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	<title>Tic-Tac Around The World &#187; Hongrie</title>
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		<title>Danse à Debrecen avec Couchsurfing !</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Aug 2013 21:20:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Hongrie]]></category>

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		<description><![CDATA[// Ce soir sur le quai de la gare de Debrecen, je ne sais pas où donner de la tête. Comment retrouver mon hôte que je n’ai vu qu’une fois en photo au milieu de cette foule ? Fort heureusement, il est beaucoup plus facile, pour Katalin de me reconnaître. Je suis le seul à descendre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// Ce soir sur le quai de la gare de Debrecen, je ne sais pas où donner de la tête. Comment retrouver mon hôte que je n’ai vu qu’une fois en photo au milieu de cette foule ?<span id="more-878"></span></h4>
<p style="text-align: justify;">Fort heureusement, il est beaucoup plus facile, pour Katalin de me reconnaître. Je suis le seul à descendre du train avec un sac de voyageur. Mon hôte pour mes trois prochains jours à Debrecen est une mère de famille d’une cinquantaine d’année. J’avais envoyé une demande d’hébergement à sa fille par l’intermédiaire de couchsurfing. Cette dernière n’étant pas disponible à ce moment là, me conseille de faire une requête auprès de sa maman. Me voilà donc hébergé par Katalin et ses nombreux chats. Après avoir fait quelques courses, grignoté quelques friandises locales… (Ah le fameux Túró Rudi, cette petite barre chocolatée fourrée au « cottage » dont raffole les hongrois), il est 22h30 et nous commençons à peine à préparer le Pörkölt, un ragout de viande et de paprika sous toutes ses formes (en crème, en poudre, il en faut de partout !). Petit rappel, pour qu’un plat hongrois soit réussi il se doit être rouge !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3265-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-882 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3265 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3265-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>Après une longue nuit de conversation et de repas, je suis repu pour m’endormir seulement quelques heures. En effet, j’accompagne Katalin à son travail le lendemain matin, elle est secrétaire médicale. En route pour faire contrôler mon taux d’INR. La rencontre avec son boss se passe bien, même s’il est surpris de voir que j’utilise le préviscan, très rare ici. Je fais donc ma prise de sang, tout en soupçonnant un taux élevé suite à mes mésaventures avec mon doigt à Eger. Katalin a la chance de travailler dans un hôpital moderne, qui ne ressemble pas vraiment aux hôpitaux classiques. Il est construit dans un parc que les debrecenois appellent « la grande forêt », ironique quand on connait la taille réelle du parc. L’hôpital est constitué de plusieurs petites maisons suivant leur spécialité. Ce qui donne à l’ensemble un cadre harmonieux, et un lieu très apaisant pour les patients.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3227-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-883 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3227 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3227-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Après quelques heures de balade dans la ville, je comprends mieux pourquoi le parc est appelé la grande forêt, il s’agit du seul coin vert à Debrecen. De plus, la ville est dans une cuvette, principalement faite de béton, ce qui rend l’atmosphère irrespirable en période d’été ! J’en fais vite le tour, la ville ne présente pas beaucoup d’intérêt si ce n’est sa célèbre église calviniste et son université. Une des plus célèbres et belles de Hongrie. Je comprends l’aigreur que peuvent ressentir les habitants de Hongrie vis-à-vis des budapestois. Il y a la tête et le reste, ce pays est une démonstration de la centralisation poussée à son extrême. Tout se trouve dans la capitale. Les moindres nécessités administratives peuvent s’avérer un calvaire si l’on n’a pas la possibilité de se rendre à Budapest.</p>
<p style="text-align: justify;">Je retourne à pied à l’hôpital. Si je précise à pied, c’est parce qu’ici, il y a deux lignes de tramways qui sont en travaux depuis plus de deux ans. Ces interminables rénovations tournent au fiasco, çà en est devenue la risée de tout le monde, ce qui a le dont d’exaspérer les habitants. A l’heure actuelle ce sont des bus qui roulent sur les rails du tramway.</p>
