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	<title>Tic-Tac Around The World &#187; Pologne</title>
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	<description>A World Tour</description>
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		<title>Cracovie sous la pluie!</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Jul 2013 00:01:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Pologne]]></category>

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		<description><![CDATA[// Il y avait Berlin, la première étape tant attendu du voyage… Puis Cracovie ! Dans chaque ville du pays, les polonais me demandaient ce que je faisais là. Va donc à Cracovie répétaient-ils en cœur ! Krakow est aussi la ville des retrouvailles avec Marjo… Alors GO ! La veille de nos retrouvailles avec Marjory, après une [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// Il y avait Berlin, la première étape tant attendu du voyage… Puis Cracovie ! Dans chaque ville du pays, les polonais me demandaient ce que je faisais là. Va donc à Cracovie répétaient-ils en cœur ! Krakow est aussi la ville des retrouvailles avec Marjo… Alors GO !<span id="more-795"></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/IMG_3070-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-801 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="IMG_3070 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/IMG_3070-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>La veille de nos retrouvailles avec Marjory, après une interminable journée de bus, j’arrive dans la ville tant attendue. Ce soir, la chaleur est écrasante, dans le dortoir nous nous endormons avec les fenêtres ouvertes et le ventilateur en marche. Il est six heures du matin, je me lève pour rejoindre l’aéroport. Première surprise, est plutôt mauvaise… La pluie et le froid s’invitent dans l’avion qui amène Marjo.</p>
<p style="text-align: justify;">Après de chaleureuses embrassades sur le quai de l’aéroport « Jean Paul II », pris par le froid nous cherchons un petit café en banlieue. Il est dix heures, sous le déluge en attendant que l’hôtel nous ouvrent ses portes, nous petit déjeunons dans bar miteux pendant que d’autres jouent déjà aux machines à sous. N’en pouvant plus d’attendre une éclaircie incertaine, nous filons à l’auberge de jeunesse pour y déposer nos affaires. Elle n’a pas changé, à peine arrivée, première soufflante dirigée contre la réceptionniste de l’hôtel. Elle avait demandé un lit double lors de la réservation de la chambre. Assis, je m’amuse à contempler ce dialogue de sourds pendant plus d’une heure… Pour une issue écrite dès les premières secondes, rien de ne changera ! Cet évènement a le mérite de me rassurer, on ne va pas s’ennuyer pendant dix jours !</p>
<p style="text-align: justify;">Suites aux grands vents, les nuages se sont enfuis, et le soleil fait une timide apparition. Nous profitons de ces quelques rayons de lumières pour aller découvrir la ville. La bonne nouvelle est que Cracovie est une petite ville qui se visite facilement à pied, la mauvaise est notre impression commune. Il n’y a rien d’extraordinaire, même la beauté des bâtiments est discutable… Mettons çà sur le compte de la fatigue d’une journée commencée trop tôt et forte en émotion. Laissons une seconde chance à la ville. Nous remettrons çà demain après une bonne nuit de sommeil dans deux lits accolés avec une mousse au milieu. (Encore et toujours le système D polonais !)</p>
<p style="text-align: justify;">Nous décidons de passer la matinée à régler les affaires les plus contraignantes du voyage, réservation du bus pour Auschwitz, du train pour rejoindre Budapest et de finaliser le programme de ces neufs jours ensemble. Première décision, devant le peu de temps que nous avons, nous supprimons Bratislava et la Slovaquie du planning.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/IMG_3109-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-808 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="IMG_3109 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/IMG_3109-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Aujourd’hui il fait froid, quinze degrés maximum, çà me change des derniers jours au soleil du nord de la Pologne. Mais le ciel gris semble tenir, et nous vagabondons dans les rues de la ville. Nous nous amusons à savoir de quel côté de la place nous allons arriver après avoir tournés en rond dans les jardins qu’ils l’entourent. Lassé du centre ville et sa grande place à touriste, nous nous dirigeons vers le quartier juif de Cracovie. Dans le cœur de ses ruelles, l’atmosphère s’alourdit, le tonnerre gronde, les orages d’une rare violence éclatent ! Nous courons nous réfugier sous le petit perron d’une maison trop petite pour protéger nos pieds. Trempés, nous finissons par nous réfugier dans  la librairie juive de la ville. Assis devant les bouquins en français, la musique me prend aux tripes, le cœur lourd je pourrai rester là pendant des heures à contempler cette misère. Un avant gout de la visite d’Auschwitz ?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/IMG_3195-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-802 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="IMG_3195 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/IMG_3195-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Malgré ces péripéties nous sommes forcés de reconnaître que le sentiment de la veille se confirme, la ville nous laisse sur notre faim… Alors sur les conseils de la réceptionniste de l’hôtel nous filons nous réchauffer dans un restaurant étudiant. En entrée, nous mangeons la soupe traditionnelle de Pologne (excellente… Mon plaisir indescriptible pour une soupe un douze juillet est également à mettre sur le compte du voyage !). Nous partons le ventre plein et le porte monnaie aussi. Les serveurs ont oubliés de nous faire payer lors de notre commande. Ce qui est plutôt drôle tant le prix du menu est dérisoire, environ 3,5 euros. Nous reviendrons !</p>
