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	<title>Tic-Tac Around The World &#187; Roumanie</title>
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		<title>Roumanie, au revoir mon amie !</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Oct 2013 12:44:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[// Arrivé à l’hôtel, je m’endors comme un bébé après avoir réservé quatre nuits supplémentaires dans la ville au mille et un ratés. Evidemment ce fut une erreur de plus à ajouter à la longue liste des maladresses de Bucarest ! Depuis mon retour de Cluj, le wifi de l’X hostel ne marche plus avec mon [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// Arrivé à l’hôtel, je m’endors comme un bébé après avoir réservé quatre nuits supplémentaires dans la ville au mille et un ratés. Evidemment ce fut une erreur de plus à ajouter à la longue liste des maladresses de Bucarest !<span id="more-959"></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/10/DSCN3749-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-965 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3749 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/10/DSCN3749-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Depuis mon retour de Cluj, le wifi de l’X hostel ne marche plus avec mon ordinateur. Bien entendu, il fonctionne pour tous les autres clients. Me voilà coincé dans cet hôtel, dans cette ville à la chaleur étouffante, sans avoir les moyens de préparer la suite de mon voyage vers la Turquie. Mes compétences en informatique étant limitées, malgré de nombreux essais, la situation n’évolue pas. C’est alors que le patron de l’hôtel trouve un compromis : je n’ai qu’à m’installer derrière le comptoir et brancher directement le câble Ethernet sur mon ordinateur chaque fois que je souhaite utiliser internet. Brillante idée qui amènera quelques scènes cocasses. En effet, posté derrière le comptoir, je ressemble plus au réceptionniste qu’à un client lambda. Nombreux seront les nouveaux venus à s’adresser directement à moi plutôt qu’aux travailleurs de l’hôtel ! Une idée de travail pour renflouer les caisses et faire durer le plaisir du voyage… à méditer et noter dans mon CV !</p>
<p><a style="text-align: justify;" href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/10/DSCN3753-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-966 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3753 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/10/DSCN3753-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">M’enfin, je ne suis pas venu là, pour me faire exploiter et passer mon temps sur internet, il serait peut être temps de la visiter cette capitale roumaine. Malgré un premier aperçu de nuit qui ne m’avait pas emballé plus que çà, je m’aventure sous ce soleil de plomb, les pharmacies de la ville indiquent 40°C. Dans ces conditions quasi désertique, l’eau est la clé pour survivre, c’est donc tout naturellement que je me dirige vers le parc Cismigiu. Assis au milieu des anciens, je retrouve mon plaisir à les observer. A l’instar des joueurs d’échec en Hongrie, ici les parties de rumikub s’éternisent aux fils des conversations machistes. En effet, pas une seule femme n’est présente, ce qui ne m’étonne qu’à moitié…</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le chemin du retour, je me fais invectiver de façon violente par un sans abris qui pense que je l’ai pris en photo. Je lui prouve que non, et d’un claquement de doigt il se met à me sourire et me parler comme si nous étions les meilleurs amis du monde. Dans le livre de la jungle, Baloo chante qu’il en faut peu pour être heureux, mais il en faut vraiment très peu pour passer d’un extrême à l’autre dans le cœur des roumains. Et la jungle, malheureusement, elle se matérialise dans la vieille ville, quand aux yeux de tous, une clocharde recroquevillée comme un petit chien au regard apeuré pisse et chie derrière un réverbère éteint. C’est dégelasse et répugnant, mais la foule avance comme si de rien n&rsquo;était. Parfois, le monde pue et nous en sommes tous un peu responsable…</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/10/RSCN3788-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-967 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="RSCN3788 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/10/RSCN3788-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Lors de cette même journée, pendant qu’on laisse crever dans une totale indifférence nos confrères sur les trottoirs brulants de la ville, j’apprendrai que d’autres