<p style="text-align: justify;">Je retrouve Katalin qui me donne mes résultats sanguins, un peu élevé comme je le craignais, mais rien d’alarmant, je commence à bien connaitre mon corps. Nous retournons chez elle, où je l’aiderai à éplucher les pommes de terre en compagnie du boss de la maison… Le chat ! Celui-ci s’amuse à balancer les épluchures de patate où bon lui semble devant le regard passif de sa maîtresse. Comme la veille nous mangeons très tard, après 23h, je me sens las, sans énergie, je commence à avoir l’épaule droite endolorie. J’espère qu’il ne s’agit que de la fatigue et non d’un début de torticolis. Quant à Katalin, malheureusement, plus elle parle, et moins je la trouve intéressante. Sa fascination pour l’horoscope me dépasse, mais je suis complètement largué quand elle explique que l’intelligence se mesure aux nombres de langues parlées, c’est pour çà qu’après le hongrois, le russe et l’anglais, elle s’est mise à apprendre l’italien. Le premier exemple qui m’est venu à l’esprit quant elle a dit çà est… Nicolas Anelka ! (Ne me demandez pas pourquoi)</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3274-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-884 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3274 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3274-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>Je dors toujours aussi mal dans le lit trop petit de la fille de Katalin, et ce matin, je me retrouve totalement bloqué au niveau du cou. Comment vais-je m’en sortir avec mes deux sacs ? A l’heure actuelle, je ne rêve que d’un bain, un massage et une longue journée au lit. Mais j’avais promis à Katalin de la suivre au marché pour manger un Längos. Je monte donc dans la voiture, où elle conduit de façon très agressive, ce qui n’arrange absolument pas mon mal de cou. Depuis la vitre, j’aperçois toujours ces jeunes hongrois faire leur musculation dans la rue en plein cagnard. Le soleil a vraiment dû leur brûler la cervelle. Sur la route, nous faisons une halte à la pharmacie, j’achète l’équivalent hongrois du voltarène, plus fort parait il, pourvu que ça me guérisse rapidement. Nous arrivons au marché, nous nous dirigeons directement vers le stand de Längos. C’est un beignet frit et salé, il est plat avec un trou au milieu, et chacun est libre de rajouter, de l’ail écrasé, de la crème aigre (les hongrois en raffolent), du fromage ou encore du jambon.</p>
<p style="text-align: justify;">La pommade commence à faire effet, un espoir pour le weekend… Il est l’heure de quitter Katalin qui me dépose devant l’église pour retrouver Andrea, ma nouvelle hôte pour le weekend. Nous nous sommes mis d’accord, elle arrivera en vélo, seule devant l’église. Une fille qui ne lui ressemble pas du tout attend sur un vélo au milieu de la place. Je me dirige vers elle, en pensant que les photos peuvent être trompeuses :</p>
<p style="text-align: justify;">- Andréa ?</p>
<p style="text-align: justify;">- Oui ! Comment connais-tu mon prénom ?</p>
<p style="text-align: justify;">- Couchsurfing. Je suis Kévin.</p>
<p style="text-align: justify;">- Je ne connais pas de Kévin.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis elle s’en va, affolée, le regard totalement paniqué, elle s’est sentie surveillée. Quelques secondes plus tard, arrive la véritable Andréa, celle qu’on surnomme Andi et qui ressemble à celle que j’avais vue sur couchsurfing. Je lui raconte le joli quiproquo qui fait qu’avant même d’avoir commencé notre rencontre restera inoubliable.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3281-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-886 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3281 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3281-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Comme prévu, je vais voir Andi s’entrainer. Elle fait de la danse folklorique hongroise. Nous y allons en vélo. Que çà fait du bien de pédaler un peu, il y a tellement longtemps que je n’étais pas remonté en selle (y compris sur un vélov’ lyonnais). L’air frais que procure la vitesse, toute relative, sur mes joues et mon cou me donne la sensation d’une liberté retrouvée. Pour quelques instants j’en oublie les douleurs à mon épaule droite.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis surpris par l’intensité physique de l’échauffement des danseurs de folk. Après avoir couru pendant plus d’une demi heure, les filles s’attardent à entretenir leur souplesse avec une facilité déconcertante pour certaines quand il s’agit de faire des grands écarts, les hommes font des sauts de cabris en tordant leur jambes dans tous les sens. Tous commencent à répéter leur gammes avant le show du lendemain, il y a encore de nombreuses choses perfectibles, ils ne semblent pas être prêts pour le spectacle. Malgré la répétition sans cesse des mouvements ratés, la fatigue qui commence à se percevoir sur le visage des hommes, je suis marqué par le plaisir qu’ils prennent à danser. Cette joie qui les anime transparait à chaque succès, à chaque jeu de jambes réussi à une vitesse hallucinante. Je suis bluffé et impatient de voir le spectacle avec les costumes traditionnels.</p>