<p style="text-align: justify;">Cette nuit est difficile, je suis agité, l’atmosphère de Cracovie ne m’annonce rien de bon pour la journée qui arrive. Je me demande si… La tristesse n’est pas devenue la mélancolie du pauvre ? Quant ceux qui n’ont besoin de rien se prennent de nostalgie pour un monde qui n’existe plus, ceux qui ont besoin de tout se prosternent le regard triste à côté de leurs rêves disparus. Comment vais-je oublier le visage de cette vieille assise au pied d’un pont désert, un soir d’été glacial, à côté des fleurs fanées de son jardin ?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/IMG_3180-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-803 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="IMG_3180 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/IMG_3180-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Je suis fatigué, le regard embrumé, sur les conseils de tout bord, je demande à Marjory de m’accompagner pour visiter les mines de sels de Wieliczka. Pas très emballée, elle me suit avec le sourire malgré le froid annoncé dans les profondeurs de la mine. Un peu surpris par le monde qui fait la queue pour un ticket, et par une organisation à la Walt Disney, je me dis que malgré un tarif exorbitant pour la Pologne (plus de 25 euros), çà doit vraiment valoir le coup. La déception est à la hauteur de mes espérances dans cette visite. Dans un groupe d’une cinquante de français, quand je vois le comportement de certains à gueuler des inepties plus fort que la précédente pour être sur d’avoir bien été entendu, j’ai parfois honte d’être leur compatriote… La première partie de la visite nous fait descendre dans les profondeurs de la mine, où sont taillées de jolies statues en sel, pour nous amener dans la chambre majestueuse où tout est fait de sel. Je ne suis pas plus touché que Marjo par ce qui ressemble à une escroquerie. Mais nous participons quand même à la deuxième partie du parcours à plus de cent mètres sous la terre de Wieliczka. Dans un groupe plus restreint, la visite est un peu plus intéressante pour moi, car plus axé sur la technique et les conditions de travail dans la mine. Le moment, le plus fort de la visite est finalement la remonté à la surface dans un ascenseur minuscule, attention les claustro… Malheureusement à l’extérieur rien n’a changé, il pleut toujours et il fait encore plus froid que dans la mine, ce qui n’arrange rien à notre ressenti négatif de la visite. Je trouve qu’il n’y pas de quoi en faire tout un fromage, et d’ailleurs s’il y a bien quelque chose qui n’a pas changé pendant le voyage, je ne mange toujours pas de fromage !</p>
<p style="text-align: justify;">Si on m’avait dit qu’il n’y aurait rien de mieux qu’un bon chocolat chaud, en fin d’après midi un treize juillet pour remonter le moral des troupes, j’aurai eu du mal à le croire. Et pourtant…</p>
<p style="text-align: justify;">Regonflés à bloc en ce jour de fête nationale, nous nous engageons dans une journée difficile avec la visite du camp de concentration d’Auschwitz I et du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau II. Il m’est difficile d’écrire sur notre expérience, çà peut passer pour de la fainéantise mais je crois qu’il n’y a pas de mot assez fort pour décrire ce que j’ai pu ressentir. Je n’ai rien de juif, sauf peut être mon nez, mais je crois qu’il faut faire cette visite qui ne peut laisser personne de marbre.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/IMG_3204-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-804 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="IMG_3204 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/IMG_3204-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Du premier camp, celui de concentration, là où les gens étaient enfermés pour des expériences inhumaines, pour travailler, pour mourir de faim, je reste sans commentaire, mais je retiendrai que le diable se cache dans les détails. La mort est partout, la vie absente, l’efficacité de la visite est de nous faire ressentir le processus qui animait les nazis dans ce camp. Des portraits de juifs, tous identiques, rasés, nous passons à un amas de lunettes, puis de chaussures d’enfants, les chiffres sont moins frappants que les images, une montagne de cheveux se dresse face à nous, l’organisation, l’industrialisation prend forme… il n’est plus question d’individus, la dépersonnalisation est à son paroxysme, avec pour seule issue : la MORT !</p>
<p style="text-align: justify;">Et dire que la plupart de ces gens sont venus en payant leurs billets de train, avec leurs affaires pour reconstruire leur vie. Inimaginable de nos jours et pourtant triste réalité illustrée dans ces nombreuses lettres de convocation affichées sur les murs du camp.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/IMG_3248-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-805 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="IMG_3248 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/IMG_3248-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Le camp d’extermination d’Auschwitz Birkenau II, m’offrira un sentiment nouveau, un mélange de honte, de haine, de rage et de… fascination ! Il y a dans ce champ d’horreur, une organisation qui confine au génie ! L’usine pourrait être un « chef d’œuvre » si son but ultime n’était pas monstrueux. Au milieu de l’atmosphère pesante de ces millions de morts, il n’y a aucune trace ! Seul, chacun avec sa conscience, repense aux paroles de notre guide. Elle est excellente, elle n’en fait pas trop, ni trop peu. Elle sait trouver les mots justes, non pas pour nous donner des réponses, mais pour nous laisser mûrir nos questions… Qui est responsable ? Qui est coupable ? Qui est innocent ? De quoi devons-nous prendre conscience au milieu de ces ruines ? Que devons-nous retenir de cette tragédie ? Même si je n’ai pas vécu cette période, ces doutes me poursuivront encore longtemps. Et j’en suis certain, ils m’aideront à grandir en tant qu’homme.</p>
<p style="text-align: justify;">Je finirai mon paragraphe sur mon expérience d’Auschwitz, par les mots inscrits sur la stèle du souvenir : « Que ce lieu où les nazis ont assassiné un million et demi d’hommes, de femmes et d’enfants en majorité des juifs de divers pays d’Europe, soit à jamais pour l’humanité un cri de désespoir et un avertissement. »</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/IMG_3258-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-806 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="IMG_3258 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/IMG_3258-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Sur le trajet du retour à Cracovie, pendant plus d’une heure, debout dans un bus bondé, mes nerfs sont à vifs, mes émotions à fleur de peau, mes mots dépassent mes pensées, ma tête brûle de tout feu… Et même si çà peut paraître mal venu après l’expérience des fours crématoires, préparer des saucisses au barbecue avec un petit verre de rouge me fera le plus grand bien. Je ne suis pas prêt d’oublier ce 14 juillet 2013 ! Bonne fête et que les feus éclatent !</p>
<p style="text-align: justify;">Ce lundi est mon dernier jour en Pologne, et comme tous les lundis avec Marjory nous sommes malchanceux, ou plutôt maladroit. La pluie continue de tomber mais nous décidons de faire quelques magasins en quête de souvenirs, puis de visiter le musée sur la liste de Schindler. Un des seuls musée ouvert le lundi et il est gratuit de surcroît. Après avoir dévoré la zapiekanka (sorte de demi baguette avec pour base du champignon et du fromage) nous continuons de découvrir le déplorable sens du commerce des polonais. Assis derrière leur comptoir, ils ignorent les clients, jusqu’à ce que ces derniers les interpellent, drôle de manière d’inciter à l’achat. Quelques cadeaux typiquement polonais en poche, nous voilà en route pour le musée, nous avons la mauvaise surprise de découvrir, qu’il est gratuit le lundi, mais qu’il ferme très tôt et qu’il n’y a plus aucune place disponible après midi. Ah les fameux lundis à l’étranger, ils se suivent et se ressemblent… Belem… Torun… et Cracovie !</p>