prennent le temps de voter des lois stupides pour des gens dénués de raisons. En effet, un policier roumain n’a le droit de vous interpeller que s’il porte son… CHAPEAU ! Pour garder mon calme devant toutes ces situations ubuesques, il serait peut être temps que je m’en retrouve un de chapeau…</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qu’il y a de terrible quand on a la rage au ventre, c’est qu’un peu de pain peut nous calmer. Mais le problème en Roumanie, et particulièrement à Bucarest, c’est le premier pays du voyage où je n’éprouve aucun plaisir à manger. Il n’y a pas vraiment de « street food » locale (Macdo et cie ne sont pas à inclure dans ma définition de nourriture des rues), de plus la cuisine de l’auberge de jeunesse n’est pas fonctionnelle. Alors pour oublier ces désagréments, on boit, mais surtout pas de la pression ! Personne n’en commande ici, seulement de la bière en bouteille. Les roumains pensent que les barmans rajoutent de l’eau dans les fûts de bière, et comme je veux bien les croire, je fais pareil.</p>
<p style="text-align: justify;">- Barmaid, deux Ursus pour mon ami et moi, stp !</p>
<p style="text-align: justify;">Non non, je ne traduis pas. Le français est devenu la langue officielle dans l’auberge. Un arrivage massif de jeunes en provenance du sud de la France a déferlé comme un ouragan sur la capitale roumaine. Et comme à chaque fois, je crois que je peux m’amuser en sortant avec eux, surtout que nous sommes jeudi soir, un petit clin d’œil aux soirées étudiantes… Nouvelle erreur ! Malgré la sympathique Gabrielle, qu’est ce que je m’ennuie ! J’ai l’impression d’être un vieux con, à me demander si je ne suis pas comme l’ivrogne du petit prince à boire pour oublier que je bois.</p>
<p style="text-align: justify;">Le lendemain matin dans le métro, je ne sais pas si ce sont mes yeux embrumés qui me jouent des tours ou ma gueule de bois qui déforme tout ce que je vois, mais j’ai le sentiment d’assister au défilé des « freaks ». Un mec sans jambes se déplace sur ses moignons en utilisant ses bras pour béquilles, une femme cache son visage complètement brulé, et j’en passe… Effrayant comme ce métro qui arrête de fonctionner dès 23 heures.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/10/DSCN3826-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-969 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3826 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/10/DSCN3826-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Si j’erre dans les transports en commun, c’est pour me rendre à la gare. Je ne suis pas convaincu par les nanas de l’hôtel qui m’expliquent qu’il n’existe qu’un bus en direction de Sofia à des dates et un tarif qui ne me conviennent pas. D’après elle, à cause du ramadan, les liaisons directes vers Istanbul sont annulées. Une fois de plus, j’ai bien fait de suivre mon instinct, au guichet je récupère un billet de train couchette pour Istanbul, à la date désirée et au même prix que le bus pour Sofia. Le sourire revient ! Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, Lucia me confirme qu’elle vient ce weekend sur Bucarest pour voir une amie et qu’on pourrait en profiter pour passer un peu de temps ensemble !</p>
<p style="text-align: justify;">Je profite de cette bonne nouvelle pour faire un crochet par Paris. Je pose avec le drapeau français devant l’arc de triomphe tout en ressassant l’idée de ce fou rencontré la veille : se faire tatouer jambe droite sur la gauche, jambe gauche sur la droite, pouce sur le petit doigt, et inversement… Si c’était çà l’essence de la vie, des trompes l’œil !</p>
<p style="text-align: justify;">Plus je me balade dans les rues de Bucarest, plus je suis envahi par un sentiment étrange, un sentiment mi-figue (Pour toi, frangin !). Cette ville semble en construction. Comme si tout est commencé mais rien n’est fini… ou plutôt une ville en cours de déconstruction. Malgré cela et son peu d’harmonie, je ne peux pas dire que çà soit moche. Etrange !</p>