<p style="text-align: justify;">A la fin de l’entrainement d’Andi, nous rejoignons le centre ville pour retrouver ses amis à une terrasse. Ils sont aussi sympathiques et marrants que mon hôte. Ainsi nous décidons de cuisiner tous ensemble un goulash le lendemain.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3285-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-887 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3285 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3285-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Réveillé par le chant du coq et les oiseaux, mon épaule se rappelle à mon bon souvenir. J’ai certainement trop forcé la veille avec le vélo et le port des sacs, alors que je commençais à peine à calmer la douleur grâce à la pommade. Avec Andi, nous enfourchons les bicyclettes pour acheter la nourriture, et notamment cet incroyable bacon fumé. Comme un chien de Pavlov, pour faire saliver mes papilles, il me suffit de repenser ou de revoir la photo de ce morceau de viande. Et cette odeur, qui parfume la cuisine pendant que nous préparons le repas avec Andi, Ester, Peter et Bolash (pas sur que çà s’écrive ainsi, mais comme il est de coutume de dire qu’il n’y a pas de faute pour les prénoms, j’en profite). Je passe un excellent moment, même si je suis surpris de voir qu’il parle toujours de la grande Hongrie, celle qui avec l’Autriche dominait l’Europe. D’ailleurs il me corrige systématiquement quand je dis que je vais ensuite en Roumanie, non, pour eux je vais en Transylvanie et la nuance est de taille.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet après-midi je suis l’équipe de danseur d’Andi, je vais la voir danser sur scène à Hajduszoboszlo. Il est d’ailleurs intéressant de constater la longue préparation des filles pour s’habiller et se coiffer. Les tenues traditionnelles ne sont pas faciles à porter, ni à laver (parait il), c’est pourquoi elles ne sont de sortie que pour les spectacles. Pendant ce temps, des musiciens répètent leurs gammes, car ce soir ils accompagneront les danseurs en live. La joyeuse équipe, déjà très concentrée, monte dans le car. On se croirait dans le bus d’un club de football professionnel en direction du stade, le silence est de rigueur, les derniers chignons sont fignolés. Pendant les derniers préparatifs dans les coulisses, je m’en vais découvrir la ville d’Hajduszoboszlo. Il s’agit d’une toute petite ville touristique de Hongrie, réputée pour ses thermes, la population quadruple en pleine saison. Elle ressemble à s’y méprendre à nos villes balnéaires de la méditerranée, mais… sans la mer ! Comme chaque année, l’équipe d’Andi vient danser ici, à l’occasion du festival de folk traditionnel.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3329-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-892 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3329 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3329-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Je prends place dans les tribunes, pour le début du show. Le spectacle est très sympa, les doutes de la veille ont complètement disparu, chacun sait ce qu’il a à faire, et le fait très bien. Pour résumer de façon simple le folk hongrois, je dirai que les hommes essayent de séduire des filles aux tenues douteuses, en utilisant un jeu de jambes aussi ridicule qu’impressionnant. C’est une sorte de danse du paon, qui navigue entre le chant du coq et le gorille qui se frappe pour montrer sa virilité. En tout cas le public semble réellement apprécier la performance, et de nombreuses salves d’applaudissement se font entendre pendant le show. Une fois fini, nous repartons dans le bus, et je finis la soirée avec Andi et une de ses amies à discuter sur la même terrasse que la veille dans le centre de Debrecen. Elle me donne à résoudre quelques énigmes dont je suis incapable de trouver la solution sans ses indices. Je passe une excellente soirée où je trouve Andrea particulièrement intelligente, observatrice et psychologique. Nous riions beaucoup à propos de notre vision assez semblable d’imaginer la vie.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3376-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-888 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3376 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3376-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Pour mon dernier jour en Hongrie, nous échangeons quelques films, beaucoup de musique avant d’aller se promener en vélo dans la « grande forêt ». Sur la route, nous faisons un stop dans le stade de Debrecen, je m’en rappelle très bien, car il fut une époque ou le club de l’olympique lyonnais était un ogre en ligue des champions, et il était venu s’imposer facilement ici. Comme quoi les temps changent…</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis ravi de partager mes derniers moments en Hongrie avec Andi car elle est d’une nature curieuse et s’intéresse à tout, de plus son anglais est parfait, ce qui permet de faire progresser le mien. Nous finissons comme des enfants par dessiner quelque chose chacun notre tour sur une feuille pour voir ce que l’ensemble peut donner. Le résultat n’est pas très probant, mais il est l’heure pour moi d’aller prendre le train en direction de Brasov en Roumanie. Après un dernier salut sur le quai de la gare, le soleil se couche et le train s’en va…</p>