<p style="text-align: justify;">Je finis mon séjour en Pologne sur une ultime maladresse. Mon stylo donnant des signes de fatigue, je suis à la recherche d’une mine pour le remplacer. Je trouve une papeterie où je payerai une mine Parker trois fois le prix qu’elle vaut dans le supermarché situé cinquante mètres plus loin… Précipitation quand tu nous tiens ! M’enfin à ce prix là j’espère qu’il me donnera des idées, et des bonnes ! En attendant je le range dans mon sac, comme toutes mes affaires, nous sommes prêts pour découvrir la Hongrie.<!--more--></p>
<h4 style="text-align: justify;"> // La belle polonaise n’a pas su faire illusion, Cracovie sous la pluie n’est pas aussi jolie qu’on le dit ! Alors comme des manouches, nous étendons nos chaussettes dans le train qui nous mènent à Budapest !<!--more--></h4>
<p><span style="text-decoration: underline;">Cracovie:</span></p>
<p><br />
<span style="text-decoration: underline;"><img title="Lire la suite…" alt="" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif" /></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Les mines de sels de Wieliczkal:</span></p>
<p><br />
<span style="text-decoration: underline;"><img title="Lire la suite…" alt="" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif" /></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Auschwitz:</span></p>
<p></p>
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		<title>L&#8217;heure des vacances !</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Jul 2013 19:09:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Pologne]]></category>

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		<description><![CDATA[// Coincé dans le bus, mon regard qui se jette par la fenêtre, je regarde Warszawa loin de moi qui s’en va. Après tant de grisailles, il est temps de se changer les idées… Et quoi de mieux que des vacances à la mer pour se ressourcer ? En route pour Gdansk et le nord de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// Coincé dans le bus, mon regard qui se jette par la fenêtre, je regarde Warszawa loin de moi qui s’en va. Après tant de grisailles, il est temps de se changer les idées… Et quoi de mieux que des vacances à la mer pour se ressourcer ? En route pour Gdansk et le nord de la Pologne !<span id="more-766"></span></h4>
<p style="text-align: justify;"> <a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2571-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-772 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN2571 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2571-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Ce soir, la première constatation qui s’impose à moi est que même en se rapprochant toujours plus de la mer, le soleil n’est pas encore au rendez-vous ! Un peu paumé dans la gare, je m’aventure dans le premier wagon qui semble indiqué ma direction. J’avais bien préparé mon itinéraire, « prendre le tramway numéro 8 et descendre à Piastowska ». La fatigue a eu raison de mon organisation, je ne suis pas monté dans le tramway mais dans l’équivalent du RER parisien. Je descends sur un quai ; au milieu de nulle part, la gare est en travaux, je pars sur la gauche, je vois dans le regard des gens que je ne suis pas sur le bon chemin, dans ce coin personne n’a déjà vu un voyageur au sac accroché sur son dos. Sans dire un mot, je fais demi-tour et décide de sortir du côté droit de la gare. Le terrain semble plus propice à la recherche de ma voie : des HLM, une petite piste cyclable, mais… pas un habitant à l’horizon !</p>
<p style="text-align: justify;">Trois jeunes polonais me viendront en aide pour sortir de ce bourbier. Ils ne savent pas où se trouve mon hôtel, mais ils parlent anglais. Ils décident de rameuter tout le quartier pour m’indiquer mon chemin ! Avec succès, Merci !</p>
<p style="text-align: justify;">L’hôtel me fait une excellente impression, petite maison en banlieue. Le coin semble calme et lumineux, çà change du dortoir de Varsovie. La lumière est tellement familière de ces murs blancs, qu’ils ont oubliés de mettre des volets. Il est 7 heures, Gdansk s’éveille ! Pour ce premier jour dans le nord, le soleil est là… et moi debout à dévorer un copieux petit déjeuner (pour ceux que çà peut surprendre de me voir manger le matin, je mettrai çà le compte du voyage ;-) ). Le ventre plein et le sourire aux lèvres, je m’en vais découvrir les charmes de la vieille ville de Gdansk. Il s’agit d’une ville « sur la rive baltique », faisant partie de ce que les polonais appellent la ville des trois (Gdansk-Sopot-Gdynia, trois villes balnéaires situées l’une à côté de l’autre). La spécialité de la ville est l’ambre… Que de marchands de bijoux dans les petites ruelles de la cité !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2657-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-774 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN2657 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2657-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Je passe ma journée à vagabonder dans la vieille ville, elle est jolie avec tous ses petits bateaux amarrés. Les heures défilent à une vitesse qui me fait penser que je vais passer une agréable semaine dans cette partie du pays. Mais en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, le temps se brouille, et la tempête arrive. Je me précipite sous un abri bus, où je ferai la connaissance d’un norvégien qui détectera au premier de mes mots que je suis français… L’accent, oui toujours l’accent…</p>
