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	<title>Tic-Tac Around The World &#187; Thaïlande</title>
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	<description>A World Tour</description>
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		<title>Un ersatz de chinoiserie !</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Feb 2015 16:43:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

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		<description><![CDATA[// Avachi dans le fond d’un bus local, je pars pour l’ersatz d’un pays qui a refusé de m’ouvrir ses portes : la Chine. Je repense aux joies de ma rencontre avec Iuliana devant l’ambassade chinoise de Bucarest ou mes incessants « aller/retour » entre les consulats français et chinois d’Istanbul pour me voir refuser une énième fois [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// Avachi dans le fond d’un bus local, je pars pour l’ersatz d’un pays qui a refusé de m’ouvrir ses portes : la Chine. Je repense aux joies de ma rencontre avec Iuliana devant l’ambassade chinoise de Bucarest ou mes incessants « aller/retour » entre les consulats français et chinois d’Istanbul pour me voir refuser une énième fois le sésame pour le pays de Mao. Pendant que mon esprit vagabonde dans ses souvenirs, le bus file vers Mae Salong, ville chinoise au nord de la Thaïlande…<span id="more-3092"></span></h4>
<p style="text-align: justify;">-« Hey toi le blanc bec ! C’est ici que tu descends ! »</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2015/02/2013-12-29-12.10.19-800x600modif.jpg"><img class="alignleft wp-image-2735" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2015/02/2013-12-29-12.10.19-800x600modif.jpg" alt="DSC00959 [800x600modif]" width="288" height="216" /></a>Le chauffeur ne m’a peut être pas traité de « blanc bec », mais avant même de comprendre ce qui se passait, les passagers m’avaient jeté dehors avec mes affaires. J’aurai toujours du mal avec cette hospitalité très particulière du peuple thaïlandais pour qui le temps est vraiment de l’argent… A la recherche de quelques explications, je découvre que je suis à Mae Chan, escale obligatoire pour rejoindre Mae Salong, la ville surplombant les collines verdoyantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins je peux m’estimer chanceux, j’attendrai seulement une demi-heure que le sangtéo (taxi) soit plein, contrairement à un jeune américain et un moine qui auront tué le temps pendant plus de deux heures sur le bord d’une route déserte. Le chemin vers les sommets est sublime. Dans la remorque sans protection de la voiture, le froid se fait sentir à mesure que nous grimpons, mais les plantations de thé, les villages et aux autres paysages à couper le souffle me font languir d’être le lendemain pour en profiter au vent de la liberté qu’offre le scooter.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2015/02/2013-12-30-08.50.49-HDR-800x600modif.jpg"><img class="alignright wp-image-2735" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2015/02/2013-12-30-08.50.49-HDR-800x600modif.jpg" alt="DSC00959 [800x600modif]" width="288" height="216" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pendant qu’il reste un peu de lumière et que nos mains ne sont pas encore givrées par la fraicheur du pays, nous en profitons pour faire un tour de village. Pas après pas, je sens l’odeur de la Thaïlande s’éloigner, je ne saurai l’expliquer mais c’est avec plaisir que j’accueille cette étrange sensation qui s’empare de moi. Un avant gout de la suite du voyage ?!</p>
<p style="text-align: justify;">Ici, personne ne parle anglais, notre vieillard solitaire bravant le froid devant sa télévision est loin d’être un cas isolé. Toutes les familles possédant un petit écran sont branchées sur une chaine chinoise, les portes de la maison grandes ouvertes pour montrer le précieux trésor au passant. Pour regarder la télé à Mae Salong, il faut être équipé contre le froid. Je me demande où peut se trouver le plaisir, si ce n’est dans la fierté d’exposer la réussite financière de la famille : elle possède une boite à image ! Est-ce donc cela la Chine moderne ? Je ne sais pas si c’est le fait d’entendre le mandarin à chaque coin de rue ou l’inhospitalité des habitants qui me fait croire que je suis en Chine. En tout cas, c’est un joli pied de nez aux autorités, je n’ai pas eu besoin de visa pour avoir un gout de l’empire du milieu. Cette expérience, ne fait malheureusement pas grandir mes regrets…</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2015/02/DSC01140-800x600modif.jpg"><img class="alignleft wp-image-2735" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2015/02/DSC01140-800x600modif.jpg" alt="DSC00959 [800x600modif]" width="288" height="216" /></a>En ce dimanche soir, il y a une parade des tribus alentours pour clore le festival du thé. (Je comprends l’affluence dans les auberges de la ville). Toutes les tribus locales, dans leurs costumes traditionnels sont là, et çà ne fait que renforcer mon excitation pour demain. Vivement que nous quittions cette place pleine de touristes pour rendre visites dans le calme au villageois. A 20h au cœur de décembre, dans les hauteurs de la Thaïlande Mae Salong s’éteint et du bout de ses doigts givrés, le ciel enfile son gant de fer pour écraser méthodiquement nos visages bleuis par la force tranquille de l’hiver…</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne me reste plus qu’à retourner dans la chambre rédiger quelques lignes de joies sur mon carnet de voyage devant un mur blanc cassé qui suinte à travers chaque fêlure une histoire pleine de douleur … Bonne nuit !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2015/02/DSC01112-800x600modif.jpg"><img class="alignright wp-image-2735" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2015/02/DSC01112-800x600modif.jpg" alt="DSC00959 [800x600modif]" width="288" height="216" /></a>La nuit ne fut pas bonne pour tout le monde, Jason mal équipé contre le froid a souffert le martyr. Dans la précipitation de la veille nous n’avions pas remarqué que la chambre n’avait pas de vitre derrière les rideaux mais une simple… moustiquaire. Pour se réchauffer, nous courons au marché (qui est vraiment rikiki) mais où les bugnes locales en guise de petit déjeuner sont des délices qui se mangent sans faim.</p>
<p style="text-align: justify;">L’heure est venue d’enfourcher les scooters pour une ballade dans les collines environnantes. Cette insolente liberté sur les routes vallonnées m’émeut. C’est magnifique, magique et les photos ne rendent vraiment pas justice à la beauté des paysages. Jason n’a pas l’habitude mais je fais le forcing pour que nous prenions le temps de nous arrêter dans chaque village. Je ne suis pas ici pour faire défiler des champs aussi beaux soient ils à toute allure ou prendre des photos pour les exposer sur les réseaux sociaux. Non, je suis ici pour partager quelques sourires avec la population locale. De cette journée, il restera gravé dans ma mémoire des scènes cocasses et touchantes comme ces enfants qui m’apprennent à jouer avec leur toupie (suis-je dans un rêve ou la réalité ? tombe-t-elle ou continue-t-elle de tourner ?) ou ces « frère et sœur » au sourire ravageur malgré leurs dents offertes à la petite souris. Et que dire de ce papy au regard espiègle avec sa feuille de cigarette infumable mais que n’aurait pas renié Bob. D’ailleurs, est ce que cela tue de fumer des choses pareilles ? (comme les autres me direz-vous, ceci dit rien ne tue plus que de vivre…)<!--more--></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2015/02/DSC01117-800x600modif.jpg"><img class="aligncenter wp-image-3101 " style="border: 2px solid black; margin: 5px;" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2015/02/DSC01117-800x600modif.jpg" alt="DSC01117 [800x600modif]" width="480" height="360" /></a><!--more--></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2015/02/2013-12-30-10.29.46-HDR-800x600modif.jpg"><img class="alignleft wp-image-2735" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2015/02/2013-12-30-10.29.46-HDR-800x600modif.jpg" alt="DSC00959 [800x600modif]" width="288" height="216" /></a>Envahi par sa timidité, Jason reste à l’écart. Il est peu à l’aise avec les personnes qui ne peuvent communiquer en anglais. Pourtant avec les enfants, il suffit de jouer et de sourire mais cela semble au-dessus de ses forces. Alors nous remontons sur nos bécanes pour reprendre la route. Les champs de thé qui sont parfois remplacés par de longues étendues où sèchent des graines de café défilent à toute allure devant nos yeux éperdus par l’infinité verdoyante et vallonné de ce pays. Nous finissons par demander notre chemin aux femmes qui récoltent du gingembre. Après quelques fous rires, le sentier qu’elles nous indiquent se trouve être sans issue. Il ne mène qu’à travers plantations où la balade en mode cross provoqua des montées d’adrénaline à chaque patinage de roue. Nous atteignons la cabane abandonnée de l’agriculteur, point d’opium dans ces champs mais à l’image de la drogue, il n’y a pas de sortie dans cette voie boueuse… plus qu’à faire demi-tour !