ma table, j’assiste à ce que je considère comme l’image invraisemblable du voyage ! Le petit népalais de huit ans est debout entrain de prendre la commande d’un blondinet aux yeux bleus du même âge que le sien. Mi septembre, il voyage en famille. Deux enfants, deux histoires, deux mondes que tout opposent et pourtant ils sont réunis le sourire aux lèvres dans ce garage de Katmandou !</p>
<p style="text-align: justify;">Pour maximiser mes chances de rencontrer des « autochtones » je passe le plus clair de mon temps à errer en solitaire dans les rues. C’est comme çà que j’apprendrai avec deux anciens à jouer au Bagh Chal (littéralement le tigre bouge). Un jeu stratégique, à la croisée des chemins entre les dames et les échecs, très populaire au Népal, car il ne demande rien de plus que quatre grosses pierres et 25 petits cailloux. Apres une énième défaite, je pars à la découverte du Durban Square de Katmandou. Une nouvelle fois, je suis happé par l’odeur de la rue. Impossible à retranscrire, c’est un mélange de merde, de poussières, d’épices et de gaz d’échappement. En tout cas, çà ne vaudrait pas le coup de l’importer en Europe pour en faire un parfum, ce dessein serait voué à l’échec. Pendant que mon esprit s’évade, je réalise qu’il y a également un vrai sens de circulation pour les piétons. A gauche, comme les voitures. C’est un « non-sens » pour moi car le danger arrive dans ton dos. Mais à force de rouspéter, je me fais punir par un petit oiseau qui me chie dessus et çà n’est pas aussi romantique que dans la chanson de Nick Cave et Pj Harvey. (Henry Lee pour les aficionados). Ce pays va être parfait pour mettre à l’épreuve ma « Royal Zenitude ».</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00181-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1054 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00181 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00181-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>Le Durban Square est le centre historique de la ville. La place est remplie de temple et de… pigeons ! Il y a également les autorités locales qui essayent de prendre les touristes pour des pigeons. En effet, en temps que « blanc », j’imagine que c’est le seul critère d’identification qu’ils ont, l’entrée devient payante. Les grandes avenues qui mènent sur la place sont équipées d’un petit poste qui arrête uniquement les touristes pour leur faire payer l’entrée. Je refuse et m’aventure dans un jeu des plus amusants. Je décide de suivre quelques locaux dans les pauvres ruelles adjacentes, et sans y prendre garde je me retrouve au cœur de la place, sans payer et sans passer pas les postes de garde. Ce petit détour fut très riche sur le plan personnel, non pas pour l’argent économisé, mais pour rencontrer des gens à la pauvreté extrême mais au sourire communicatif. Cet après midi là, par l’un d’entre eux, j’apprendrai qu’un touriste au Népal est considéré comme un envoyé de Dieu. Et que le plus important est qu’il se sente accueilli chaleureusement. Si les agences de voyage et leurs nombreux rabatteurs ainsi que l’argent tendent à faire oublier certaines valeurs du pays, ses habitants les plus miséreux qui n’ont rien d’autre qu’un sourire à vous offrir, vous le donnent avec plaisir. Merci !</p>
<p style="text-align: justify;">A l’auberge, je retrouve la bande des quatre, Kassy dit la belle américaine, Tim le canadien au teint népalais, Will l’australien qui les fuit quand ils sont en groupe, et l’inconnu néo zélandais régulièrement remplacé par une hollandaise dont j’ai perdu le nom. Tranquillement posé sur le toit de l’hôtel, de façon impromptue dans une conversation qui n’avait pas beaucoup d’intérêt, Kassy lâche :</p>
<p style="text-align: justify;">-Hey les gars ! C’est mon dernier soir, je pars demain, et j’aimerai vivre une « Expérience Katmandou » !</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’entendait-elle par là ? Personne ne le sait, et personne n’a eu le courage de lui demander plus de détails. Elle a certainement trop lu « flash » ou un équivalent. Il faudrait interdire sa vente dans les pays occidentaux. Pour ceux qui ne l’ont pas lu et pendant qu’il est encore temps … Pensez à rendre visite à votre libraire, ou mieux encore je peux vous le louer à distance contre la modique de 5 euros qui servira à financer la suite de mes aventures… Cà n’est pas un bon deal ? Moi aussi je peux jouer au Sâdhu qui ne renonce pas totalement à l’argent. (Pour les modalités voir avec mes parents !)</p>
<p style="text-align: justify;">Minuit et nous voilà parti dans les rues de Katmandou à la recherche d’alcool et de pétard pour les fumeurs. Ce dernier fut très facile à trouver, nous n’avions pas fait dix mètres que nous fûmes assaillis. Pour l’alcool, nous étions plus sceptiques jusqu’à ce que nous trouvions un vendeur de chips encore ouvert. Kassy avec un regard à tomber par terre lui demande où nous pouvons trouver une bouteille…</p>