<p style="text-align: justify;">Je passe une soirée tranquille à l’auberge avec deux sympathiques lorrains, un gentil autrichien qui a appris le français à Marseille (entre l’accent allemand et le chant marseillais, çà donne un improbable mélange !) et quelques américains qui s’expriment dans un anglais beaucoup trop rapide pour moi. Ce soir quand je regarde le reflet au fond de mon verre vide, je vois un singe, un de ceux qui miment les hommes. Quand je parle en anglais, je répète ce que j’entends à longueur de journée pour finir toutes mes phrases avec le fameux « You know… ». Je déteste cette expression ! Moi qui aie réussi à me débarrasser du « etc. » à la fin de toutes mes phrases en français, çà n’est pas pour me mettre à coller du « you know » à toutes les sauces ! Grrrr !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/10/DSCN3881-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-970 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3881 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/10/DSCN3881-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Pour mon avant dernier jour en Roumanie, Lucia avec son grand sourire vient presque me sortir du lit. A peine réveillé, sur la route je prends un petit déjeuner aux parfums français : vive les croissants ! Nous retrouvons sa copine pour une visite culturelle. Une association a prévu un tour guidé de la ville pour sensibiliser la population aux bâtiments qui ont fait l’histoire de Bucarest, et qui aujourd’hui sont totalement laissés à l’abandon par le gouvernement. Les deux jeunes ont prévu des petits sketches tout au long du parcours, les gens prennent plaisir à les écouter, et moi je suis content d’avoir deux traductrices pour comprendre. Mais ceci ne semble pas être au goût de tous les participants, on se fait houspiller par une dame à la sensibilité exacerbée par la douceur de langue française.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir mangé une nouvelle fois au Caru’cu bere, où nous avons pris la précaution de nous installer en terrasse pour ne pas être dérangé par les musiciens locaux, sur les conseils des lorrains, je veux faire un tour dans l’espace. Nous parcourons la place Unirii de long en large pour trouver le stand Heineken ! Introuvable… C’est un peu déçu, que nous nous redirigeons vers l’auberge de jeunesse, quand nous tombons nez à nez avec un monsieur propre deux fois plus large que haut portant un t-shirt noir Heineken. Alléluia ! Un vigil. Malheureusement il nous explique que le stand n’est pas ouvert avant ce soir. Pas grave nous reviendrons, en attendant une hôtesse nous offre deux bières, et moi j’ai déjà la tête dans les étoiles.</p>
<p><a style="text-align: justify;" href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/10/DSCN3894-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-971 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3894 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/10/DSCN3894-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Lucia profite de ce passage manqué sur la lune pour s’éclipser quelques heures chez sa copine. Avant qu’elle ne revienne, je prépare mon sac, établis le bilan de mon séjour en Roumanie… Putain ! Les cartes postales, j’ai failli à mon devoir. Je cours chez le premier buraliste, quelques cartes que je rédige à une vitesse fulgurante. Mais c’est déjà trop tard, la poste est fermée, je n’ai pas de timbres, et demain, c’est… Dimanche !</p>
<p style="text-align: justify;">Heureusement, avant même de m’envoler pour vous saluer depuis une autre planète (<a title="Lien de mon séjour dans l'espace" href="http://new.livestream.com/accounts/4770148/events/2264035/videos/26912569" target="_blank">http://new.livestream.com/accounts/4770148/events/2264035/videos/26912569</a>), un ange gardien veille sur moi. Après m’avoir hébergé à Pitesti, c’est avec plaisir que Lucia se propose d’envoyer les cartes dès lundi. Encore Merci ! (je sais qu’elles sont bien arrivées)</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le Laboratory (petit bar à cocktail très original), j’enfile ma tenue de chimiste pour dire au revoir à ce petit oiseau coloré. On se reverra en France, promis, mais en attendant je t’assure que mes dents vont bien, et que je prends mon préviscan tous les soirs !</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques adieux à l’hôtel, derniers achats (pas de bière, j’en peux plus) pour affronter les longues heures de trains qui doivent m’emmener aux portes d’un nouveau continent… je suis prêt ! Mais comme le soleil, aujourd’hui je suis un peu triste…</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/10/DSCN3902-800x600modif.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-972" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3902 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/10/DSCN3902-800x600modif.jpg" width="480" height="360" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><!--more--></p>
<h4 style="text-align: justify;">// Au pays de Dracula, j’ai été mordu par le vampire de l’hospitalité roumaine. Pendant qu’Enrico Macias chante « qu’elles sont jolies les filles de mon pays », les chanteurs de manele roumain pourraient ajouter à leur version « qu’elles sont gentilles les filles de mon pays » !<!--more--></h4>