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2015/02/DSC01144-800x600modif.jpg"><img class="alignright wp-image-2735" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2015/02/DSC01144-800x600modif.jpg" alt="DSC00959 [800x600modif]" width="288" height="216" /></a>Sur le chemin du retour nous traversons les villages pour touristes où les femmes portent le costume traditionnel. Les bus s’arrêtent pour laisser les gens prendre quelques photos et les filles de la montagne vous sautent au cou pour récupérer un peu d’argent en vendant des babioles sans sourire. Finalement, la Thaïlande n’est pas si loin que çà… Et moi, je suis heureux d’avoir pris le scooter et quitté les sentiers « battus » (pour en prendre des boueux sans issues) afin de tomber sur des vieilles femmes au regard inexpressif fumant la pipe mais qui refusent d’être prises en photo.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec cette longue journée, la soupe aussi délicieuse soit elle a du mal à nous rassasier. C’est donc avec un deuxième bol dans le ventre qu’au moment de repartir pour rendre les scooters, Jason tire tout droit… dans le mur ! Plus de peur que de mal. Cet accident le convainc de ne pas rester une nuit supplémentaire dans la fraicheur de Mae Salong. Cependant avant de partir, ils nous restent 30 minutes pour gravir les 718 marches jusqu’au temple surplombant la vallée. (Parfait pour la digestion des épices de la soupe !) Depuis là-haut la vue est sublime, contrairement au temple sans âme, mais pas le temps de s’endormir, il faut redescendre pour ne pas louper le sangtéo…<!--more--></p>
<h4 style="text-align: justify;">// Il est l’heure de se séparer et ces deux jours de voyage en compagnie de Jason furent des plus agréables. Pendant qu’il part vers le sud, je me rends compte qu’il fut comme un miroir. J’ai pu voir à travers lui, le chemin accompli depuis le début de mon aventure… Le bus en direction de Mae Sai, ville frontière avec la Birmanie, arrive bondé. Je suis obligé de m’assoir sur les marches d’entrée où les portes ouvertes me permettent d’apprécier le paysage qui défile sans pouvoir le distinguer… Quand l’image se floute, mon esprit s’éclaire. Le coucher de soleil divin sur les montagnes qui marquent la frontière est une image hors du temps, un havre de paix pour finir ce voyage au cœur d’une Chine qui n’en est pas une, d’une Thaïlande qui n’en est plus une, mais avec un plaisir toujours intact et renforcé à l’approche de nouvelles cultures à découvrir&#8230;</h4>
<p><!--more--></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Mae Salong:</span></p>
<p></p>
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		<title>L’enfer repeint de blanc devient-il le paradis ?</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Nov 2014 20:49:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

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		<description><![CDATA[// Dans ma quête d’authenticité, après avoir repris au ralenti la route des 726 virages, j’enchaîne avec le bus de nuit en direction de Chiang Rai. Çà me permet d’éviter une nuit dans la trop occidentalisée ville de Chiang Mai. Çà me permet d’être plongé dans un bus de locaux heureux de voir que certains [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// Dans ma quête d’authenticité, après avoir repris au ralenti la route des 726 virages, j’enchaîne avec le bus de nuit en direction de Chiang Rai. Çà me permet d’éviter une nuit dans la trop occidentalisée ville de Chiang Mai. Çà me permet d’être plongé dans un bus de locaux heureux de voir que certains « touristes » s’aventurent dans leur quotidien. Mais çà me permet surtout… de découvrir que la vie est pleine de surprises où les acquis ne sont qu’illusions : Il y a pire qu’un film de Bollywood… un navet américain doublé en Thaï ! Attention les yeux et les oreilles !</h4>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/11/DSC00928-800x600modif.jpg"><img class="alignleft wp-image-2731" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/11/DSC00928-800x600modif.jpg" alt="DSC00928 [800x600modif]" width="230" height="307" /></a>A l’arrivée, la musique a changé, mais la lumière est toujours allumée. Sans m’en rendre compte, noyé dans une marée humaine, je traverse le night bazar. Est-ce à cause de ce brouillard de chair que je n’arrive pas à sentir la chaleur d’une auberge familiale ? Je ne vois rien à l’horizon… et je finis par lancer un SOS dans un bar (érotique ?). La propriétaire appelle un de ses amis qui vient me chercher en scooter pour me louer une chambre très sympa dans un hôtel en rénovation (qui n’a rien d’un hôtel de passe). Après quelques bavardages avec mon voisin des Alpes… je tombe d’épuisement ! Bonne nuit les petits Suisses !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/11/DSC00869-800x600modif.jpg"><img class="alignright wp-image-2733" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/11/DSC00869-800x600modif.jpg" alt="DSC00869 [800x600modif]" width="230" height="307" /></a>Le jour se lève en même temps que le chant des travaux de l’hôtel. Les yeux mi-clos, je transporte ma fatigue dans le centre ville qui n’a plus rien d’étouffant. Il n’y a rien, il est vide d’intérêt et de gens… Seule la chaleur rend mes paupières lourdes, toujours plus lourdes… Alors je me refugie dans un temple abandonné pour me relaxer. Pas de présence divine mais une sérénité et un calme beaucoup plus agréable que dans le festival des fleurs. Ce dernier, à l’image de la Thaïlande, fait artificiel. Dans ces jardins aux milles couleurs mais sans odeurs, les mannequins plantés peinent à faire illusion… Le fantasme du « pot de fleur » est-il illustré dans cette exposition ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est certain, c’est que la banane est plus qu’illustrée dans les délicieux Roti, elle y est carrément fourrée ! Guidé par mon odorat, je continue ma balade de découverte culinaire en découverte culinaire… Malheureusement, on ne peut pas réussir à tous les coups ! Je me lance à grignoter des petits morceaux grillés dont raffolent les thaïlandais… il s’agit de tendons de poulet. Les anciens racontent que ces ligaments sont plein de vertus, certainement une hérésie comme nos parents qui nous font croire que la soupe fait grandir ! L’appétit coupé, je n’ai plus les yeux assez gros pour me lancer dans la dégustation d’une fondue locale. Tel un chien repus, je pars en quête d’un territoire pour pisser.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/11/DSC00959-800x600modif.jpg"><img class="alignleft wp-image-2735" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/11/DSC00959-800x600modif.jpg" alt="DSC00959 [800x600modif]" width="288" height="216" /></a>De rue en rue, le nez levé, je m’égare dans le quartier de la veille, qui ressemble étrangement à un coin pour fille de joie. Pas besoin d’avoir une gueule d’ange, « à priori, celle d’un chien suffit », pour s’imaginer être le chanteur de Daniel Balavoine : « Et partout dans la rue / J&rsquo;veux qu&rsquo;on parle de moi / Que les filles soient nues / Qu&rsquo;elles se jettent sur moi / Qu&rsquo;elles m&rsquo;admirent, qu&rsquo;elles me tuent / Qu&rsquo;elles s&rsquo;arrachent ma vertu ». J’avance doucement, trainant une cohorte de filles derrière moi, que je sème à coup de refus… refus d’un verre dans leur bar, refus d’un massage à l’étage… Puis surgit au milieu de la nuit, cette merveille d’orient, une beauté sans nom au regard attendrissant et à la gestuelle d’une douceur qui n’a d’égale que les voyages cotonneux dans des paradis illusoires. Je fuis pour ne pas céder à ses chants de sirène. Deviendrai-je peureux ou raisonnable ? Elle est si belle, pourquoi a-t-elle besoin de faire çà ? J’aimerai pouvoir la séduire sans argent, mais sans argent, il ne reste plus qu’à traverser la rue dans l’espoir de trouver un bar « normal », en vain…</p>
<p style="text-align: justify;">Cette approche des nuits Thaïlandaise me fait comprendre comment de vieux allemands au ventre bedonnant peuvent se sentir désirés. Ils se laissent délicatement bercer d’illusions mais pas aussi consciemment qu’on l’imagine depuis l’Europe. Même si le résultat est le même, la prostitution est « festive » en Thaïlande. C’est troublant…</p>
<p style="text-align: justify;">La gloire d’être un touriste « blanc » n’apporte pas que des jolies demoiselles à vos pieds, il y a aussi celles qui s’assoient à vos côtés dans le bus… Et ce matin, en allant au White Temple, je suis particulièrement gâté avec une jeune fille qui… pue ! (au sens « propre », si on considère ce qualificatif comme approprié à la situation).</p>
<p style="text-align: justify;">Le White Temple, aussi appelé « Wat Rong Khun », est une offrande d’un richissime artiste thaïlandais, Chalermchai Kositpipat, en l’honneur du roi actuel de Thaïlande. On retrouve le côté effrayant et morbide de l’enfer tout autour du temple dans lequel nous entrons à travers deux immenses crocs protégés par des dragons. Dans cette pièce jaune au couleur du Royaume, l’élévation de Bouddha sur plusieurs niveaux dont le dernier, au centre, immaculé de blanc pour symboliser la pureté du bouddhisme et incrusté de petits miroirs pour suggérer la réflexion de l’illumination me laisse sans voix… Superbe ! Cette étrange construction humaine fait naitre en moi cette question qui ne me quittera plus : L’enfer repeint de blanc devient-il le paradis ?</p>