<h4 style="text-align: justify;">// Des trois villes que j’ai eu le plaisir de découvrir en Hongrie, je n’oublierai pas la beauté de Budapest, le charme d’Eger, l’hospitalité et le paprika des habitants de Debrecen. Assis dans le train, je prends conscience que la Hongrie est le premier pays de mon voyage qui ne possède ni mer, ni océan… La raison de sa chaleur étouffante ?<!--more--></h4>
<p><span style="text-decoration: underline;">Debrecen:</span></p>
<p></p>
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		<title>Egri Bikaver !</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Aug 2013 13:57:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Hongrie]]></category>

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		<description><![CDATA[// Il est 10 heures, je dois rendre la chambre de l’auberge, rien n’est prêt ! Je range mon sac à la va-vite, j’espère n’avoir rien perdu… Il est temps de rejoindre Eger. Il s’agit d’une petite ville conseillée par notre camarade de train entre Cracovie et Budapest. Elle se trouve sur la route pour aller [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>// Il est 10 heures, je dois rendre la chambre de l’auberge, rien n’est prêt ! Je range mon sac à la va-vite, j’espère n’avoir rien perdu… Il est temps de rejoindre Eger. Il s’agit d’une petite ville conseillée par notre camarade de train entre Cracovie et Budapest. Elle se trouve sur la route pour aller en Roumanie, ma prochaine destination.</strong><span id="more-856"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3123-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-861 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3123 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3123-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>Eger est réputé pour son vin, « Egri Bikaver », littéralement sang de taureau ! La légende raconte que les soldats hongrois en buvaient pour défendre la ville contre les armées ennemies. Il ne faut donc pas s’étonner qu’aujourd’hui la ville attire des touristes pour son héritage. Les traces laissées par les différents empires qui ont marchés sur Eger sont encore visibles. Il y a par exemple un minaret de l’époque où les ottomans régnaient sur la cité.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais avant de me balader dans les rues de la ville, je dois rejoindre mon auberge. On me promet une vue splendide. Qui dit belle vue, dit sommet, et pour l’instant, je galère à grimper avec mes deux sacs et cette chaleur écrasante ! Sans plan, je demande aux hongrois de m’indiquer le chemin, ce qu’ils font avec une extrême gentillesse ou compassion pour mon corps dégoulinant, je ne sais pas. Je suis accueilli par la réceptionniste de l’hôtel avec une bonne surprise, je paye ma chambre deux fois moins cher que prévu ! De plus, je me retrouve tout seul, au calme, dans une chambre normalement prévue pour trois personnes. Et comme promis, depuis ma fenêtre, je domine la ville. Parfait !</p>
<p><a style="text-align: justify;" href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3088-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-862 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3088 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3088-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Après une bonne douche, je profite des derniers rayons de soleil pour aller me promener dans les ruelles « inanimées » de la ville. Eger, me rappelle étrangement Torun. Parce que nous sommes lundi et que tout est fermé ? Non, surtout pour ses rues pavées et piétonnes, sa douceur de vivre en cette fin d’après midi ensoleillée. On sent l’histoire forte de la ville qui suinte à travers ses nombreuses pierres mortes. Ca n’est donc pas anodin que la ville soit principalement visitée par des personnes âgées.</p>
<p style="text-align: justify;">De retour à l’auberge, je fais la connaissance de quelques serbes avec qui je sympathise. En fait, ils sont une cinquantaine, tous des mathématiciens ou presque. Ils sont à Eger dans le cadre du « Summer school ». Ils viennent découvrir de nouvelles manières d’aborder les mathématiques dans un autre pays. Mais ils ont surtout le sang chaud et une terrible envie de faire la fête, alors ils demanderont une pièce vide au réceptionniste afin qu’ils puissent s’amuser. Me voilà, engagé avec eux à essayer d’aménager la pièce laissée à notre disposition. Ils dévaliseront la petite épicerie du coin en achetant de l’alcool pour tout un régiment pendant que nous essayons de mettre de la musique. Mais sans haut parleur, impossible d’entendre quoi que ce soit. Pas grave, aux flots de la bière et du vin, ils se mettent à entonner des classiques de la musique serbe pendant toute la nuit. Tous en chœur, plus rien ne peut les arrêter. Quant à moi, je fais la connaissance de la belle Mylena. Il s’agit d’une française (originaire de l’Ain) qui est partie finir ses études en Serbie. Je n’ai jamais rencontré une personne, qui éprouve