<p><span style="text-decoration: underline;">Bucarest:</span></p>
<p></p>
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		<title>Oyonnax… 26 plus tard… Cluj-Napoca !</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Sep 2013 18:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Roumanie]]></category>

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		<description><![CDATA[// Avec le strict minimum sur le dos, à la sortie de l’auberge, nous sautons dans le premier taxi en lui demandant de rejouer une scène célèbre d’un film de Luc Besson. Non ! Non ! Pas à l’aéroport, seulement à la gare. Nous arrivons pile à temps pour prendre les deux derniers billets du train de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// Avec le strict minimum sur le dos, à la sortie de l’auberge, nous sautons dans le premier taxi en lui demandant de rejouer une scène célèbre d’un film de Luc Besson. Non ! Non ! Pas à l’aéroport, seulement à la gare. Nous arrivons pile à temps pour prendre les deux derniers billets du train de nuit entre Bucarest et Cluj-Napoca. Pour une fois qu’ici la chance me sourit, je ne vais pas m’en plaindre. <span id="more-947"></span></h4>
<p style="text-align: justify;">La chance… j’ai peut-être écrit un peu vite. En effet, en partant comme des voleurs, après une demi-heure de trajet, nos ventres crient déjà famine, quand à la bouteille d’eau, elle ne tiendra pas longtemps même en l’économisant. Je crains que la nuit soit interminable, surtout dans ce box inconfortable, plein à craquer où une dame aussi grosse que vulgaire hurle son mécontentement du gouvernement roumain à qui veut bien l’entendre. D’après Iuliana qui me fait office de traductrice, le système scolaire en prend pour son grade. Comment ont-ils osé faire redoubler son petit, pourtant si brillant. Le petit, pas si petit, du haut de ses seize années me fait de la peine. Il est complètement tenu en laisse par ce qui ressemble à « une mère juive de l’extrême ». Au milieu de la nuit, il ira jusqu’à réveiller sa maman, pour la prévenir, qu’il veut aller au toilette. Incroyable, inimaginable, Iualina et moi avons énormément de mal à nous retenir de rire. Mais il ne semble pas être le véritable responsable de la situation…</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/09/DSCN3605-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-952 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3605 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/09/DSCN3605-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Pour me divertir, entre deux mots échangés avec ma guide, je me mets aux traditions locales. J’attrape une poussière de fleur que je glisse dans mon t-shirt. Paraît-il que çà porte bonheur. Une chose est sure, çà ne remplit pas le ventre… Mais… Deux jeunes frères voyageant seuls, assez pauvres et ayant reçu une éducation très strict d’après les dire de Iuliana, nous offrent leur bouteille quand ils descendent du train. Je ne sais pas comment les remercier, mon sourire et quelques mots bredouillés en roumain semblent leur suffire. Merci !</p>
<p style="text-align: justify;">6h00 du matin, après une nouvelle nuit sans dormir mais qui ne fut pas aussi terrible que crainte, nous arrivons à la gare de Cluj-Napoca ! Iuliana n’oublie pas de me souhaiter mon anniversaire ! Pour fêter çà, nous allons acheter des croissants avant de dormir quelques heures chez elle. Au réveil, avec sa douceur habituelle, elle m’offre son dé à boire de Chine et me fait remarquer l’erreur sur mon carnet de bord, j’ai gribouillé 1987 au lieu de 2013… et si c’était un lapsus prémonitoire, comme une seconde naissance ?!</p>
<p style="text-align: justify;">Je l’accompagne jusqu’à la gare routière, où j’en profite pour prendre un billet pour le lendemain en direction de Bucarest. Après quelques adieux émouvants, je m’en vais retrouver son copain qui m’héberge pour la nuit. Très souriant, il m’accueille comme un ami de longue date. Il me prépare des tartines « Nutella/beurre » avec une bougie en guise de gâteau d’anniversaire. Malgré un anglais sommaire ; malgré un revenu précaire qui l’oblige en échange de quelques billets à faire le cobaye pour des laboratoires pharmaceutiques, malgré un appartement insalubre dans la banlieue de Cluj, il fait tout ce qui est en son pouvoir pour que je me sente bien chez lui. Il va jusqu’à me faire un délicieux repas, et notamment des frites. Il y arrive à merveille, sans l’ombre d’un doute, je me sens comme à la maison. Après Alina, Lucia, Iuliana et tant d’autres, j’ai une nouvelle preuve avec Horatiu de la générosité du peuple roumain.