<p style="text-align: justify;">De retour à l’auberge de jeunesse, je prends part au débat très animé dans la salle commune sur la ségrégation et l’apartheid. Mon expérience sud africaine est un point de vue très intéressant pour les autres, mais mon niveau d’anglais trop faible ne me permet d’exprimer avec précision et clarté mes pensées… Dommage ! Cà ne m’empêche pas de bien rigoler avec Ben, l’américain professeur d’anglais en Ukraine autour d’une bière. A ce propos, même les américains avec une barbe et ayant passé plus d’une année dans un pays de l’Est, restent des habitants des Etats-Unis (il s’agit pour lui d’une pensée Marxiste que de croire que les européens sont arrivés en Amériques, et qu’ils ont chassé les indiens. La réalité est qu’ils sont arrivés sur des terres libres qu’ils ont exploités, les indiens n’ont pas su s’adapter et comme toute civilisation qui n’évolue pas, ils ont fini pas disparaître… ou presque !).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2754-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-775 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN2754 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2754-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Deuxième jour, deuxième ville des trois ! En route pour Sopot. Je rejoins la ville en marchant le long de la plage. De Gdansk à Sopot, je passe de l’une à l’autre sans y prendre garde. Mais si le sable est le même pour les deux villes, l’architecture de Sopot n’a plus rien à voir avec les vieilles pierres de Gdansk. Quant la première est si traditionnelle, si belle, tellement charmante, la seconde est son opposé, moderne, pleine d’hôtel, café et restaurant, elle est luxueuse mais sans âmes. Sopot n’a strictement rien à envier à nos plages méditerranéennes, hormis la température de l’eau. Pour les polonais, il s’agit de leur Saint-Tropez, et quand on voit les plumés qui se baladent dans les ruelles, on comprend mieux pourquoi ! Cependant je suis heureux comme un gosse à regarder la mer… que l’eau est calme dans cet horizon sans fin. J’en avais perdu l’habitude, moi qui avait passé mes dernières années à courir le long des vagues de l’océan atlantique. A l’inverse du tumulte océanique, le plat marin du nord m’apaise. J’éprouve même une certaine tendresse pour toutes ces polonaises qui se baladent une rose à la main à chaque rendez-vous galant. Quelques soit l’âge, en Pologne il est de tradition d’offrir une rose à celle qui vous accompagne pour une balade en ville…</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré la plaisir que j’ai eu à séjourner à l’auberge de jeunesse « Kogut czy Kura Hostel» je suis obligé de changer pour aller un peu plus loin de la ville, chez « Mamas &amp; Papas Hostel ». En effet, pendant la période du festival qui commence le lendemain, les auberges sont pleines à craquer des mois à l’avance, les prix flambent… Alors je m’exile du centre de Gdansk pour trouver une nouvelle place. Je ne serai pas déçu du voyage, il s’agit d’une maison familiale. Les hôtes sont formidables, l’ambiance y est psychédélique, des posters de Jimi Hendrix de partout, des décorations indiennes sur les trois étages de la maison, et une générosité sans nom de la part des propriétaires et de leurs enfants. Je partage ma chambre avec trois espagnols qui sont venus pour les quatre jours du festival. Un australien qui part demain. Et la fille de la famille. Le dernier étage de la maison est un trésor, des tonnes de cd, laissés à la disposition des pensionnaires, une chaîne hifi d’une qualité que j’ai rarement entendu… Quand le soleil tombe, la voix de Morrison s’élève, avant que les guitares de Jimi électrisent les étoiles ! Parfaite préparation avant le festival.</p>
<p style="text-align: justify;">Le jour temps attendu pour aller voir Nick Cave et ses mauvaises graines est enfin arrivé, nous sommes jeudi 4 juillet 2013 ! Je décide de ne pas réserver d’auberge pour ce soir là, ne sachant à quelle heure je vais rentrer, ne sachant pas comment sont organisées les navettes pour revenir du festival, je prévois de finir ma nuit en bord de plage. Je laisse mon sac à dos à l’auberge de « Mamas &amp; Papas », en leur expliquant que je ne reviendrai que vendredi après-midi. Mon sac de couchage dans le dos, un goretex et quelques vêtements chauds me voilà parti à la recherche d’un billet.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2788-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-777 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN2788 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2788-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Direction la troisième ville des trois, Gdynia. Je ne rencontre aucun problème pour acheter un ticket devant l’entrée du festival. Il se déroule sur un ancien aéroport, la surface est immense, l’ambiance est différente aux quatre coins de la plaine. Les tarifs quant à eux sont bien plus français que polonais, mais çà ne gâchera pas le plaisir que j’ai d’être ici. Par contre la pluie… il est 19 heures et l’orage gronde, non Nick Cave n’est pas encore sur scène, il n’est d’ailleurs pas prévu avant minuit. Moi qui espérais une nuit étoilée pour la finir tranquillement au bord de l’eau, l’averse qui dure ne me rassure pas du tout. En attendant je vais m’abriter sous une tente à boire quelques bières avec des camarades de fortunes. Si la pluie est mon ennemie ce soir, elle est la meilleure amie des vendeurs de ponchos en plastique. À 5 euros le sac poubelle, ils ont du mal à cacher leur joie tant ils en vendent comme des petits pains. Armé de mon goretex vert et d’une grosse pensée pour Didier, je n’ai pas besoin d’eux, seulement d’une éclaircie qui finira par arriver pour le début du concert d’Artic Monkeys. Le spectacle est de bonne facture, mais dans un style comparable, la surprise ne fut pas aussi agréable que l’année précédente avec la découverte du show de Franz Ferdinand à Musilac. Il est minuit, les cloches sonnent et Nick Cave entre dans l’arène. Le concert est magique, le plus beau concert que j’ai vécu du haut de mes presque 26 années parmi vous. Une osmose se crée entre lui, ses musiciens et le public. Il vient partager de nombreuses chansons au milieu de la foule. Il propose même au public de faire sa propre setlist, en choisissant à chaque fois une personne différente, lui demandant ce qu’elle veut écouter, puis il se tourne vers ses musiciens pour savoir s’ils en sont capables et le show repart de plus belle. Il m’a semblé que la terre a tremblé lors de la brûlante « Mercy seat », une chose est sure, j’en ai perdu mon chapeau… Après tant de chaos, le concert se termine ma main dans la main d’une inconnue à repousser le ciel. La foule en réclame encore pendant plus de 10 minutes, ce qui oblige l’organisation à rappeler Nick Cave pour un rappel absolument pas prévu dans le timing du festival… L’inconnue se retourne et me demande pourquoi je la fuis, en hommage au moment que nous venons de vivre, je lui réponds que je cours « from here to eternity » en m’éclipsant à la recherche d’une dernière bière. Moi, quand je serai grand, je voudrai faire comme Nick Cave, continuer à écrire ma poésie, d’ailleurs : « Connais-tu ma poésie ? Celle où quand tu souris, tes dents se sont enfuies ! »</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2821-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-779 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN2821 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2821-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>La nuit est magique mais le plus dur commence, trouver un endroit pour dormir. La pluie s’est arrêté depuis quelques temps déjà, mais