<p><span id="more-2725"></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/11/DSC00949-800x600modif.jpg"><img class="aligncenter wp-image-2738" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/11/DSC00949-800x600modif.jpg" alt="DSC00949 [800x600modif]" width="480" height="360" /></a></p>
<p><!--more--></p>
<p style="text-align: justify;">Pendant que les dragons protègent l’esprit, et que bouddha s’envole, moi je retrouve mon cœur et l’envie d’apprendre… Avec le sentiment de celui qui a fait le bon choix, prendre la route, à la découverte des autres et de soi-même, malgré la foule (faut dire que la visite est gratuite) je vous recommande ce détour. L’artiste finance son projet fou grâce aux dons et par la vente de ses peintures. L’œuvre est toujours en cours de construction, il reste de nombreux temples à parachever.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/11/DSC00990-800x600modif.jpg"><img class="alignright wp-image-2736" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/11/DSC00990-800x600modif.jpg" alt="DSC00990 [800x600modif]" width="288" height="216" /></a>D’être passé de la lassitude d’un pays à l’émerveillement d’une œuvre qui résonne encore au plus profond de moi m’achève, le soleil est à son apogée et je m’endors&#8230; Je retrouve mes esprits lorsque les charmants propriétaires de l’hôtel viennent frapper à ma porte. Inquiets, ils viennent s’enquérir de mon état de santé ! Je les rassure et je passe la soirée avec eux et quelques clients. Mais avant cela, je rejoins la bondée « walking street » où se tient un marché chaque samedi soir. Chaque pas en avant est une lutte contre la masse humaine, je me crois de retour en Inde. Mais il y a énormément de thaïlandais ce qui est toujours bon signe, d’ailleurs je mange beaucoup mieux qu’au night bazar de la veille. La curiosité retrouvée du voyage, je relève un défi et m’enfile un cornet d’insectes frits ! C’est plutôt bon, un petit gout de chips salés, mais le problème : ils refroidissent très vite à cause de leur taille. Dès lors ils deviennent écœurants, avec l’impression de boire uniquement de l’huile.</p>
<p style="text-align: justify;">De retour à l’hôtel, je digère toutes ces petites bêtes, à coup de Sangsom (Rhum local) partagé avec les propriétaires suisses. Il y a aussi Lara, une américaine qui était venue pour deux mois et se retrouve embarquée comme volontaire à l’hôtel et dans un centre de méditation depuis presque une année. Assis en face d’elle, les bras balans mais la verve arrogante, se trouve Michael, le cliché de l’allemand en Thaïlande avec ses blagues lourdes, un poil raciste… et son ventre imposant ! Il forme une doublette de choc avec Dédé l’alcoolique qui n’a pas d’autre solution que de foncer dans le mur pour arrêter et garer son scooter. Dans un crachin à peine compréhensible, il nous explique que c’est un royaume de fous qui ne respectent plus rien. Mais heureusement que malgré cela, lui revient chaque année pendant 3 mois pour dépenser ses sous… Tous çà dans un acte de générosité insensé pour la survie de ce pays.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/11/DSC00919-800x600modif.jpg"><img class="alignleft wp-image-2737" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/11/DSC00919-800x600modif.jpg" alt="DSC00919 [800x600modif]" width="288" height="216" /></a>Néanmoins tout n’est pas à jeter dans leur galimatias. Avec leur expérience de la prostitution, je découvre que de nombreuses filles en ville sont reconnues par un simple bout de papier mais qu’elles sont considérées comme apatrides. On les appelle communément les filles de la montagne ou les filles pas claires. Çà m’intéresse d’en apprendre davantage, je prends la décision de visiter le musée des tribus montagnardes de Chiang Rai avant de partir pour Mae Salong le lendemain.</p>
<p style="text-align: justify;">Au petit matin, encore dans le gaz avec les vapeurs du Rhum, j’arrive au musée. Premier choc, on parle principalement d’opium. Il faut dire que je me rapproche du fameux triangle d’or, Thaïlande/Laos/Birmanie. Je suis aux pieds des montagnes qui renferment ce fameux royaume de l’opium où régna le légendaire Khun Sa, baron de la drogue, qui n’avait rien à envier au très médiatique, Pablo Escobar. Une fois, le « seigneur de la mort » chassé, le gouvernement thaïlandais a imposé la culture du thé à la place de celle du pavot. Bien entendu il reste d’innombrables parcelles clandestines. Dans un petit coin du musée, je trouve la réponse à l’origine de ma venue ici : Pourquoi les filles de la montagne sont considérées comme apatrides ? En effet les peuple des tribus montagnardes ne sont pas reconnus comme thaïlandais, bien que vivant dans le royaume de Siam depuis plusieurs générations, car ils sont originaires des pays voisins. En raison des frontières poreuses, le gouvernement thaïlandais craint un exode massif vers son pays s’ils accordent la nationalité thaïlandaise à ces tribus.</p>
<h4 style="text-align: justify;">// Bien que très scolaire, cette visite du musée n’était pas de trop. C’est avec la joie retrouvée du voyage que je pars découvrir la Thaïlande du nord sous un jour nouveau. Sans me retourner vers le soleil de Chiang Rai, j’enfile mon sac à dos pour marcher en direction de Mae Salong à la conquête de révélations sur les ethnies de la montagne…</h4>
<p>&nbsp;</p>
<p><!--more--></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Chiang Rai:</span></p>
<p></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Are you Ting Tong ?</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Sep 2014 19:40:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

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		<description><![CDATA[// A la suite de quelques bavardages avec la jolie Olga, je me mets en route pour le village de Paï. Çà monte, çà descend et surtout çà tourne, la route aux 726 virages à travers la jungle est délicieuse de verdure. La couleur de l’espoir ?! L’espoir de retrouver une certaine sérénité, ainsi que le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// A la suite de quelques bavardages avec la jolie Olga, je me mets en route pour le village de Paï. Çà monte, çà descend et surtout çà tourne, la route aux 726 virages à travers la jungle est délicieuse de verdure. La couleur de l’espoir ?! L’espoir de retrouver une certaine sérénité, ainsi que le plaisir et la curiosité d’échanger avec d’intéressantes personnes…<span id="more-2636"></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/09/DSC00858-800x600modif.jpg"><img class="alignleft wp-image-2520" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/09/DSC00858-800x600modif.jpg" alt="DSC00570 [800x600modif]" width="288" height="216" /></a>Dans un bus rempli de touristes, ma première impression ne m’inspire rien de bon. Cette désagréable sensation d’aller droit dans un lieu qui n’est pas fait pour moi. Cette boule intérieure s’amplifie devant la fanfaronnade toujours plus grandiloquente des passagers. Ils vendent Paï, comme l’endroit le plus dingue et le plus « cool » de Thaïlande. Un paradis isolé où le temps s’est arrêté. Celle qui s’est arrêtée de sourire devant cette esbroufe de jeunes adolescents, c’est ma voisine. Une hollandaise dont je tairai l’âge par respect. Elle m’avoue être déjà venue ici, il y a une quinzaine d’année, et voir cette quantité de bus, et de jeunes occidentaux qui s’y rendent l’inquiète sur l’état de notre destination. La beauté préservée, immaculée et reculée d’un village thaïlandais qu’elle a conservée dans sa mémoire durant toutes ses années, est balayé par les constructions en dures qui depuis se sont formées. Dépitées, à peine le pied posé sur le sol bitumé, elle part à la recherche d’un bus pour retourner à Chiang Mai afin de protéger ses souvenirs majestueux d’une réalité désolante.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/09/DSC00654-800x600modif.jpg"><img class="alignright wp-image-2520" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/09/DSC00654-800x600modif.jpg" alt="DSC00570 [800x600modif]" width="288" height="216" /></a>N’ayant pas de souvenirs à défendre, je m’avance pour combattre mes a priori. Bien que Paï soit devenu un gros village à touriste, un charme et une atmosphère unique s’en dégage autour de sa rivière aux ponts de bambou noyés dans une forêt de huttes. C’est dans une ambiance baba cool un peu trop sur jouée par les touristes que le reggae de Bob et cie s’entonne. Cette musique n’est pas ma tasse de thé, cependant j’apprécierai grandement une « cup of tea » bien chaude pour lutter contre le froid qui saisit mes doigts à la tombée de la nuit. Assis autour d’un feu, je passe la soirée au Follow me à regarder un jeune thaïlandais maitriser les flammes au bout de ses bâtons qu’il fait tournoyer toujours plus haut dans le ciel comme un appel à lune qui s’élève au dessus de la colline.</p>