une telle haine. Chaque mot qu’elle peut prononcer, même le plus banal et marqué du sceau de la colère. Elle ne veut plus revenir en France et garde un très mauvais souvenir de son année en école de commerce à Lyon. Et lorsque nous abordons son ressenti par rapport à l’histoire de l’ex-Yougoslavie, c’est un torrent d’aigreur et de racisme qui sort de sa bouche. Les bosniens ne sont que des moins que rien. Elle me racontera comment deux d’entre eux, lors d’une virée quelconque ont abattu son cousin dans la rue. Sans motif, si ce n’est qu’il était serbe. Je me demande comment vont s’arranger les relations entre ces pays quand on voit que même les jeunesses qui n’ont pas connu la guerre, éprouvent une haine féroce envers leur voisin. Dans une comparaison toute relative, c’est comme si mes parents en voulaient aux allemands de leur génération de ce que leurs aïeux ont fait.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/003-1-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-867 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="003  (1) [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/003-1-800x600modif.jpg" width="288" height="192" /></a>Après cette longue nuit de fête, je me réveille en fin de matinée avec un gout amer en bouche. J’ai encore manqué mon défi de prendre une photo avec une jolie rousse. Et dieu sait qu’il y en avait à la soirée de la veille. Vais-je réussir à accomplir ma longue liste de défi ? Après avoir loupé les jumeaux, je manque les jolies rousses… Il va falloir que je me ressaisisse et embarque en permanence avec moi l’appareil photo !</p>
<p style="text-align: justify;">La tête encore mal réveillée, je décide de faire un tour des moyens de transport pour rejoindre Debrecen. Et surprise, le train est moins cher que le bus en Hongrie ! Suis-je encore sous l’effet de l’alcool ? Je demande confirmation, et oui, le train est moins cher que le bus, j’opte donc pour celui-ci que je prendrai le lendemain. J’en profite pour jeter un œil à « mon budget voyage », ce qui me permet de constater que je suis toujours en dessous des objectifs que je m’étais fixés : voyager tout compris (transport /logement /nourritures /activités) pour moins de 30 euros par jour.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3037-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-863 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3037 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3037-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Après avoir croisé, Francis Cabrel ou plutôt sa statue dans les rues d’Eger, troublé, je me coupe le doigt en mangeant de la charcuterie. Çà n’arrête pas de saigner. Maudit Préviscan ! Je retourne à l’hôtel pour obtenir un bandage de meilleure qualité que mon simple mouchoir enroulé autour de la blessure. C’est avec une certaine fragilité que la réceptionniste me donne ce qu’il faut pour me soigner. Elle est déstabilisée par la vue du sang. Marica arrive à ce moment, il s’agit d’une professeure de mathématique serbe avec qui j’ai discuté la veille. Et voilà que le sang nous lance sur une longue conversation entre mon cœur et la réalité de la vie en Serbie. Elle est vraiment sympa, et semble être la parfaite opposition de Mylèna. Malgré ses cheveux rasés qu’elle garde très court pour montrer qu’en Serbie les femmes sont libres de faire ce qu’elles veulent même si çà n’est pas facile tous les jours, elle est la gentillesse par excellente. J’apprendrai par ailleurs que le salaire moyen d’un professeur est de 400 euros par mois et que le coût d’un paquet de cigarette est de 1,5 euros. La Serbie est en Europe, mais c’est déjà un saut dans un autre monde. Et comme tous les autres serbes, elle m’invitera à venir découvrir son pays et notamment Belgrade. (Une autre fois c’est certain, je le garde dans un coin de mon esprit !)</p>
<p style="text-align: justify;">Le lendemain, c’est la panique ! Je n’arrive pas à mettre la main sur mes papiers. Je cours dans tous les sens, je ne sais plus où donner de la tête, par maladresse j’arrache mon bandage au doigt, ce qui provoque une nouvelle hémorragie. Çà saigne encore plus que la veille, il faudrait que je pense à faire un test d’INR, mais en m’asseyant pour finir mon pansement au calme, la lumière est venue. Eurêka ! Mes papiers sont dans la poche intérieure de mon sac à dos et le sang arrête de couler.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3160-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-865 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3160 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3160-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Avant de prendre le train, je décide de visiter le château d’Eger et de goûter le pain enrobé de vanille qu’ils vendent dans la rue. Il est tellement appétissant que c’est un supplice d’y résister, cependant une fois en bouche, il n’est pas aussi bon qu’il en a l’air. Un pain pas assez cuit, avec trop de sucre vanillé, il devient vite écœurant. Me voilà devant l’entrée du château, ma carte d’identité à la main pour demander le tarif réduit, je profite des derniers jours avant mon vingt-sixième anniversaire pour faire quelques économies. La dame au guichet ne me comprend pas, mais en échange elle me donne un ticket d’entrée complètement gratuit. Çà a parfois du bon les incompréhensions ! Köszönöm ! Quant au château, je suis bien heureux de ne pas avoir payé pour voir çà. Il s’agit surtout des ruines d’une forteresse où règnent les pigeons !</p>