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/09/DSCN3626-800x600modif.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-955" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3626 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/09/DSCN3626-800x600modif.jpg" width="480" height="360" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En contre partie de tous ses efforts, je l’invite avec plaisir à boire une bière en ville. Une heure de marche plus tard, à la recherche d’un bar sympa, nous tombons sur Maria. Maria, Maria, pas celle que chantait Santana, non, celle qui m’avait promis qu’on se reverrait dans le train de nuit qui m’emmenait d’Hongrie en Roumanie (cf :<a title="De Transylvanie… en Roumanie !" href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/?p=898" target="_blank"> De Translyvanie&#8230; en Roumanie</a> ). J’en profite pour lui demander si c’est une diseuse de bonne aventure ? Elle me répond simplement qu’elle avait dit çà en étant certaine qu’on se retrouverait par la pensée à travers nos lectures respectives et simultanées aux quatre coins du monde. Sur cet instant littérature, nous décidons d’aller boire un verre tous ensemble, Horatiu, Maria, et tous leurs amis au Boulgakov Café, en l’honneur du célèbre écrivain de l’indescriptible roman, « Le Maître et Marguerite » (je conseille à ceux qui ont le courage, et l’esprit suffisamment tortueux de se lancer dans ce chef d’œuvre de la littérature russe).</p>
<p style="text-align: justify;">Il est minuit, et dans cette calme nuit du mois d’août, où tous les étudiants sont partis se réfugier vers la mer noire, le propriétaire du bar, nous pousse gentiment dehors. En effet, à l’image de ses nombreux pubs aux prix très attractif, Cluj est une ville très animée en période scolaire : il s’agit d’une ville étudiante avec de nombreuses universités réputées dans le pays. Mais quand arrive l’été, les rues se vident pour laisser place à quelques touristes égarés.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour nous la nuit ne fait que commencer, alors nous achetons quelques bières dans un supermarché ouvert 24h/24h. Après plus de 45 minutes de marche en côte, nous arrivons au sommet du Belvédère de la ville. La vue est sublime, imprenable (surtout quand j’ai oublié mon appareil photo chez Horatiu… Grrrr !). Je me sens léger, presque en train de voler au sommet de la ville, et qu’importe s’il s’agit de la sagesse des années qui passent ou de l’excitation du voyage à travers de nouveaux horizons, je suis heureux et je compte bien en profiter !</p>
<p style="text-align: justify;">Nous passons de longues minutes à échanger sur le quotidien des roumains, et je fais l’erreur de leur poser la question concernant les « roms ». Le sujet est sensible en France, mais il déclenche la haine et les foules en Roumanie. Je suis surpris de voir à quel point ils sont enragés contre cette partie de la population. Le froid et les moustiques mettent fin au débat, il est temps de retourner à l’abri. Une bouteille de vin récupéré en route, quelques éléments du groupe perdus sur le chemin, en comité restreint nous arrivons chez mon hôte, où Patti Smith prends l’espace sonore laissé vacant par les cœurs fatigués.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/09/DSCN3644-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-953 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3644 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/09/DSCN3644-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Nouveau réveil avec des maux de têtes, les vingt six ans commencent à se faire sentir, il va falloir que je calme le rythme, deux « cuites » en une semaine, apparemment çà n’est plus de mon âge ! Un doliprane plus tard, mon sac sur le dos, je pars visiter la ville sous un soleil de plomb en compagnie d’Horatiu. Bien que petite, de jour je lui trouve beaucoup plus de charme que la triste Bucarest. Sur les pavés de la vieille ville, une illusion… N’est ce pas Maria, là-bas ? Derrière une planche sur deux tréteaux, quelques livres touristiques en pagaille, elle est là, fatiguée par la nuit précédente. Une dernière accolade, cette fois, nous savons tous les deux qu’on ne se reverra pas de si tôt. Merci pour tout, bye ! C’est la partie la plus éreintante du voyage, tourner le dos aux belles rencontres… mais ainsi va là vie des solitaires en sac à dos.</p>