<p style="text-align: justify;">Seul dans le grand dortoir mal isolé, pas équipé de couverture et surtout trop près de la rivière, je grelotte jusqu’à onze heure du matin. L’instant où le soleil finit par pointer le bout de son nez pour réchauffer mes pieds givrés. Ce froid de canard m’encourage à la recherche d’une hutte individuelle qui ne donne pas sur l’eau.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette quête illustre à merveille la mentalité pervertie des thaïlandais par le tourisme de masse. Un propriétaire me donne sa parole qu’il me garde la hutte, le temps que j’aille chercher mes affaires. A mon retour, une demi-heure plus tard, il m’apprend sans gêne qu’il l’a redonné à quelqu’un qui était prêt à en payer le double du prix tout de suite. Cette expérience me conforte dans l’amabilité toute relative du peuple thaïlandais. Celui-ci n’a du temps à accorder que si tu le monnayes. Si j’étais mesquin, je pousserai le vice en disant qu’il n’y rien d’étonnant à ce que la Thaïlande soit devenu le pays du tourisme sexuel…</p>
<p style="text-align: justify;"><!--more--></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/09/DSC00675-800x600modif.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-2524" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/09/DSC00675-800x600modif.jpg" alt="DSC00621 [800x600modif]" width="480" height="360" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><!--more--></p>
<p style="text-align: justify;">Tant pis pour moi, qui en appelle à ma bonne étoile pour trouver une solution. Et comme depuis 26 ans, à chaque problème elle a toujours répondu présente, par dessus les hautes fleurs roses, elle me sort une hutte disponible. L’endroit est idyllique avec en guise de réveil une vue merveilleuse sur la colline, parfait pour me détendre en cette fin d’année. Le programme sera composé d’un triptyque des plus simplistes : écrire, lire et farniente au soleil en tournant le dos à cette masse de touristes végétatifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré mes préjugés, je ne suis pas encore misanthrope. Et sous le soleil d’hiver, je profite du temps qui plane pour faire connaissance avec des personnes inattendues dans ce lieu de fumette généralisée. Au milieu de babas amorphes, je rencontre Olivier, un jeune coureur bien trop réveillé pour la torpeur du mythique circus school de Paï. Pendant que tous rêvassent grâce aux herbes qui font rires, autour du feu il me chuchote son programme… Ici, il ne boit pas, ne fume pas, mais il profite des routes escarpées du nord thaïlandais afin de se préparer au marathon. Lorsque le monde s’endort, nous allons finir de discuter dans un bar de jazz pour changer du reggae qui me casse les pieds. A moins que je sois à bout de souffle d’écouter ses interminables histoires de running…</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les autres rencontres marquantes du séjour « Païen », il y a Bad &amp; Elie. Ils sont en total contraste avec cette foule de jeunes et pâles Vishnu pensant arrêter le temps. Ils forment un admirable duo de français, plein d’énergie et de vitalités toujours pas éprouvées par leurs 18 années communes de maintenance sur corde. Ils sont drôles, bien qu’un peu énervé par cette place où fourmillent ces drédeux faussement cools. Nostalgique de leur épopée cambodgienne, comme moi, ils trouvent le village de Paï vide de sens surtout sans thaïlandais à l’horizon. Certainement plus souple et tolérant que moi, ils m’invitent à retrouver une naturopathe perchée qu’ils ont rencontrée plus tôt dans leur voyage. La confrontation en direct de ces deux mondes est un spectacle qui mérite à lui seul d’être venu ici. Les bombes en rafale qui déferlent de la bouche de ce duo font exploser en vol les idéaux faussement novateur d’une fille à peine réveiller qui paye pour planter des patates à un propriétaire trop fainéant. (Ou très intelligent, c’est selon…). Nous irons rallumer le feu de l’hôtel pour profiter d’un second épisode de cet épique spectacle.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/09/DSC00726-800x600modif.jpg"><img class="alignright wp-image-2520" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/09/DSC00726-800x600modif.jpg" alt="DSC00570 [800x600modif]" width="288" height="216" /></a>La veille de Noël, le réveil est difficile comme la soirée sera d’une tristesse sans nom. Heureusement, il y a le soleil du jour, où les pieds en éventail, un livre entre les mains, je suis en exil… Je suis enfin le roi de mon royaume ! A force d’avoir parlé d’opium et de triangle d’or avec les deux frenchies, mon esprit s’évade et je me perds dans les épices du Masala Tea, qui est difficilement comparable avec le chaï indien. Pendant cette journée d’agréable repos solitaire, l’idée de passer le 1<sup>er</sup> jour de l’an 2014 en Birmanie, vient se greffer dans ma petite tête. Il faut dégager d’ici rapidement et tant pis pour le programme détente de la fin d’année.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais avant cela, je m’offre un petit cadeau de Noël… Mon premier tour en scooter ! Pour trois fois rien, j’achète une sensation nouvelle et imaginée tant de fois dans mon enfance : j’enfourche un deux roues pour gouter à la liberté solitaire de la route. C’est excellent ! Les paysages qui défilent devant mes yeux ébahis sont d’une beauté insolente. Seul le village chinois, fait allure de fausse note, j’ai la sensation d’arriver à Disneyland, tout est neuf et ressemble à du toc (Made in China ?). Les gens ont la possibilité de louer de faux costumes traditionnels pour prendre des photos devant de faux monument en carton. Succès garanti auprès des touristes japonais. Cet épisode me convainc de rester sur la route pour profiter du vent frais qui balaye mes joues ravies.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/09/DSC00782-800x600modif.jpg"><img class="alignleft wp-image-2520" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/09/DSC00782-800x600modif.jpg" alt="DSC00570 [800x600modif]" width="288" height="216" /></a>Les kilomètres défilent quand je tombe sur une foule dansante en bas de la chaussée. Je m’arrête pour m’approcher au plus près de ce village qui célèbre la construction d’un nouveau pont. La musique résonne (pas de reggae ici), les moines se succèdent pour bénir la future architecture, les hommes travaillent pendant que les filles dansent. Les gens sont heureux, ils s’amusent comme des petits fous et sont accueillants comme je ne l’avais jamais connu en Thaïlande. Ils me guideront jusqu’au premier bouiboui pour manger devant les vendeurs surpris de voir un blanc accompagné par une ribambelle de moines chaleureux.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est avec un plaisir non dissimulé que je profite des merveilles du voyage : s’éloigner de tout, pour se rapprocher du vrai, se recentrer sur la magie de la complicité instantanée, autrement dit le désir d’humanité… Enjoy the road ! En ce jour sacré, éloigné des miens pour la première fois, cette rencontre inattendue dans ce pays qui m’a tant déçu, me rappelle que Noël a toujours et sera toujours un jour très spécial pour moi.<!--more--></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Vive Noël ! Joyeux Noël !</strong><!--more--></p>
<p style="text-align: justify;">De retour au campement, les huttes sont vides et les occidentaux font la fête. Bien qu’improbable et inadaptée à la culture asiatique, l’ambiance de Noel est bonne enfant ce soir. La bière coule à flot même si la dinde aux marrons à été remplacée par le poulet au barbecue. Je m’absente discrètement quelques instants pour revoir ma famille grâce à la magie de skype. Çà me fait plaisir de les revoir souriants malgré leur sempiternelle rengaine : « Quand rentres-tu ? ». Mais il y a un mais, car même le jour de Noël les choses ne sont pas aussi simple… Mon grand-père a le regard absent, et moi je ne peux pas accepter l’usure des héros ! Alors monte en moi la devise de Paï : « Are you ting tong ? Es-tu fou ? ». Ce soir, je me demande s’il ne faut pas être fou pour s’accrocher ainsi à la vie…</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/09/DSC00853-800x600modif.jpg"><img class="alignright wp-image-2520" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/09/DSC00853-800x600modif.jpg" alt="DSC00570 [800x600modif]" width="288" height="216" /></a>N’étant pas prêt à revenir en France, je retourne faire la fête, et je bois pour oublier… oublier cette « Paï » qui s’est mise en travers de ma gorge, douleur que je noie d’alcool de riz avec Feid, une jeune artiste et ses amis thaïs. Mais autour du feu, l’ivresse a brulé d’autre que moi. Notamment mon voisin irlandais, gentil comme tout mais légèrement maladroit sous l’emprise d’alcool. Stupéfait par le choc des cultures, le propriétaire finira pas le virer. Le garçon n’étant pas du genre à se démonter, il revient en pleine nuit défoncer la porte de sa hutte pour s’y reposer en paix… Sacré Irish, ils font honneur à leur réputation !</p>