<p style="text-align: justify;">Il est temps de me rendre à Debrecen. Le changement de train à la gare de Fuzabony n’est pas facile (pas de tableau électronique, uniquement des feuilles volantes accrochées sur les murs), surtout que les minutes sont comptées pour effectuer la liaison, je m’en sors à quelques secondes près. Ouf !</p>
<h4 style="text-align: justify;">// Son vin,  ses vieilles pierres et son château…Ah Eger! Mais cette ville restera surtout pour moi… le chef lieu des serbes en Hongrie. Maintenant, cap sur Debrecen, où m’attend Katalin mon hôte pour les trois prochains jours… Mais ceci est une autre histoire à suivre très prochainement… A bientôt pour de nouvelles aventures !<!--more--></h4>
<p><span style="text-decoration: underline;">Eger:</span></p>
<p></p>
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		<title>La perle du Danube !</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Aug 2013 14:37:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Hongrie]]></category>

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		<description><![CDATA[// Cracovie n’était pas pour nous, allons donc voir si la Hongrie nous sourit ! Une journée complète de train nous attend, mais elle commence par un bon présage, le soleil vient de se lever sur le quai de Katowice. Malgré l’absence de l’ami ricoré, Marjo et moi partons plein d’énergie et d’envie pour la découverte [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// Cracovie n’était pas pour nous, allons donc voir si la Hongrie nous sourit ! Une journée complète de train nous attend, mais elle commence par un bon présage, le soleil vient de se lever sur le quai de Katowice. Malgré l’absence de l’ami ricoré, Marjo et moi partons plein d’énergie et d’envie pour la découverte de celle qui se fait appeler : « La perle du Danube ! » <span id="more-840"></span></h4>
<p style="text-align: justify;">Nous partons à la recherche de l’hôtel, les jambes engourdies par la journée dans le train, mais le sac rempli de conseils donnés par notre camarade de voyage. Il s’agit d’un hongrois qui travaille en Pologne, très gentil, il nous a fait une liste des villes à voir, des restaurants où s’asseoir et des vins à boire. Plus habitué que nous aux longues heures de trains entre Cracovie et Budapest, il s’organise en conséquence : « 2 litres de bières avec lui qu’il boit comme du petit lait dans un temps record, ce qui lui permet de s’endormir pour le reste du trajet. Bien joué ! ». L’organisation n’a pas été notre point fort pour rallier l’hôtel. La préparation trop matinale de notre arrivé s’est soldée par une erreur mémorable. Nos notes pour rejoindre notre destination étaient intéressantes si nous avions choisi comme point de départ la bonne gare. A tous ceux qui prétendent qu’on est plus efficace le matin, dorénavant, je répondrai catégoriquement : NON ! Mais malgré tout, grâce à la gentillesse des hongrois, nous finissons par arriver à bon port.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/IMG_3521-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-845 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="IMG_3521 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/IMG_3521-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Contrairement à Cracovie, nous sommes agréablement surpris par l’hôtel, un lit deux places, une clim dans la chambre… Mais surtout un jacuzzi gratuit et ouvert jusqu’à 23h. C’est quelle heure ? Euh… pardon : Quelle heure est il ? 22h15 ! Enfile ton maillot, on va plonger un coup dans l’eau pour se détendre.</p>
<p style="text-align: justify;">Le lendemain matin, j’ai encore l’esprit embrumé par les bulles du jacuzzi et les forces lasses. Il va falloir remettre rapidement la machine en route, car nous avons une longue et belle journée de marche devant nous. Ouverture des rideaux, surprise… Nous sommes éblouis par le soleil ! On croyait qu’il était mort le soleil, mais apparemment il nous attendait à Budapest. Et pour nous faire payer notre retard, il chauffe. Plus de 35°C, çà fait un choc après la pluie et le froid de Cracovie. D’ailleurs il crame tellement que… te revoilà… un mirage… non… c’est bien toi… ce n’est pas possible… Marjo… qu’est ce qu’on fait là… regarde… on est à Lyon !