<p style="text-align: justify;">-Ici mes amis !</p>
<p style="text-align: justify;">Derrière les briques de jus d’orange, il nous sort tout un attirail de whiskey et de gin. Il n’y a plus qu’à se servir. Postés dans une sombre et étroite ruelle, dérangés épisodiquement par quelques népalais inquiets mais rassurés de voir que nous sommes des « blancs » selon leurs mots, la conversation peut reprendre son fil…</p>
<p style="text-align: justify;">-J’aimerai pas me faire accoster par une prostituée, je serai incapable de savoir si c’est un homme ou femme ce soir, constate Tim.</p>
<p style="text-align: justify;">-Çà tombe bien, en voilà !</p>
<p style="text-align: justify;">-Ne me laissez pas seul !</p>
<p style="text-align: justify;">Au même moment comme s’ils/elles l’avaient entendu, deux prostitués débarquent. C’est la fin du jeu, il est temps de rentrer à l’auberge. Quant à Tim, bien qu’il ait eu du mal à se décider, perclus de doutes, il a fini par nous courir après. Est-ce çà une « expérience Katmandou ?! ». Kassy est souriante alors nous en déduisons que oui.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00280-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1055 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00280 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00280-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Aujourd’hui, la bande des quatre a perdu un membre, mais c’est toujours aussi bandant de partager quelques moments avec eux. En route pour Swayambunath communément appelé le « Monkey Temple » afin d’admirer le coucher de soleil sur la ville de Katmandou. Le temple bouddhiste perché sur une petite colline offre une vue imprenable. Les yeux de paix et de compassion qui orne la Stupa dépose un regard calme et bienveillant sur la ferveur de la ville. Tellement calme, qu’avec la musique religieuse, le garde s’endort et oublie de nous faire payer l’entrée. S’il y en a bien qui ne dorment pas, ce sont les singes. Rusés et coquins comme dans une bande dessinée, ils s’organisent pour piquer les biscuits des chiens qui tournent en rond. Les chiens ne sont pas les seuls à se faire avoir, en moins de temps qu’il me faut pour l’écrire, un singe a bondi et volé la bouteille d’eau de William. Ils ont l’habitude car hors de portée, ils ouvrent la bouteille et boivent au goulot. Comme des petits mecs, ce sont de vrais chenapans…</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/IMG_9557-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1056 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="IMG_9557 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/IMG_9557-800x600modif.jpg" width="288" height="192" /></a>Si je voulais de la folie à Katmandou, en cet après midi de festival je suis servi. Compressé par une foule immense dans Durban Square, j’ai vu la folie des hommes… Car à l’inverse de leurs chapeaux qui penchent à droite, la garde a l’air un peu gauche et désorganisé. Il faut oublier ses réflexes européens, là où en France on tenterait d’éviter tout mouvement de foule, au Népal ils les provoquent ! Les chevaux de la police s’approchent pour faire reculer les premiers rangs, les CRS poussent à contre sens, et au milieu de tout çà, un éléphant et un être maléfique avec une torche allumée sont poursuivis par des jeunes. Cet après midi, j’ai aussi vu la folie des dieux… Des dieux vivants ! J’ai de la peine pour cette pauvre petite divinité à qui on a pris l’enfance, mais également la vie. Elle semble totalement hagard, sonnée, perdue par ce qui est entrain de se passer sous ses yeux. Le peuple se bouscule pour l’apercevoir sans qu’elle ne réalise totalement ce qu’elle  représente dans l’imaginaire de tous ces gens. Il faut savoir que la Kumari est une divinité vivante, choisie dès son plus jeune âge sur des critères invraisemblables. Un de ceux là, et de faire passer aux petites prétendantes une nuit dans le noir en compagnie de têtes d’animaux. Ne sont retenues que celles qui ne pleurent pas. L’élue devient une déesse jusqu’à l’âge de douze ans, puis passe le reste de sa vie seule. La légende raconte que si un homme épouse une « ex Kumari », il mourra très vite, ce qui dissuade les plus téméraires…</p>