<p style="text-align: justify;">C’est l’heure de quitter les hippies chics peuplant le village de Paï. Avant de partir, je retrouve mes deux amis français qui ont mis quelques principes de côtés pour profiter un peu des gens en cette fin d’année Même si je les sens tristes et désemparés, je souhaite à ce drôle de duo, bonne chance pour la suite de leur voyage. Quant à moi, je me permets de conclure en utilisant un paragraphe d’Albert Camus décrivant au plus juste dans ses journaux de voyage, le sentiment de mon expérience thaïlandaise…<!--more--></p>
<h4 style="text-align: justify;">// « Ma curiosité pour ce pays a cessé d’un coup. Comme de certains êtres dont je me détourne sans explication et sans plus d’intérêt. Et je vois bien les mille raisons qu’on peut avoir de s’y intéresser, je serai capable d’en présenter la défense et l’apologie, je puis en reconstruire la beauté ou l’avenir, mais simplement mon cœur a cessé de parler et… ». Je reprends la route depuis ce paradis perdu que je n’ai pas connu.</h4>
<h4 style="text-align: justify;"><!--more--></h4>
<p><span style="text-decoration: underline;">Paï:</span></p>
<p></p>
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		<title>Nous : Sauvages !</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Aug 2014 15:16:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// C’est une nuit contrastée et interminable qui m’accompagne vers la rose du nord. N’ayant pu obtenir de couchette, emmitouflé dans ma couette, me tordant dans tous les sens, je lutte contre la climatisation toujours trop forte des trains thaïlandais. L’arrivée du jour s’apparente à un rêve éveillé. Un réveil magique, où à travers la vitre du train qui avance au ralenti, le soleil se lève progressivement pour ne pas brusquer la quiétude de ce paysage aux milles verts. La jungle et les montagnes tremblantes sous les rayons chaleureux d’une lumière nouvelle me font vibrer comme le Népal m’a envouté…<span id="more-2512"></span></h4>
<p style="text-align: justify;">Après une nuit d’insomnie à ressasser le parcours effectué depuis le début, il ne peut y avoir plus fort symbole que ce réveil féérique… je suis sur la bonne voie. La rêverie a ses impondérables que la réalité d’une vitre ne peut masquer : Me voilà arrivé sur le quai de la gare de Chiang Mai. Le souffle de vie turbulent, engendré par tous ces blancs aux valises trébuchantes n’annonce rien de bon. C’est à ce moment là qu’une japonaise voyageant seule (cas unique jusqu’à présent), me demande si je sais où se trouve l’auberge de jeunesse « Deejai » dont j’avais déjà entendu le nom à Bangkok. Aucune idée, mais nous faisons le voyage ensemble à travers la ville. Au nombre infini d’agence de voyage, je comprends vite qu’il n’y a rien à faire ici, et que tout se passe dans les alentours et ses magnifiques forêts verdoyantes.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/08/10376341_10152423753173841__med_hr.jpeg"><img class=" wp-image-2519 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="10376341_10152423753173841__med_hr" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/08/10376341_10152423753173841__med_hr.jpeg" width="230" height="347" /></a>Je passe mon après midi à flâner en solitaire dans les rues bien ordonnées du centre ville de Chiang Mai. Encerclé par un cours d’eau détourné, le cœur de la ville forme un carré où je me sens prisonnier de son architecture artificielle. Aux commissariats succèdent des temples aux jardins peuplés d’agence de tourisme d’où surgissent les vagues assoiffées de sauvages hurlants au plaisir des bières fraîches. Faut dire que les pubs irlandais font la course aux bars latino dans une ville qui n’a plus rien de thaïlandais. C’est envahi de ce sentiment d’imposture, que je repousse la horde de tuk-tuk rouges qui me propose des services sur brochures plastifiées à ne plus savoir qu’en faire. Désemparé, je pose mes fesses à côté du seul habitant qui accepte de me faire la conversation sans me réclamer de l’argent. Il m’apprend notamment que le moine placardé sur tous les murs de la ville s’appelle Luang Pu. Il a plus de 90 ans et c’est le doyen des moines vivants en Thaïlande.</p>
<p style="text-align: justify;">-Je suis certain qu’il t’apprécierait beaucoup. Il a toujours vécu entouré de chats. Et tu sembles être comme eux… solitaire, ne t’approchant que lorsque tu veux savoir quelque chose !</p>
<p style="text-align: justify;">Cette remarque légèrement teintée de reproche me fait sourire lorsque j’aperçois au loin un groupe d’australiens beuglants sur les vertus des cocktails bon-marchés. Il aurait certainement pu ajouter que je suis égoïste. Intransigeant dans ma façon de ne m’intéresser qu’aux locaux tout en refusant de payer pour poser mes questions, ce qui semble être une vision du voyage totalement surréaliste en Thaïlande. Mais je crois que je préfèrerai toujours être un petit chat solitaire et patient dans sa quête de réponse, plutôt qu’un mouton dévastateur qui ne s’intéresse qu’aux pas de danses de ses congénères de soirées sans prendre le temps de découvrir le pays qu’il piétine impunément.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/08/DSC00570-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-2520 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00570 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/08/DSC00570-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>En parlant de mouton, il est d’ailleurs temps pour moi de récupérer ma laine à la laverie automatique. (Et même si les températures sont agréables, un chat s’est coincé dans ma gorge provoquant une toux qui ne me quitte plus.) Je retrouve la famille du restaurant d’à côté qui m’avait aidé à trouver des jetons pour la machine ainsi que pour acheter ma dosette de lessive liquide. C’est tout souriant que l’ancien ne parlant pas un mot d’anglais, m’accueille avec mon linge plié, tendu au bout de son bras droit pendant que sa main gauche soutien son coude dans la plus pure tradition bouddhiste. Ce geste, symbolise une offrande faite avec tout son cœur. Touché par tant de grâce, je m’installe à la table de leur restaurant pour déguster une soupe dont ils ont le secret.</p>
<p style="text-align: justify;">De retour à l’hôtel, je fais la connaissance d’un duo de français recherchant un troisième larron pour aller jouer avec les tigres. Assez sceptique sur le traitement infligé aux bêtes que j’imagine sous sédatif, je me décide à accepter leur proposition afin de pouvoir faire ma mauvaise langue après l’avoir expérimentée de mes propres yeux. Cependant, je ne les suis pas dans leurs soirées endiablées où je peux facilement être critique pour les avoir testées plus d’une fois. La beuverie inconsciente entre « occidentaux sauvages » ne m’apporte plus grand-chose si ce n’est une gueule de bois carabinée. Il est déjà venu l’heure pour moi de jouer aux vieux cons et je crois pouvoir affirmer que çà ne me dérange pas plus que çà.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/08/DSC00599-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-2522 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00599 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/08/DSC00599-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Au petit matin, l’esprit frais d’une nuit reposante, je retrouve un seul des deux compères : Ange, qui n’en a pourtant que le prénom. Après leur terrible nuit, son ami malade ne peut pas nous accompagner. La demi-heure enfermée au milieu des tigres fut un sacré moment de joie, c’était… COOL ! Plein de préjugés (qui sont peut être réels), je m’attendais à retrouver des animaux totalement amorphes, drogués pour le plaisir des touristes… Après cette expérience, je pense surtout qu’ils sont dressés, habitués à la présence humaine depuis leur naissance, et qu’ils ne sont pas affamés car nourris par les hommes (Nous sommes loin des tigres sauvages. je resterai sceptique sur leur chance de survie s’il fallait les remettre dans leur milieu naturel). Cependant je ne pense pas qu’ils soient sous sédatifs, car les dresseurs les font vraiment bouger. D’ailleurs je n’aimerai pas me retrouver dessous quand les tigres se mettent à jouer en sautant jusqu’à trois mètres de haut pour claquer une noix de coco. Après mettre fait balader par Tigrou, mon nouvel ami, moi le chat Kassé, je profite de cet espace personnel pour vous glisser une petite vidéo de Greenpeace : (ni voyez pas une conversion totale de ma part pour les idéaux de Brigitte Bardot et ses amis !)<!--more--></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.dailymotion.com/video/x22d8wd_des-chats-pour-sauver-des-tigres-mis-en-scene-par-greenpace_news" target="_blank">http://www.dailymotion.com/video/x22d8wd_des-chats-pour-sauver-des-tigres-mis-en-scene-par-greenpace_news</a></p>