<p style="text-align: justify;">N’ayant plus Iuliana pour me guider, j’arrive en avance à la gare routière. Je sais que je dois à attendre au perron 4. Je le trouve facilement, je me pose et regarde avec plaisir le cinéma de la vie. Une jeune dame aux joues creusées commence à me parler en roumain, j’essaye de lui faire comprendre que justement je ne la comprends pas. Comme si de rien n’était, peu importe si je fais attention à elle ou pas, elle continue d’aboyer sa rage. Après quelques minutes de ce spectacle dérangeant, elle se lève, et nettoie la chaise sur laquelle elle était assise pendant plus de dix minutes. Cà aura eu le mérite de la faire taire avant de s’en aller dans les contrées de la folie. Cà faisait longtemps que je n’avais pas croisé une folle, une vraie comme on en fait peu… Heureusement !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/09/DSCN3600-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-954 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3600 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/09/DSCN3600-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Je m’amuse de voir le chauffeur qui vient d’arriver, se descendre une bière dans les soutes vides de son bus. Le temps tourne au point de ne plus du tout me faire rire, je dois partir dans 5 minutes, et personne ne s’inquiète de l’absence de notre car. Après quelques filles qui me tournent la tête quand je vais à la pêche aux informations, j’apprends que je ne suis pas au bon endroit, c’est bien au perron 4 mais la partie opposé de la gare. Le sac sur le dos, je cours comme un dératé pendant 500m, le bus démarre, j’ai le temps de sauter dedans ! OUFF !!!</p>
<p style="text-align: justify;">Le bus semble confortable, et pas très rempli, tant mieux car j’en ai pour une dizaine d’heures à être assis là dedans. Je m’allonge sur deux sièges, les écouteurs dans les oreilles, je m’endors… Jusqu’à ce qu’une personne âgée pour rester poli vienne me réveiller. Apparemment ce siège est le sien. Pourquoi ?! Le bus est à moitié à vide. De plus, il ne me rassure pas du tout, après le chauffeur qui se vide une bière en moins de temps qu’il ne faut pour le dire à la gare, lui n’arrête pas de prier et de se signer. On dirait Sheldon Cooper d’un autre temps, une autre époque… mais çà doit être son spot !</p>
<p style="text-align: justify;">Je fini par me réfugier à l’arrière du bus, et voilà qu’à l’arrêt suivant, la scène recommence avec une religieuse. Elle me fait comprendre que je suis assis à sa place (le bus est toujours à moitié vide) et se signe à chaque démarrage du bus… Je suis fatigué, ce jeu m’exaspère… pas superstitieux pour un sou, j’en arrive presque à croire qu’ils vont nous porter la poisse !<!--more--></p>
<h4 style="text-align: justify;"> // Rassurez vous, malgré les nombreux virages, les prières ont une raison du diable. Après avoir ravaler ma langue de vipère, je suis arrivé à Bucarest, reposé, souriant, prêt pour continuer à vous faire partager de belles aventures !</h4>
<p><!--more--></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Cluj-Napoca:</span></p>
<p></p>
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		<title>Mes ratés à Bucarest !</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Sep 2013 13:55:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Roumanie]]></category>

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		<description><![CDATA[// DRING !!!!! DRING !!!!!!! Je sursaute mon téléphone s’emballe. Rien de grave, simplement Lucia qui m’appelle pour me réveiller car je dormais si profondément que je n’en ai pas entendu son voisin frapper à la porte. Je profite de cette dernière matinée dans son appartement pour réserver mon hôtel à Bucarest. Sur les conseils de Yann, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// DRING !!!!! DRING !!!!!!! Je sursaute mon téléphone s’emballe.<span id="more-928"></span></h4>