l’herbe est humide, le sol trempé… Alors je m’en vais prendre le train en direction de la plage et je finis par trouver un banc protégé par des arbres sur lequel je décide de passer quelques heures avant le lever du soleil. Mais c’est trop facile, et deux heures plus tard, l’orage éclate, je saute du lit comme jamais je ne l’ai fait jusqu’à présent, je plie mes bagages et je cours&#8230; où ? Je ne sais pas, d’ici jusqu’à… non surtout pas l’éternité ! Un restaurant qui a oublié de ranger ses parasols me sauve la mise, dessous je m’installe sur une table que je partagerai avec deux touristes en attendant que la pluie cesse. Il est huit heure du matin, la ville reprend vie et il n’est plus question de dormir, d’ailleurs le propriétaire du restaurant nous demande de ne pas rester sur sa terrasse. McDonalds qui propose à ses clients de venir comme ils sont m’accueille, fatigué, trempé, mais heureux de boire un chocolat chaud après cette nuit mémorable ! En début d’après midi, je suis soulagé de pouvoir retourner à l’hôtel pour prendre une bonne douche, à croire que la pluie me manque déjà. Je finis ma journée avec le propriétaire à regarder la demi finale de Wimbledon entre Murray et Janowski, malgré la défaite du polonais nous passons un très bon moment à manger « l’ogorkowa » traditionnelle ensemble. Il s’agit d’une soupe de concombre qui ne m’a pas franchement attirer de premier abord, mais une fois la première cuillère en bouche, un régal, impossible de s’en passer, et j’en redemande avec plaisir !</p>
<p style="text-align: justify;">Dernier jour complet à Gdansk, nous ne sommes pas dimanche, mais après tant d’émotion, je décide que ce samedi sera le jour du repos. A la plage, je m’allonge et repense à ce premier mois de voyage…<!--more--></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2832-800x600modif.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-788" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN2832 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2832-800x600modif.jpg" width="640" height="480" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><!--more--></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/RSCN2839-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-781 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="RSCN2839 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/RSCN2839-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>Ce soir, je suis un peu embêté, je n’ai pas pu réserver de bus pour aller à Torun (la ville de Copernic, 200 km au sud de Gdansk) et demain j’ai un hôte qui m’attend là bas. En effet avec la fin du festival, les bus pour retourner dans le reste de la Pologne sont complets. Je discute avec le propriétaire qui me conseille de faire comme beaucoup de monde ici, de l’auto-stop depuis la rue principale en dessous de l’hôtel. Le lendemain matin, ma pancarte préparée je me lance, mais je dois bien me rendre à l’évidence assez rapidement, la route si fréquentée en semaine, et complètement déserte ce dimanche matin. Je m’en vais déçu mais pas abattu en direction de la gare. Avant de réserver un train, (cher), je préfère tenter ma chance à la gare routière même si les bus sont complets. La mauvaise humeur des travailleurs de la gare ne m’abat pas plus que l’échec de l’auto stop, et la chance me sourit enfin, pour moins de 5 euros, je trouve une place dans un bus direct pour Torun. Il restait une seule place inoccupée avant le départ du chauffeur qui m’a laissé monter. Comme toujours, rien n’est gratuit, après l’excellent concert de Nick Cave, ma nuit fut une succession de galère, la dernière place dans ce bus se paye au prix fort, j’ai un mioche dans le dos, qui n’arrêtera pas de hurler et de jouer avec mon siège pendant tout le trajet. Insupportable !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2864-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-783 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN2864 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2864-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>En fin journée, Robert, mon hôte pour les trois prochains jours vient me récupérer à la gare routière de Torun. C’est un personnage attachant, un peu bourru, à l’humour assez lourd, mais il est très gentil. Avec sa femme qui doit accoucher dans deux semaines et son premier fils Erik âgé de six ans, il m’accueille dans « sa ferme à touristes », au milieu des visiteurs, des travailleurs, des chevaux, et tant d’autres animaux… Le principe de sa propriété est d’être une petite ferme, avec quelques animaux, de grands espaces, et des jeux pour enfants, ainsi le weekend la ferme est ouverte aux touristes qui veulent passer une journée dans un environnement « naturel ». La semaine, Robert loue quelques chambres où viennent loger des travailleurs. Principalement des travailleurs de chantiers qui viennent de toute la Pologne pour plusieurs semaines. J’aurai la chance d’avoir une immense chambre, réservée à ses amis ou à sa famille, je partagerai la salle de bain et le cuisine avec les travailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Réveillé par les chèvres, ce matin je repense à Robert et à l’afghan qui m’ont demandé si la guillotine fonctionnait toujours en France. Je n’avais jamais associé l’image de mon pays à la décapitation sur place publique et voilà qu’en moins d’une semaine, deux personnes de deux régions différentes du monde me posent exactement la même question… Etrange ?! Qu’est ce qui ne tourne pas rond ici ? Pour en savoir plus je décide de mettre le cap sur la ville de Copernic, afin d’avoir la confirmation que le soleil est bien le centre de notre univers contrairement à la guillotine…</p>
<p><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2883-800x600modif.jpg"><img class="wp-image-784 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN2883 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2883-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>La ferme n’étant pas en ville, (Lapalisse n’aurait pas dit mieux) après deux kilomètres de marche et trente minutes de bus, me voilà en face de la maison de Copernic. Dans le cœur de cette ville fortifiée, tout est fermé ou presque… Nous sommes lundi. Alors j’erre dans les petites ruelles piétonnes en mangeant un peu de pain d’épice, la spécialité locale. Le centre ville relativement petit mais non dénué de charme, laisse transpirer une atmosphère ancienne, hors du temps… Seuls les cris de prisonniers à leur famille plus bas dans la rue, brisent la tranquillité de la cité.</p>
<p style="text-align: justify;">De retour dans le village de mon hôte, je m’arrête pour aider deux jeunes polonais à installer un filet de tennis sur un court en béton. Le filet est à la base un filet de volley trop court. Une demi heure plus tard et avec un système D typiquement polonais, la partie peut commencer. J’avais adoré rejouer au ping-pong à Berlin, la sensation est la même sur ce court de tennis improbable !</p>