<p style="text-align: justify;"><!--more--></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/08/DSC00621-800x600modif.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-2524" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00621 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/08/DSC00621-800x600modif.jpg" width="480" height="360" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><!--more-->N’ayant pas eu de chairs fraîches à me mettre sous la dent depuis la veille, je fais escale dans mon nouveau QG où les soupes sont toujours aussi bonnes. A l’intérieur du bol, dans le reflet d’une eau bouillonnante, j’aperçois le visage d’un chat qui aurait bien besoin de se faire raser les moustaches ! En route pour le coiffeur où j’offre mes tifs à une barbière peu commode pour la modique somme de 40 bahts (environ 1 euro). Enfin, çà c’est ce que je croyais, car après m’avoir fait une coupe interdit chez toutes les personnes qui se respectent (elle n’a jamais mouillé mes cheveux, jamais utilisé les ciseaux, tout à la tondeuse et à l’œil), elle me réclame 140 bahts. Nous coupons la poire en deux à défaut de mes cheveux, et me voilà reparti avec une tête qui ne vaut pas deux euros !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/08/DSC00638-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-2523 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00638 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/08/DSC00638-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Pour mon dernier soir à Chiang Mai, je participe au BBQ organisé par l’hôtel à côté de leur piscine. Et à ce moment là, je comprends enfin pourquoi cette ambiance ne me plait pas, pourquoi ce tourisme de masse et de fêtards ne me convient pas, je comprends enfin pourquoi je ne m’intègre jamais dans ces groupes de jeunes où il faut se présenter… fier ! Dire tout haut d’où l’on vient et tout ce que l’on a traversé pour arriver jusqu’ici. Il faut vendre son voyage comme la chose la plus difficile et incroyable qu’il soit permise de faire. D’humeur joueuse, j’enfile mon costume d’apprenti sorcier pour casser un peu leur délire, car nous empruntons tous plus ou moins la même route. Lorsqu’un australien se présente à moi… : « attends, laisse moi deviner… tu as commencé par l’Indonésie avant de rejoindre la Malaisie et d’arriver maintenant en Asie du sud-est », lorsqu’il s’agit d’un allemand ou d’un hollandais… : «  attends, attends, laisse moi deviner… tu es passé faire un trek au Népal avant de rejoindre l’Asie du sud-est (je sais que tu as sauté l’Inde, mais chuuutttt) ». Cela marche presqu’à tous les coups mais çà me met hors jeux car je casse le mythe du voyage unique et exceptionnel. Le pire dans tous çà, c’est qu’ils n’en ont que faire, et ne se remettent pas en question sur le fondement et les raisons de leurs aventures. Ils vivent dans leur bulle à la découverte de tous les night clubs du monde, mais pour le reste… (De tous cela, je retiens un élément commun : ils ont détesté le Laos, ce qui me rend encore plus impatient de découvrir ce pays.)<!--more--></p>
<h4 style="text-align: justify;">// Par la magie de facebook, j’ai retrouvé Danny, un américain rencontré à Katmandu qui m’explique adorer Chiang Mai, car il se sent comme chez lui… il est à la maison ! Il a tapé dans le mille et je crois qu’il ne peut y avoir plus juste description pour définir la Thaïlande. Nous les sauvages « civilisés », nous avons fait pousser des villes occidentales au cœur d’une nature paradisiaque pour que la jeunesse vienne s’amuser à moindre frais sans la crainte du déracinement. Bienvenue en « terrain connu » !<!--more--></h4>
<p><span style="text-decoration: underline;">Chiang Mai:</span></p>
<p></p>
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		<title>Prendre Racine !</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jun 2014 09:19:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

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		<description><![CDATA[// Dans ma recherche de culture et d’histoire d’un peuple qui se targue d’être le seul pays d’Asie du Sud-est à n’avoir jamais été colonisé, je me dirige vers la bien nommée… Ayutthaya. Le nom de la ville au nord de Bangkok provient de la ville indienne d’Ayodhya signifiant en sanskrit : « qui ne peut être [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// Dans ma recherche de culture et d’histoire d’un peuple qui se targue d’être le seul pays d’Asie du Sud-est à n’avoir jamais été colonisé, je me dirige vers la bien nommée… Ayutthaya. Le nom de la ville au nord de Bangkok provient de la ville indienne d’Ayodhya signifiant en sanskrit : « qui ne peut être conquis ».<span id="more-2447"></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00275-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-2451 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00275 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00275-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>C’est dans une chaleur étouffante, au bord d’un centre commerciale éloigné d’une dizaine de kilomètres des vestiges d’Ayutthaya que je retrouve le sens de mon voyage : « savoir se débrouiller ». Ici, personne ne parle anglais, et les chauffeurs de tuk-tuk avec leur pancarte plastifiée affichant des prix exorbitants ne m’inspirent pas plus de sympathie que les citadins de Bangkok. C’est donc avec mon sac sur le dos, mes dix doigts et mon accent improbable, que je m’en vais casser les oreilles à des inconnus sortant de la galerie marchande, en leur chantant… Ayuuuuuuuuutthaya ! Un chauffeur de car ne comprenant rien à la langue de Shakespeare mais n’étant pas dépourvu d’hospitalité et de discernement me fait monter avec les locaux dans son bus. Je paye mon trajet douze fois moins cher que le prix annoncé par les pilotes de tuk-tuk et j’arrive à destination.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00301-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-2452 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00301 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00301-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>Pour profiter à merveille de celle qui se fait appeler l’île d’Ayutthaya à cause des trois fleuves qui l’encerclent, je loue un vélo. Je tiens à préciser pour la suite du paragraphe concernant le vélo, je n’ai pris aucun stupéfiant ni même de produits dopants. C’est donc en suivant les conseils du loueur de bicyclettes que je me retrouve en sens inverse sur la voie rapide. Incroyable, un scooter me double également en sens inverse ! Y a-t-il un code de la route sur l’île ?! Toujours est il qu’une fois ces cinq cents mètres de la peur derrière moi, je suis soulagé de retrouver un petit chemin paisible et dans le bon sens. (Pour info, les thaïlandais roulent à gauche). Mais le plus fou commence, je suis acclamé au bord de la route par un éléphant rose ! Je sens que vous avez du mal à me croire, effet de la chaleur ou de la magie, je n’en sais rien mais il était bien là ! Je n’ai pas touché aux Aristochats, pas réveillé Bambi, mais j’ai vu un éléphant rose ! Je stoppe donc ma course effrénée vers Buddha pour photographier mes hallucinations qui n’en sont pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00323-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-2453 alignleft" style="border: 2px solid black; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" alt="DSC00323 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00323-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Alors, me croyez-vous maintenant ?</p>
<p style="text-align: justify;">A pédaler pendant des heures comme un forcené sur un vélo qui fait plus de bruit qu’un casseur de cailloux, je finis par arriver aux pieds de celui que j’étais venu rencontrer : Buddha. N’ayant pas eu la patience de m’attendre, il a fini par s’allonger dans sa tenue de saison. En effet, les moines l’habillent différemment suivant la période de l’année (mais toujours de jaune/orangé). J’avais peur de le réveiller avec ma bicyclette mais force est de constater qu’il reste impassible aux chants de ses partisans. Pendant que les plus modestes collent une paillette d’or sur un monument en son honneur, d’autres chantent d’une voix nasillarde me rappelant les réveils douloureux du muezzin à Istanbul. Mais lui, stoïque, le regard fermé et rêveur, assis en tailleur ou allongé dans les ruines de son empire, il finit par prendre racine !<!--more--></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00537-800x600modif.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-2459" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00537 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00537-800x600modif.jpg" width="480" height="360" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><!