<p style="text-align: justify;">Rien de grave, simplement Lucia qui m’appelle pour me réveiller car je dormais si profondément que je n’en ai pas entendu son voisin frapper à la porte. Je profite de cette dernière matinée dans son appartement pour réserver mon hôtel à Bucarest. Sur les conseils de Yann, je me dirige vers le X Hostel, pas aussi excité que le nom de l’auberge de jeunesse peut le laisser imaginer (Parait il que l’endroit est sympa, plein de jeune et que son nom n’a rien avoir avec des éléments à caractère pornographique, nous verrons bien…).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/09/DSCN3862-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-934 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3862 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/09/DSCN3862-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Si je ne suis pas aussi emballé à l’idée de découvrir Bucarest, c’est parce que ce matin, je sens une grosse lassitude physique. Rien que de monter dans le taxi, que m’a réservé Lucia, m’épuise. Le trajet pour rejoindre la capitale roumaine dans ce mini bus me tend. Je me sens courbaturé comme si j’avais fait un effort insurmontable la veille. Je plie sous ce soleil de plomb. Et l’arrivée dans l’hôtel me donne le coup de grâce, une bande de bourricots australiens font un boucan pas possible et sont complètement saouls alors qu’il n’est que… deux heures de l’après-midi ! Avec un peu plus d’expérience je comprendrai comment voyage la plupart des « jeunes australiens ». Ils réservent une auberge de jeunesse, et n’en sortent jamais. Ils passent leur temps à boire, être arrogant et fumer leurs dollars avec mépris pour les pauvres populations locales. Tous ceux que j’ai rencontrés jusqu’à présent ne m’incitent pas à poser le pied sur leur île… Bien entendu, je suis dans la même chambre qu’eux !</p>
<p style="text-align: justify;">Une douche plus tard et le soir tombé, je retrouve un peu de vigueur. J’en profite pour travailler mon anglais avec Ben. Un personnage aussi sympathique qu’il peut être agaçant quand il se mue en fervent défenseur du XV de la rose. Malgré ma fatigue et mon antipathie pour ce genre de lieu, je me laisse entrainer en soirée avec un groupe de l’hôtel.  Evidement, je ne m’y amuse pas et finis par rentrer bien avant l’heure requise.</p>
<p style="text-align: justify;">Transpirant, je tourne dans mon lit, « Qu’ai-je fait des clés du casier ?! ». Casier que j’ai été obligé de louer et dont la somme avancée m’avait un peu surpris. Je me prends à rêver que je les ai laissées à l’intérieur du casier. Paniqué, je retourne toute mes affaires. En vain ! Je préfère me coucher et chercher quand j’aurai plus de lumière et de lucidité. L’image apparait soudainement, mais bien sur, je les ai mises dans la poche secrète de mon sac à dos. Well done !</p>
<p style="text-align: justify;">Je passe ma journée à dormir. J’ai chaud, faim, soif mais pas vraiment d’énergie pour me lever. Je décide de me prendre en main, çà fait deux jours que je suis à Bucarest et à part une boite de nuit et mon lit, je n’ai pas vu grand-chose ! Pour repartir à défaut d’un Mars, je prends un Snickers. La fille de l’accueil me demande si elle est peut croquer dedans. Elle boit des gorgées dans toutes les bières qu’elle sert, si en plus elle mange à tous les râteliers, çà ne va pas le faire, mais elle est mignonne, alors… je souris et accepte.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/09/DSCN3879-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-937 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3879 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/09/DSCN3879-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Ma première expérience avec la rue de Bucarest, se passe comme dans l’imaginaire de la plupart des français. Je suis une nana à la démarche douteuse, une robe si courte qu’on ne se rend même pas compte qu’elle est d’un rouge indécent, des chevilles perchées si haut qu’il ne faut pas avoir le vertige et un regard qui s’assure que tout le monde l’a bien regardé ! Je me surprends à entendre les petits oiseaux chantonner pour accompagner son passage d’un « bienvenue à Bucarest ! »</p>
<p style="text-align: justify;">De retour à l’hôtel, je retrouve le groupe d’hier soir. Pour les plus inconscients ils ont trouvé le moyen d’inviter « leur poule » à venir les rejoindre. Ce qui passe en soirée, sans parole à partager quelques danses, s’avère être un long calvaire de jour. Sans pouvoir communiquer un seul mot, les longs silences dans le blanc des yeux, nous font beaucoup rire. Je m’amuse à jouer les interprètes, et faire passer mes deux français patauds pour de charmant gentleman, un brin mièvre et romantique.</p>