<p style="text-align: justify;">Entre deux matches de cricket avec Sébastien, un franco suisse, nous avons eu l’autorisation de changer la chaine de la télévision pour regarder, l’Everest dans nos mains (bière locale), la victoire de Bâle sur Chelsea. Les membres de la bande des quatre se sont tous envolés à la découverte de nouveaux horizons, c’est donc avec Sébastien qui s’appelle en réalité lui aussi William (la bière joue parfois quelques drôle de tour) que je m’en vais explorer Patan.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00499-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-1057 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00499 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00499-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Patan se trouve au sud de Katmandou, c’est l’équivalent du Durban Square mais en plus petit, avec plus de charme je trouve. Nous jouons au chat et à la souris avec les gardes en essayant de pénétrer la place centrale par des chemins improbables. Les gens sont toujours aussi souriants et bienveillants. Peut être parce qu’il y a moins de monde, je tombe sous le charme de la place, et avec l’autorisation des locaux je me lance dans la réussite d’un défi, je grimpe sur un éléphant ! Done ! Avec l’arrivée d’un cortège d’étudiantes en costume, nous avons droit à la traditionnelle séance photo pour qu’elles puissent se voir. Mais avec l’arrivée de la pluie, nous avons enfin le droit de prendre la fuite pour se réfugier dans un mini bus. J’avais expérimenté le taxi qui finalement n’est rien comparé aux tremblements du bus à trois roues. Çà secoue tellement que je manque plusieurs fois de passer à l’avant. Cependant je préfère Katmandou sous la pluie. Les couleurs sont toujours aussi vives et l’air beaucoup plus facile à respirer.</p>
<p style="text-align: justify;">J’embarque Pauline avec moi au « Cookie walla », petit bouiboui introuvable dans les ruelles de Katmandou, où j’essaye de lui remonter le moral qu’elle a dans les chaussettes. Et quoi de mieux que le meilleur dessert de la ville ? J’imagine que le chocolat est plus efficace que mon ironie. En effet, gentiment je me moque d’elle et son besoin de se déculpabiliser en voulant aider la terre entière mais qui se coupe du monde avec ses pratiques rituelles du Yoga ou toute autre sorte de méditation. Cependant mes petites provocations, ne m’empêchent pas d’être profondément touché, meurtri, quand tous les soirs devant mes yeux mouillants se joue le même film, beaucoup trop triste, qui n’arrête pas de tourner en boucle sur la chaîne de la vie… Comment rester insensible à la vue de tous ces mômes, d’une douzaine d’année pour le plus âgé, mendier à la nuit tombée quelques biscuits ou roupies afin de s’acheter de quoi sniffer des sacs de glues.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme ces gamins, orphelins et désœuvrés dans la fourmilière grouillante de Katmandou, souvent je me sens petit. Terriblement petit, car je ne fais rien pour changer le cours des choses et pourtant dans les yeux des népalais, je suis grand. Non pas par l’intelligence, non plus par la pensée, ni par un égo surdimensionné (bien que je ne sois pas le plus à même de parler de moi), mais je suis grand par… la taille ! Une tête de plus que tout le monde. Et çà sert (pas dans les bus locaux je vous l’accorde) ! Notamment lorsque je vis ma première expérience avec l’Inde dans la rue de Katmandou. Un mendiant me suit sur plus de 50 mètres. Il réussit à m’énerver en s’accrochant sans cesse à ma manche (chapeau à lui), que j’en viens à hausser le ton. Ma taille cumulée à la gravité de ma voix le fait fuir immédiatement. Ma seconde expérience avec l’Inde se passe à l’ambassade, où j’attendrai un nombre incalculable d’heures pour récupérer un tampon sur mon passeport. Mais l’Inde çà n’est pas pour tout de suite, car j’ai décidé d’étendre d’une quinzaine de jour mon visa népalais pour sauter de ville en ville à travers ce merveilleux pays.<!--more--></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00332-800x600modif.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-1058" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00332 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/11/DSC00332-800x600modif.jpg" width="480" height="360" /></a><!--more--></p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="font-size: 1em;">// Ces lignes sont veines et terriblement frustrantes pour moi. Car je prends conscience au moment de les rédiger que le seul moyen de faire vivre l’expérience Katmandou à celui qui n’y met pas les pieds, c’est d’écrire un livre sur place, le laisser m(o)urir pendant des années dans la rue, pour l’offrir à qui sait feuilleter les odeurs indéchiffrables. Katmandou, c’est tout çà et bien plus encore !<!--more--></span></h4>
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<h4 style="text-align: justify;"></h4>
<p><span style="text-decoration: underline;">Katmandou:</span></p>
<h4 style="text-align: justify;"></h4>
<p></p>
<h4 style="text-align: justify;"></h4>
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