--more--></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00423-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-2456 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00423 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00423-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00430-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-2457 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00430 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00430-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>C’est au crépuscule que le cœur de la ville s’illumine comme Lyon revêtit ses plus belles lumières le 8 décembre. La tribune est pleine. Je n’ai pas pu avoir accès à l’intérieur du spectacle qui s’arrête le temps de l’hymne nationale. Je profite donc au loin de ces jeux de lumières tout en me promenant dans les stands de poissons frits. On a beau dire… l’habileté des asiatiques n’est pas une légende. Pour s’en convaincre, il suffit de se laisser hypnotiser par cet enfant encore loin de l’adolescence jouant avec sa baguette dans la barbe à papa. Elle est encore plus surprenante car elle semble inaltérable malgré le temps qui passe. L’âge de la retraite a sonné depuis longtemps pour cet homme qui joue des raviolis plus vite que n’importe quel arnaqueur de bonneteau avec ses gobelets et sa balle. Devant la justesse et la précision de ses mains, je me résous à commander un ravioli qui est aussi bon qu’il a été préparé. Si les ruines du palais n’ont plus de couleurs, son argent retrouve de l’odeur, celle d’une magie aux délicieuses saveurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans m’en rendre compte, je me suis affalé sur le sol de mon dortoir comme la nuit est tombée sur ma belle journée. Allongé dans mes rêves, j’espère y prendre racine, comme ce pauvre buddha qui ne réponds plus de rien, tellement loin mais tellement bien&#8230; Malheureusement n’est pas dieu qui veut, et le chant du coq au petit matin finit par me réveiller.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00496-800x600modif.jpg"><img class="wp-image-2458 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00496 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00496-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>Les paupières lourdes, je sors de l’ile pour un tour sur le marché flottant. C’est très calme et joli, l’endroit idoine pour un réveil en douceur. Il y a peu de touristes, mais je dois avouer que je ne m’attendais pas à cela. En effet, le marché n’a pas lieu sur un amas de barques enchevêtrées mais sur une foule de pilotis fixes sur la rivière. Il n’y a rien d’ambulant ici, et encore moins de magie éphémère… ce qui reste sur la paille, c’est mon vieux chapeau népalais, il est arrivé en fin de vie. Consumé de tous bords il ne ressemble plus à rien, comme mes pieds que je vais soigner par les poissons. Le massage est excellent, çà me chatouille, mais je me sens frais et léger. Je sais par avance que çà va me manquer, alors je me console avec un jus de fruit exotique qui me donne la force de pédaler jusqu’à l’auberge.</p>
<p style="text-align: justify;">J’y passe la soirée avec deux français dont j’ai mangé le nom à défaut de boire leur parole. Ils sont hébergés pour la deuxième fois par les propriétaires de l’établissement. Ils squattent une chambre en échange de quelques coups de main pour la rénovation du lieu. Lors de leur première visite, le dépaysement fut un peu difficile à vivre, alors cette fois ils sont revenus mieux équipés avec la PlayStation dans leur valise remplie de… Ricard. Voyage ?! Le mien attend sagement sur le pied de la gare le coup de klaxon qui doit me faire chavirer vers les folies du nord…<!--more--></p>
<h4 style="text-align: justify;">// Il ne reste que des vestiges à Ayutthaya, et si le peuple thaïlandais de Bangkok finit par céder de façon sournoise aux sirènes de l’impérialisme, ici, dans les ruines rougies d’un empire dédié à buddha, la lévitation n’est pas une affaire à prendre à la légère. Les vertus de la patience sont plantées au cœur du sol, les racines ont prises et il ne reste plus qu’à les écouter grandir… Ayutthayaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !<!--more--></h4>
<p><span style="text-decoration: underline;">Ayutthaya:</span></p>
<p></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Combattre le vent !</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Jun 2014 21:38:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

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		<description><![CDATA[// Les yeux fermés, la respiration lente, je me prépare mentalement pour mon nouveau combat en faisant claquer mes stylos comme des baguettes qu’il faudra maîtriser pour se remplir le gosier. Avant chaque nouveau pays, c’est l’heure des fantasmes qui défilent dans ma tête de linotte. Et cette fois un « warning » s’allume… Attention, une jolie [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// Les yeux fermés, la respiration lente, je me prépare mentalement pour mon nouveau combat en faisant claquer mes stylos comme des baguettes qu’il faudra maîtriser pour se remplir le gosier. Avant chaque nouveau pays, c’est l’heure des fantasmes qui défilent dans ma tête de linotte. Et cette fois un « warning » s’allume… Attention, une jolie fille cache peut-être un joli…Grrrrr ! Les roues de l’avion s’ébrouent sur l’asphalte, l’arène est prête. Il fait jour la nuit et je suis arrivé à Bangkok !<span id="more-2322"></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00015-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-2328 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00015 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00015-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Je pose à peine le pied sur le sol thaïlandais, que la vague manifestante m’emporte. Les drapeaux nationaux s’agitent, les sifflets hurlent en réponse aux tambours pendant qu’un couple descendant du royaume de Siam me fait grimper dans un tuk-tuk. Nous fendons la foule à la vitesse de l’… Escargot. Ils me nouent un bracelet aux couleurs bleu-blanc-rouge (de la France ou de la Thaïlande ?!) dans une ambiance s’apparentant plus à notre 14 juillet festif qu’au jour où la tête du roi tomba. Nous sommes loin des révolutions sanguinaires. D’ailleurs si la première ministre thaïlandaise doit rendre son tablier, çà ne sera pas la gorge tranchée, pourtant la haine du peuple thaï pour cette dame n’a d’égale que l’amour qu’il porte à son roi. Les opposants siègent depuis des semaines sur l’avenue centrale où trône le monument de la démocratie. Les familles prennent place à tour de rôle pour monopoliser le centre ville. Je suis en présence d’un « street sitting » sans fin. Des chapiteaux ont été aménagés, des stands de nourritures ravitaillent le peuple affamé de justice. Chaque soir, comme un symbole sur le monument de la démocratie, les leaders politiques de l’opposition haranguent une foule conquise. Les salves d’applaudissement m’hérissent le poil dans une clameur pacifique étouffante. Je suis déstabilisé par ce peuple thaïlandais remonté comme une pendule mais qui reste sage comme une image. Nous sommes loin des clichés habituels sur les manifestations.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec mon passeport français, en tant qu’héritier des révolutionnaires romantiques les plus connus au monde, je suis arrêté à chaque stand pour donner mon avis sur leur situation. Le rayonnement de la France semble infini sur l’horizon mondial, elle est encore vue comme le modèle à suivre pour défendre ses droits… (S’ils savaient que chez nous, les Lumières ne sont plus qu’une ombre nébuleuse, ils comprendraient mieux ma réserve sur cette lutte qui n’est pas la mienne).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00023-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-2329 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00023 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00023-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>De toute façon, je ne tiens pas à laisser trop d’énergie et d’influx nerveux avant le combat. Cependant lors de cette grande mobilisation pacifique, un dernier détail me choque, les familles sont réunies mais il n’y a pas de jeunes. Très rapidement, je comprends qu’ils sont dans la rue parallèle, la mythique Khaosan Road. Ils sont entrain d’appâter le chaland nord américain, qui se laisse « volontairement » duper pour abreuver son égo d’un sentiment de toute puissance. Dans cette rue où la fête n’arrête jamais, seules les jupes sont courtes. Pour parodier Brel « Çà fait deux jours, çà fait deux nuits qu’au-delà du combat qui bouillonne, appelle, appelle la None. ». Je me rends compte que je suis pris dans ce tourbillon de superficialité qui ne m’apporte rien d’autre que la pire des préparations d’avant match.</p>