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/IMG_3491-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-851 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="IMG_3491 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/IMG_3491-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Budapest est sublime, un « grand » Lyon, avec sa colline où règne la liberté. Au dessus de tout, nous survolons le Danube. Dans le cœur du château de la vieille ville, quartier sympathique et fort animé, nous dominons Pest &amp; Buda. C’est sur nous sommes à Lyon, il y a des français partout… « Non mais allo quoi ? » entendu le 17 juillet 2013 dans les rues de Budapest. La ville est un véritable coup de cœur pour Marjo et moi, l’architecture de ces vieilles thermes donnent l’eau à la bouche, même les ponts, on ne peut plus banals qui relient chaque côté de la ville au dessus du fleuve s’intègrent à merveille dans le paysage.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/IMG_3527-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-846 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="IMG_3527 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/IMG_3527-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>Nous avalons des kilomètres et des kilomètres, le sourire aux lèvres, l’émerveillement aux coins des yeux, mais la réalité physique de nos corps nous rattrape… Nous avons faim ! Je soupçonne même qu’avaler les kilomètres creuse plus l’estomac que çà ne remplit le ventre. Nous mettons à profits les conseils de notre camarade de train, assis sur une terrasse, je commande une Palinka en apéritif. Il s’agit d’une liqueur, d’environ 50°, je suis surpris car en France nous avons plutôt l’habitude de prendre ce genre d’alcool en fin de repas. Contrairement à chez nous, les hongrois boivent la liqueur juste avant de manger, çà ouvre l’appétit ! (çà ne les empêche pas d’en boire aussi en digestif). Le problème avec cette prune, elle est tellement sucrée qu’elle se boit toute seule, attention au piège. Cette journée qui a réveillé en moi mes années lyonnaises me donnent envie de tester le « bœuf bourguignon » local. Une franche réussite, j’ai l’impression d’être assis à la table familiale mangeant un délicieux plat préparé par ma maman. Sur le chemin du retour pour l’hôtel, nous faisons la rencontre d’un petit hérisson, timide et craintif, nous le laissons finir sa nuit sous un arbre en espérant qu’il n’aura pas la folie de vouloir traverser la route.</p>
<p style="text-align: justify;">Moi, quand je serai petit, le matin, je sauterai du lit ! Mais pour l’instant, moi, je suis grand, alors… le réveil ce n’est pas ma tasse de thé ! Je m’efforce quand même d’en prendre une, car si nous suivons le même rythme qu’hier, la journée risque d’être fatigante. Nous la passons à flâner dans les rues de Buda ou Pest, je n’ai jamais réussi à savoir quel quartier appartenait à quelle partie de la ville. Aujourd’hui, Budapest renforce l’impression de la veille, elle est sublime ! Malgré de nombreux lions qui surveillent et lorgnent sur sa chair tendre. Je croquerai bien un bout de ma vie ici, à méditer pour un futur encore loin… En attendant nous faisons la découverte de « SuperKebab » et « PaprikaSouvenirs ». Nous découvrons un nouveau sport, la danse sur ficelle, une sorte de gymnaste fait des acrobaties comme sur une poutre mais sur une ficelle tendu entre deux arbres. Impressionnant ! Nous sommes également surpris par l’ingéniosité des hongrois, quand nous apercevons une veille voiture, avec un papier collé sur la fenêtre entre ouverte, une boite à l’intérieur pour récupérer les dons des passants afin de maintenir en état son auto. Enfin, nous finissons l’après midi, dragué par un videur de club de gogo danseuse, nous lui donnons notre parole, nous repasserons le soir.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/IMG_3593-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-847 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="IMG_3593 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/IMG_3593-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>En attendant, après un énième jacuzzi, nous nous installons à la terrasse de l’hôtel avec une bouteille de vin rouge, un peu de charcuterie et quelques crudités. Les gens qui passent devant nous sourient, ils ne mettent pas longtemps à deviner que nous sommes français. Mais blague à part, nous avons donné des idées à plus d’un couple qui viennent nous rejoindre sur la terrasse. Après quelques conversations profondes (certainement le vin rouge qui nous aident à imaginer un monde qui bouge), nous mettons les voiles en direction des danseuses qui n’en portent pas. La soirée s’achève sur une foule de question, pourquoi ses seins ne bougent jamais quand elles dansent ? Pourquoi viennent elles nous aborder avec toujours les mêmes questions formatées ? Pourquoi être si directe pour nous soutirer de l’argent ? La subtilité, le charme, la sensualité, et la séduction n’ont pas leur place dans ce lieu. On croirait voir la même vidéo tourner en boucle, je danse sur la barre, surprise-surprise, j’enlève mon haut, toujours… puis je danse encore un peu avant de venir voir le client pour lui demander s’il veut me payer quelque chose à boire. C’est tellement formaté et vulgaire que çà n’est pas excitant du tout. Dommage ! Contrairement à ses danseuses, la ville quant à elle garde tout son charme et sa beauté à la nuit tombée. Elle rayonne de mille feux !