<p style="text-align: justify;">Je finis ma journée autour d’une bouteille de rouge imbuvable, même si Robert prétend le contraire, et un film américain. Je me demande encore comment font les polonais pour regarder ce genre de film, car la traduction est faite de manière insupportable. C&rsquo;est-à-dire qu’on entend les voix originales, et par-dessus la traduction polonaise faite par une seule voix, toujours la même que l’acteur soit masculin ou féminin. Il en ressort un gloubi-boulga inaudible.</p>
<p style="text-align: justify;">Dernier jour à Torun et à la ferme, très tôt Robert me réveille afin d’aller donner à manger aux animaux. Mais je suis surtout impressionné par Agnieszka enceinte, le ventre énorme, qui cavale de partout pour attraper les chevaux et les brosser. Cette matinée « en famille » me permet de jouer un peu avec Erik. Très timide au départ, il commence à rire même si on ne peut pas se comprendre. Il passe sa journée sur son vélo à tourner dans la ferme, encore quelques années et il sera fin prêt pour le tour de France.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2992-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-786 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN2992 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2992-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Quant à moi, je retourne à Torun pour envoyer quelques cartes. A la poste, pour la première fois depuis le début du voyage, je me fais arnaquer. Je demande des timbres, et la dame aux guichets m’en vend à 5 zlotys au lieu d’un zloty. Je lui explique que je n’ai pas besoin de l’auto collant priorité, mais elle me répond que c’est comme çà, il n’y a pas le choix, contraint et forcé j’accepte en serrant le poing ! Un petit tennis aurait été le bienvenu pour me détendre, mais ce soir je fais la connaissance de François, un voisin de Robert. Il était professeur d’anglais à l’université, il est très content de pouvoir discuter un peu en français, çà lui rappelle l’époque où il voyageait beaucoup. L’ambiance dans la ferme n’est pas au beau fixe, Aga est en colère pour une raison que j’ignore, et au lieu de discuter avec Robert, elle file dans la cuisine d’où elle lui envoie des messages pour exprimer son humeur maussade. Après le vin de la veille, et sans se soucier du mécontentement de sa femme, Robert ouvre les bières les unes après les autres. Je profite d’une accalmie pour monter à l’étage. Je suis heureux de retrouver Carol et Robert (pas mon hôte, à croire qu’ils s’appellent tous Robert dans ce pays), deux travailleurs qui préparent à manger. Nous ne pouvons absolument pas communiquer avec les mots, ils parlent seulement polonais, mais avec les mains, le sourire et l’envie nous passons deux heures ensembles à rire. Ils m’ont offert une assiette et je dois reconnaître que je suis incapable de dire ce que j’ai mangé avec ses patates et ses knackis, mais que ce fut bon ! Merci !<!--more--></p>
<h4 style="text-align: justify;">// Il est cinq heures, le réveil est difficile, sur le chemin, mes deux sacs sur le dos, je croise Bambi. Elle ne dort plus, j’ai du la réveiller, je vérifie que je ne rêve pas… non, je suis bien éveillé&#8230; Bambi est dans la boîte ! Au loin je vois le bus, je cours… il m’attend… tout comme Cracovie et Marjory !<!--more--></h4>
<p><span style="text-decoration: underline;">Gdansk:</span></p>
<p><br />
<span style="text-decoration: underline;"><img title="Lire la suite…" alt="" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif" /></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Sopot &amp; Open&rsquo;er Festival:</span></p>
<p><br />
<span style="text-decoration: underline;"><img title="Lire la suite…" alt="" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif" /></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Torun:</span></p>
<p></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Trois nuances de gris.</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Jul 2013 10:05:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Pologne]]></category>

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		<description><![CDATA[// On m’avait prédit l’enfer en choisissant Polskibus pour rejoindre Poznan. Que j’aurai des chèvres et des moutons pour camarades de voyage, que mon sac serait accroché sur le toit du bus… Aujourd’hui je peux dire que les allemands ne sont que de mauvaise langue quand il s’agit de leur voisin polonais. Je les soupçonne [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// On m’avait prédit l’enfer en choisissant Polskibus pour rejoindre Poznan. Que j’aurai des chèvres et des moutons pour camarades de voyage, que mon sac serait accroché sur le toit du bus…<span id="more-731"></span></h4>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui je peux dire que les allemands ne sont que de mauvaise langue quand il s’agit de leur voisin polonais. Je les soupçonne même d’être un peu craintifs, car le fameux bus, confortable comme un bus Mercedes, avait en prime la couleur rouge d’une Ferrari, ce qui n’a pas empêché la police allemande de l’arrêter sur une aire d’autoroute. Nous avons eu droit à un contrôle d’identité de tous les passagers. Effectivement tout n’est pas aussi bien réglé que dans l’organisation allemande. La gare dans laquelle le bus était censé nous déposer étant en travaux, le chauffeur nous fait descendre dans la banlieue de Poznan.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2089-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-741 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN2089 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2089-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Me voilà au milieu de nulle part, sans un zloty en poche (oui car l’euro ne sert pas à grand-chose en Pologne) entrain de demander à des gens qui ne parlent pas un mot d’anglais, comment puis je faire pour aller dans le centre de la ville. Un vieux monsieur me fait comprendre d’attendre ici, il revient accompagné d’une femme qui parle anglais. Je lui explique mon problème, elle me conseille de prendre le tramway 5, mais quand je lui dis que j’ai besoin de retirer un peu d’argent, son visage s’obscurcit… Elle réfléchit… Mais ne voit pas de banques à l’horizon, seulement en ville. Alors elle sort 4 zlotys de sa poche, qu’elle m’offre avec le sourire pour acheter un ticket. Dziękuję bardzo ! (Merci beaucoup)</p>