<p style="text-align: justify;">Je décide de fuir cette mascarade pour me réfugier en banlieue dans le cabinet anti-dopage de ce je croyais être la none qui en réalité s’appelle Nong. Un habitant du quartier se prend pour mon garde du corps et m’accompagne jusqu’à la porte. « Knock ! Knock ! Mais pas encore out », la contrôleuse Nong est surprise de me voir frapper. Mais de nous deux, le plus surpris c’est… moi ! C’est une première dans l’histoire du sport. Je reste ébahis devant la porte et je me demande si le contrôle ne devrait pas plutôt s’appliquer à… la contrôleuse. Il est onze heures du matin, lorsque se tient devant moi une fille totalement ivre qui parle de régime à grande lampée de bière. C’est dans cette chambre où jonchent d’innombrables cadavre de Chang que la nuit j’autorise mon œil gauche à se déconnecter pendant que le droit reste ouvert. Dans ma tête la paranoïa bat son plein. J’ai la crainte permanente de Nong se jetant sur moi dans sa crise d’existentialisme pas maitrisée.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00043-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-2330 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00043 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00043-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Pendant la pesée officielle d’avant match, le regard défiant le vide, l’aiguille de la balance est sans équivoque… je ne fais pas le poids ! Je me rue dans les couloirs de la ville où la chaleur accablante ne gâche pas les retrouvailles avec mes meilleurs alliés : Les innombrables stands de nourriture à Bangkok ! Des soupes épicées aux nouilles improbables, des brochettes caramélisées jusqu’aux fruits savoureux, à n’importe quelle heure de la journée, Bangkok est une ville gourmande et délicieuse. Avec du « sticky rice » toujours à portée de main, je me gave comme un canard les baguettes au coin du bec.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour me familiariser avec la légende thaïlandaise, je décide d’observer quelques uns des combattants de sa fameuse boxe. Je pars en direction du MBK, mais à force de naviguer à vue, je suis perdu. Il me reste quelques minutes avant le retentissement du gong déclenchant l’ouverture du combat. Désemparé je tourne en rond comme une boussole qui a perdu le nord jusqu’à ce signe de la Providence… Deux hôtesses de l’air me récupèrent en classe VIP pour me déposer au pied du ring.<!--more--></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00091-800x600modif.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-2336" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00091 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00091-800x600modif.jpg" width="480" height="360" /></a><!--more--></p>
<p style="text-align: justify;">DONNNNNG !</p>
<p style="text-align: justify;">Le combat est un spectacle, il est à l’image de ce pays et de mes premières impressions, un show pour touriste. J’en veux pour preuve les boxeurs posant avec les passants avant de monter sur la « scène ?! ». Tout cela manque cruellement de saveur contrairement aux bananes qui jonchent les stands de fruit. L’avantage d’avoir de si bon fruit… Personne n’a la stupidité de les gaspiller en les jetant sur le ring.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00157-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-2332 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00157 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00157-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>Le lendemain, dans ma quête d’histoire et de culture, je joue la carte royale, celle du grand palais. Nous ne sommes pas lundi, mais je suis recalé à l’entrée pour un short trop court. Les vendeurs de pantalon me sautent dessus dans un élan de sympathie intéressée qui n’est pas sans me rappeler les joies indiennes. Je prends mes jambes nues à mon cou pour fuir le cirque de ce marché ambulant aux tarifs excessifs. Je saute dans un bateau qui me conduit au sud de la ville en compagnie de Martha, une portugaise à la recherche d’une Chine qu’elle n’a pas pu visiter. Nous flottons sur le fleuve de Chao Praya, célèbre pour ses marchés flottants qu’on ne trouve plus guère à Bangkok. Nous amarrons  dans le quartier chinois, comme ma partenaire est une bonne joueuse, nous faisons beaucoup d’expériences culinaires, dont le « Bubble Tea » qui ne me laissera pas un souvenir impérissable. Je crois qu’une grande part de la magie des voyages se trouve dans la nourriture. Voyager, c’est surtout manger, tester et prier pour que son estomac accepte la variété.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00183-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-2333 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00183 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00183-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Je m’engage dans de petits temples afin de m’offrir le luxe d’un espace silencieux pour une digestion sereine sous la protection de Buddha. Après cette méditation bienvenue, je me dirige vers le « Golden Mount » pour un dernier conseil du ciel… Trop tard, il est fermé, mais je rencontre Phri Ki un moine qui vit depuis dix-huit ans autour du temple. Entre deux coups d’œil sur son Iphone, il adore parler de football. Il connait le football européen sur le bout de ses doigts, mais lorsque j’essaye d’apprendre le nom de quelques joueurs thaïlandais, il n’en connait pas plus que moi et ne s’y intéresse pas. La Thaïlande vit au rythme de la Premiere League, avec Rooney et Gerrard adulés comme Zidane un soir de juillet 1998. La jeunesse de Bangkok rêve de voir sa capitale devenir un mix londo-new yorkais.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour en revenir à Mickey, la porte s’ouvre, mon pantalon est assez long pour visiter les charmes du palais royal. On se croirait à Disneyland, dans une décoration du toujours plus qui rappelle les restaurant chinois de la guillotière, mais attention ici c’est sérieux. Qu’on ne s’y trompe pas, je recommande cette visite malgré son prix et ses peintures d’orées « too much ». Certaines pièces sont saisissantes à tel point que je suis resté en extase devant le buddha d’émeraude qui illumine la pièce recouverte d’or. Comme depuis le début de mon séjour à Bangkok, la préparation est semée d’embuche et de contretemps, cette fois il s’agit de l’appareil photo que j’ai oublié dans ma chambre. Je n’ai donc pas d’image à vous soumettre. Voilà au moins une bonne raison d’aller vérifier mes dires et la beauté de ce petit buddha par vous-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour me mettre en condition avant le combat final : un weekend à Bangkok. Je rends visite aux kinés locales. Je m’offre un massage des pieds et des épaules. Wahouuuuuuuuuuu ! Je comprends immédiatement comment la foudre peut s’abattre sur quelqu’un, le rendre accroc à ce pays aux mains si douces, sensuelles et fermes à la fois. Mon sac sur le dos, je survole littéralement la ville à bord du Skytrain dans une atmosphère de cinquième élément.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00200-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-2334 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSC00200 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2014/06/DSC00200-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Je m’extirpe de la rame dans le quartier d’affaire de Silom. Pendant que je lève la tête pour apercevoir le bout de ses buildings, c’est un homme frêle à la démarche déglinguée qui se présente à moi sous le pseudonyme de JOB. Il s’agit de mon futur hôte et adversaire. Quelques battements d’ailes de sa part me donnent la confirmation qu’il est gay. Je ne fus pas plus surpris d’apprendre qu’il joue du violon, et s’il essaye de voler comme un papillon sur sa mélodie, je reste sur mes gardes car je ne veux pas me faire piquer par une abeille. L’ambiance devient glaciale lorsqu’il me demande de retirer mon bracelet. C’est un militaire et tout ce peuple dans la rue lui donne de l’urticaire. Quand il m’annonce çà dans un skybar sur le toit d’une immense tour où la jeunesse dorée de Bangkok joue aux apprentis stars… j’en tombe des nues dans les nues. Le plus grand knock down de l’histoire de la boxe, une chute vertigineuse d’une cinquantaine d’étage qui me fait atterrir dans le quartier de Patpong au pied de l’immeuble, autrement dit : je suis à terre dans le quartier rouge de la capitale thaïlandaise. La vision de la sexualité dans ce pays mériterait un article à elle seule, n’ayez crainte j’en parlerai dans de futurs billets du blog. L’arbitre n’a pas eu le temps de commencer le décompte que mon adversaire me fait tourner aux quatre coins du ring de Patpong, des étudiantes de douze ans aux vieux pervers, je garde mon cap. Les tentatives de coup bas de JOB, n’y font rien, je ne change pas de bord, les mains hautes ma défense est présente. Je donne quelques répliques m’offrant l’illusion de marquer des points sur mon adversaire lorsque…</p>
<p style="text-align: justify;">Comme tous les jours à 8h et 18h, l’hymne nationale retentit. Le combat est fini. En attendant le verdict je me rue dans le marché de Chatuchak afin d’acheter quelques cadeaux de noël pour la famille.<!--more--></p>
<h4 style="text-align: justify;">// Même s’il n’a jamais abandonné, Don Quichotte a fini par être vaincu. Il n’y a d’ailleurs pas d’autre issue lorsqu’on affronte le vent. Malgré ses hauts buildings, ses vieux palaces, ses fêtes et ses révolutions, Bangkok souffle le chaud mais respire le vide. Ses jeunes ne rêvent que d’Amérique, d’argent et de quart d’heure de gloire. Ses ados se battent comme des chiffonniers pour les couleurs d’une équipe de football… anglaise. La déception est à la hauteur de mes espérances. Bangkok est une mégalopole énergique, un royaume en perpétuel mouvement qui s’étend en dilapidant son cœur. Bangkok, c’est un corps en pleine croissance, mais un corps sans âme…<!--more--></h4>
<p><span style="text-decoration: underline;">Bangkok:</span></p>
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