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/IMG_3629-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-848 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="IMG_3629 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/IMG_3629-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Pour son dernier jour avant de repartir Marjo s’offre un petit plaisir, elle me torture le dos. Epilation au réveil ! Je me console avec le jacuzzi qui suit. Nous partons manger dans un petit bistrot local, où nous prenons le plat du jour pour moins de 3 euros : une soupe (toujours en Hongrie) et un plat à base de patate et saucisse avec beaucoup de paprika (toujours en Hongrie). Il n’avait pas menti notre camarade de train, pour qu’un plat soit considéré comme bon en Hongrie, il doit être rouge, ce qui signifie qu’il est plein de paprika ! Nous marchons encore de nombreux kilomètres pour rejoindre le parc au nord de la ville. J’ai très chaud, mais une averse aussi soudaine qu’imprévue vient nous rafraichir lors de notre arrivée. En tout cas, le parc confirme ce que j’ai pu apercevoir jusqu’à présent, les hongrois n’ont pas besoin de salle de musculation, ils font leur exercices dehors sous une chaleur étouffante. Je me demande encore combien de temps va tenir leur cœur avant de claquer. Avec Marjo nous préférons finir l’après midi chez les anciens joueurs d’échec du parc, çà sent le vieux, le temps est compté mais çà n’a pas de prix, ou plutôt si, 400 Forint (le temps d’une défaite avec le sourire).</p>
<p style="text-align: justify;"> Il est l’heure de raccompagner Marjo prendre son vol. Un dernier baiser volé avant les contrôleurs, puis je dois reprendre la route… seul. Pour me changer les idées, je m’amuse à peser mes sacs sur les balances de l’aéroport, 12,2kg sur le dos, 5,3kg sur le ventre, mais beaucoup plus dans mon cœur. C’est donc le cœur lourd que je vais affronter les transports en commun de Budapest. Il s’agit d’une escroquerie en bande organisée. Il faut payer un nouveau ticket à chaque changement de ligne de métro, à chaque bus, à chaque tramway, ce qui suivant votre trajet et le nombre de liaison peut s’avérer assez cher. Après avoir validé mon ticket dans le métro, je prends le bus, la contrôleuse m’arrête en me disant que mon billet n’est pas valide. Je fais semblant de ne pas comprendre et je lui réponds en français. Je lui montre les 60 minutes inscrites derrière mon ticket en lui expliquant que je viens juste de prendre le métro. Après ce dialogue de sourd et un grand sourire, elle me fait payer uniquement un ticket supplémentaire et pas une amende ! Merci, même si je pense toujours que c’est une arnaque.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/IMG_3679-800x600modif.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-849" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="IMG_3679 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/IMG_3679-800x600modif.jpg" width="480" height="360" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Une autre chose m’a surpris en Hongrie, ici, les gens ne rendent pas la monnaie (990 forint = 1000 forint) où à l’inverse mais c’est plus rare, on paye moins que ce que l’on doit (1140 forint au lieu de 1143 à Lidl).</p>
<p style="text-align: justify;">Pour mon avant dernier jour dans la ville, mes sacs déposés à l’hôtel, des courses au bout des bras, je passe déjà pour un local, je me fais arrêté deux fois en moins d’une heure pour des renseignements. Dont une fois par des françaises à l’accent si fort que je ne suis pas sur que çà prouve que mon anglais est en progression. Le soir en rentrant à l’hôtel, je rencontre deux faux jumeaux français… Mais j’oublie de les prendre en photo ! Défi manqué, désolé les jumelles !</p>
<p style="text-align: justify;">Il me faut quelques temps pour reprendre mes habitudes de voyageur solitaire, me rappeler que la solitude n’est plus une maladie honteuse. Alors je file me réfugier dans le parc, avec les anciens, toujours les mêmes joueurs d’échecs, je rédige en paix, mon article sur la Pologne. Mais je dois vraiment avoir une tête de budapestois, car un couple vient me demander où ils peuvent assister à une messe. Moi qui ne met pas à l’église, drôle d’ironie. Malheureusement à Budapest, il y a toujours autant de miséreux et faiseurs de poubelles, même le jour du seigneur…<!--more--></p>
<h4 style="text-align: justify;">// C’est la tête pleine de questions que je quitte la ville sur un sentiment nouveau et difficile. Il est temps d’affronter la première déchirure du voyage. Budapest restera ce coup de cœur qui brise le mien ! Quand la reverrai-je cette ville au soleil éclatant dans son ciel bleu ? Quand la reverrai-je cette fille aux yeux bleus illuminant son visage aux cheveux dorés ?<!--more--></h4>
<p><span style="text-decoration: underline;">Budapest:</span></p>
<p></p>
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