<p style="text-align: justify;">Par la vitre du tram, je regarde la banlieue de Poznan en constatant que je ne suis plus Allemagne. Ici tout semble gris, massif, de grands blocs sans âmes m’accompagneront jusqu’au cœur de Poznan. Pour mon premier jour en Pologne, même le temps est lourd : orageux !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2070-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-744 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN2070 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2070-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Mes affaires posées dans le dortoir de l’hôtel, je m’en vais découvrir la place du vieux marché. A l’inverse du reste de la ville, il s’agit d’une place très colorées qui a été restaurée après la guerre. L’endroit est vivant, et pendant l’été, de nombreux stands en bois y sont installés. Des concerts ont lieux de midi à minuit.</p>
<p style="text-align: justify;">Après une bonne nuit de sommeil, je décide de prendre le temps d’explorer la ville, je quitte les sentiers battus du centre ville, et je suis surpris car dans la grisaille environnante, ne ressort que les lumières roses des sex-shops, des clubs de gogo danseuses et des vendeuses de fraises dans la rue.</p>
<p style="text-align: justify;">Ca n’est pas tout à vrai, j’ai omis de dire que dans l’atmosphère maussade de Poznan, ressort également la beauté des filles de ce pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir joué avec une vingtaine de gamin dans la piscine publique (un tuyau d’arrosage percé devant l’entrée dans parc : Rafraîchissant à tout point de vue !), je m’en retourne à l’hôtel pour une bonne douche avant de sortir. Je fais la connaissance de mon futur compagnon de chambrée, Yohan, un belge à moitié militaire, à moitié terroriste, je n’ai jamais vraiment su définir. La seule chose que je retiendrai de lui, et lorsque pour mon départ, il me dira que j’ai le rythme parfait pour voyager, et s’il avait raison ?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2120-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-746 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN2120 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2120-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Aujourd’hui c’est le premier jour de l’été, en France, il est l’heure de fêter la musique. Ici la tradition est d’allumer des lampions afin qu’ils s’envolent dans le ciel. L’organisation annonce qu&rsquo;il y a un record à battre avec plus de 30 000 lumières dans le ciel. Je ne saurai jamais si le record a été battu, mais j’y aurai ajouté ma pierre à l’édifice.</p>
<p style="text-align: justify;">Des étoiles plein les yeux, je m’endors heureux… jusqu’à ce qu’un écossais complètement ivre entre dans un terrible fracas pour tenter rejoindre son lit. Il s’agit de Chris, il se prend pour un musicien itinérant qui ne joue que dans les bars. Mais durant mes quatre jours à Poznan, personne n’a eu le plaisir de l’entendre jouer. Il restera pour moi comme celui qui, toute la journée, boit de la vodka seul devant son ordinateur. Je ne pourrai même pas travailler mon anglais avec lui, il baragouine à peine avec un accent si prononcé qu’il en devient incompréhensible pour mon niveau.</p>
<p style="text-align: justify;">En parlant de vodka, ce samedi soir me voilà coincé dans une embuscade fort sympathique. Je décide d’aller écouter un peu de musique sur la place du vieux marché, certaines terrasses diffusent le match de foot, Brésil/Italie, je me penche pour apercevoir le score quand un mec m’attrape par le bras, me hurle sa joie. Je ne comprends rien de ce qu’il me raconte, mais je sens que c’est amical, il semble saoul mais souriant, de toute façon l’un ne va pas sans l’autre, car en Pologne on ne sourit pas ou seulement quand on boit ! Il me dit de m’asseoir avec lui et son collègue, je finis par comprendre que son fils est beau ! Et nous allons célébrer sa naissance à coup de shot de vodka pure. Il faut toujours une raison pour trinquer et boire son verre, ainsi après la naissance de son fils, çà sera le tour de sa santé, puis de la France, puis… ne vous en faites pas, ils trouvent toujours une occasion à célébrer !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2146-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-749 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN2146 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2146-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Pour mon dernier jour à Poznan, je me balade dans les jardins de la « cathédrale island ». Il s’agit d’une presqu’île, où de nombreux monuments religieux ont survécu aux différents tourments de l’histoire polonaise. Mais, seul au milieu de toutes ces bigotes, moi, j’en perdrai la foi… Alors j’avance jusqu’à tomber dans une foire médiévale, sympathique et folklorique, j’y passerai mon après-midi.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce matin, dans la chambre, le réveil fut difficile pour tout le monde, l’écossais décide de mettre les voiles en direction de la Suisse pour jouer. D’après lui çà sera plus facile qu’en Pologne où tout le monde joue dans la rue. Il pense également que s’entrainer et moins boire peut éventuellement l’aider dans sa quête de succès, Enfin ! Quant à moi, je m’en vais une Lech à la main (je ne savais pas encore qu’il était interdit de boire dans la rue en Pologne), retrouver mon pigeon voyageur pour m’envoler en direction de Lodz (prononcez « oudje »).</p>
<p style="text-align: justify;">Quelle aventure pour retrouver Kasia, sous la pluie, perdu, je tourne, tous les polonais souhaitent m’aider, même s’ils ne sont pas toujours de bons conseils. Qui est Katarzyna? Je ne sais pas, je ne la connais pas plus que vous, je sais simplement qu’elle a vécu une année à Lyon, qu’elle connait Oyonnax car on ne doit pas prononcer le « X » et qu’elle a accepté de m’héberger chez elle pour les trois prochains jours. Ah oui, j’oubliai… si je passe de Kasia à Katarzyna, c’est qu’il s’agit de la même personne. En effet, en Pologne chaque prénom a son surnom officiel. Par conséquent toutes les filles qui s’appellent Katarzyna ont pour diminutif Kasia. Une autre petite subtilité que j’ai découvert grâce mon hôte, c’est qu’en Pologne un(e) ami(e) proche de la famille n’est pas appelé par son prénom, mais par « tonton », ce qui peut parfois prêter à confusion.</p>
<p style="text-align: justify;">Une fois arrivé chez elle, elle me propose de goûter les « pierogis » de son papy, affamé je saute sur l’occasion (désolé c’était tellement bon que je n’ai pas eu le temps de les prendre en photo… pour vous aider à l’imaginer, çà ressemble à un gros ravioli). Nous passons ensuite la soirée à discuter de son séjour en France, et à l’instar des autres polonaises, elle adore la France et souhaite y retourner. Avant de mettre mes pieds en Pologne, je ne soupçonnais pas à quel point les gens de ce pays apprécient la France, et tous me chantent le refrain : « Non je ne regrette rien ».</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2261-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-751 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN2261 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2261-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>Je passe ma journée à marcher dans les rues de Lodz, et si je vous ai écris que Poznan me semblait gris, je n’ai absolument aucun adjectif pour décrire Lodz. L’architecture de la ville est usée, désabusée d’avoir été abusée par tant d’années de guerre et de régime soviétique. Il n’y pas de sommet, pas d’arrogance, tout est vieux ! Je crois encore que c’est Kasia qui définit le mieux sa ville : « Green &amp; Grey / Grey &amp; Green ! » Je ne serai peut être pas aussi sévère, car de mon point de vue, j’y ajouterai une pincée de briques rouges pour ces anciennes entreprises rénovées en magasin. Mais en règle générale, nous pouvons dire qu’Il n’y a rien, seulement du gris, des parcs et la rue piétonne «Piotrkowska », une des plus grandes d’Europe (+ de 4km) !</p>
<p style="text-align: justify;">Attention, cela ne veut pas dire que mes trois jours à Lodz furent d’un ennui mortel, bien au contraire. Ma première expérience de couchsurfing m’a permis d’en apprendre beaucoup plus que je ne pouvais l’espérer sur la culture et les traditions polonaises. De plus lors d’une séance de cinéma en plein air, j’ai fait la connaissance d’une française ayant décidé de venir apprendre le polonais. Elle m’a expliqué que Lodz signifiait bateau. Le lendemain, embarqué dans cette galère, je compris pourquoi ce nom, ici, il n’y a pas de mer, ni d’océan, mais on ne manque pas d’eau, il en pleut des trombes ! Alors sur les conseils de Kasia, je m’en vais caresser le nez de la statue de Julian Tuwim, paraît-il que çà porte bonheur.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2344-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-753 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN2344 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2344-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Pour mon dernier soir chez Katarzyna, s’amorce un débat animé sur la chirurgie esthétique (son futur métier). Mais surtout ce soir, je comprends pourquoi il y’a tant de sex-shops, club de gogo, etc.… En Pologne, il n’y a d’espoir que dans le corps des filles, ou dans leur cœur, je ne sais pas, les deux sont liés d’une même beauté slave, silencieuse…</p>
<p style="text-align: justify;">Il est l’heure de rejoindre Varsovie, de retour dans la gare routière de Lodz, je prends conscience que je suis réellement en voyage, il n’y a aucun affichage électronique pour indiquer l’heure, la destination et le quai du bus. Simplement de vieux papiers jaunis accrochés sur un mur délabré.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai quitté le mur de Berlin, il y a une semaine, et voilà que l’autoroute polonaise est barricadée des deux côtés. N’y a-t-il vraiment aucun horizon possible dans ce pays ?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2412-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-755 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN2412 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2412-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>Au vue des commentaires sur internet de l’auberge que j’ai réservé, je m’avance craintif vers ma chambre. Surprise ! Et plutôt bonne, d’autant que la salle de bain partagée est très propre. L’ambiance est très conviviale, je passe la soirée à perfectionner mon anglais avec un iranien, un turque, un chinois et deux polonais. Mais le retour sur terre est plus rapide que prévu! Aujourd’hui j’ai la preuve qu’Hussein possédait des armes de destructions massives, car cette nuit il envoya une tempête de ronflement.</p>
<p style="text-align: justify;">Je décide d’adopter le mode de vie polonais lors de mon séjour à Varsovie (petit déj, second petit déj vers 11h, repas à 15h, une soupe pour finir la journée vers 20h…), et de choisir la version sympathique du polonais. Car les travailleurs, au contraire des autres, ont une tête tout droit sortie d’outre-tombe et ils nous font savoir qu’on les dérange.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2491-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-758 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN2491 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/07/DSCN2491-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>A Varsovie, je profiterai de l’absence de pluie, pour visiter la vieille ville, qui n’est pas sans rappeler la place de Poznan. Il y a la statue de la petite sirène qui trône fièrement au milieu et qui protège la ville. Je me baladerai également vers la flamme de la tombe du soldat inconnu. Je profiterai d’une foire aux vins polonais pour visiter l’intérieur du stade Narodowy. Mais je serai surtout touché par cette exposition dans un parc qui illustre Varsovie avant la guerre, Varsovie en ruine, et le Varsovie actuel. Et je crois qu’on peut sans prendre trop de risque, dire que c’était mieux avant. A cet instant, je me rends compte que lorsque deux mondes s’affrontent, ils se donnent rendez-vous en Pologne. Et Warszawa qui est passé d’est en ouest en porte les stigmates. Il y a dans la photo qui d’après moi représente le mieux la ville, un reste de l’ancien temps, un bloc soviétique, et au fond une immense tour de verre. Ce mélange est tout sauf harmonieux, et les nuages s’amoncèlent.</p>
<p style="text-align: justify;">Même les filles de Varsovie sont moins jolies que dans le reste de la Pologne, elles errent dans les rues, avec de longues et finies cigarettes au bout de leurs lèvres trop maquillées. Je ferai néanmoins la connaissance de deux d&rsquo;entre elles, Veronika et Edyta, nous passerons le samedi soir à boire des shots de Vodka pour 2 zlotys (moins de 50cts d’euros).<!--more--></p>
<h4 style="text-align: justify;">// En fait à Varsovie, tout est gris, triste à l’infini, alors le soir coule la vodka, pour oublier que ce soir est le même qu’hier soir, le même que demain soir. A Varsovie, berceau de la mélancolie, l’espoir n’est pas de mise. Mais je suis français, et moi, la vodka ne me suffit pas, alors je troque mon pigeon voyageur contre un cheval ailé, et je m’envole vers le nord, dans les ports de la mer… Attention&#8230; Dans les ports de la mer Baltique, je savais que vous aviez raison !<!--more--></h4>
<p><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/05/DSCN0747.jpg"><img title="Lire la suite…" alt="" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif" /></a><span style="text-decoration: underline;">Poznan :</span></p>
<p><br />
<img title="Lire la suite…" alt="" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Lodz :</span></p>
<p><br />
<img title="Lire la suite…" alt="" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Varsovie :</span></p>
<p></p>
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