<p style="text-align: justify;">Andréa et Emma, deux étudiantes en médecine rencontrées la veille nous rejoignent. Et ce qui était tant redouté se produit, sous nos yeux. Nous avons à faire à une guerre des égos. Deux mondes s’affrontent chez les filles, celles que je qualifierai volontiers de classes, de cultivées et les autres… Ce soir là, je comprends qu’il y a un rêve commun à toutes les roumaines, l’envie de succès à travers l’exode de leur pays natal. Pour cela, deux voies s’offrent à elles, l’éducation (notamment la médecine pour pouvoir s’exporter dans les pays occidentaux) ou trouver un mari fortuné grâce à leur style, et leur style, c’est leur cul comme le chante Léo Ferré.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/09/DSCN3883-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-938 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3883 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/09/DSCN3883-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Après de longues palabres, tout le monde arrive à s’accorder pour aller manger au Caru’cu bere, restaurant traditionnel roumain. La salle est remplie, les décorations murales impressionnantes, le menu présenté sur un journal fait des plus classes, ce qui me fait craindre une note salée. J’ai les larmes aux yeux, pas à cause de la note qui reste très bon marché, mais de ce piment qui accompagne ma purée et mes feuilles de vignes farcies. Je me rassure en voyant Nicolas, mon voisin de table, devenir rouge, tellement rouge, qu’il est au bord de l’explosion. Il sue à grosses goutes et risque la chute plusieurs fois en essayant de trouver de l’air frais dehors.</p>
<p style="text-align: justify;">Inévitablement le groupe finit par se séparer, avec les survivants, nous suivons Andréa et Emma dans un bar à chicha. Les cloches de minuit sonnées, nous célébrons les 25 ans de Nicolas et partons à la découverte de Bucarest la nuit. Nos deux guides roumaines nous en apprennent un peu plus sur l’égo surdimensionné du dictateur Ceaușescu. Sa démesure allant jusqu’à raser de nombreuses maisons et déplacer 45000 personnes (souvent dans des logements insalubres) afin de se faire construire le plus grand bâtiment en pierre du monde. Nous rejoignons l’appartement d’Andrea, où je fais connaissance avec la nouvelle technologie. Une télévision sans télécommande, qu’on peut diriger avec la voix, mais encore mieux, simplement avec la main. Après quelques minutes d’essais infructueux, d’un claquement de doigts je deviens un expert du zapping !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/09/DSCN3848-800x600modif.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-941" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3848 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/09/DSCN3848-800x600modif.jpg" width="480" height="360" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">J’arrive à l’auberge de jeunesse en même temps que les premiers rayons de soleil. Elle est déserte. Suis-je le seul survivant du weekend ? J’en profite pour faire le point, et avec la conjonction des derniers évènements : hôtel débarrassé de ses insupportables Aussies et recommandation de Yann de faire mon VISA chinois à Bucarest, je loue mon lit pour une semaine supplémentaire. Je m’inquiète un peu de tout ce temps à dépenser à Bucarest, la visite de la ville la veille au soir ne m’a guère emballé, mais les démarches administratives ne me laisse pas vraiment le choix.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur la route de la Chine, je suis un peu perdu, alors je demande mon chemin à une fille qui semble heureuse avec son passeport en main. Elle m’indique la porte des services consulaires. Le silence de mort et la longue file d’attente dans la pièce n’incite pas à l’optimiste. Effectivement une heure d’attente plus tard, j’apprends que je n’ai aucune chance de recevoir mon VISA ici, car je ne suis pas résident dans le pays et que je prévois de m’envoler pour la Chine depuis Istanbul. C’est donc le moral dans les chaussettes, que je retourne au point de départ.</p>
<p style="text-align: justify;">Je croise de nouveau la fille qui m’a indiqué mon chemin sans issue. Quand elle voit ma mine déconfite nous échangeons quelques mots. La sienne est moins rassurée que tout à l’heure, elle est prise d’un doute sur la validité de son VISA. En effet, elle va étudier les six prochains mois en Chine, et aucun délai n’est affiché sur son papier. Très vite rassurée par l’administration, elle me propose d’aller boire un verre ensemble dans le parc qui entoure l’ambassade chinoise. J’accepte volontiers pour me changer les idées.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle s’appelle Iuliana, elle habite à Cluj-Napoca. N’ayant rien d’autre à faire qu’attendre. Elle, son train retour, et moi, qu’est ce que j’attends… ?! Nous décidons de le faire ensemble. Je passe une agréable journée à découvrir, la fille qui voulait voir le bout du monde. A l’âge de quatre ans, elle quitte sa maison, et pars sur la route pour voir la fin du monde, persuadée qu’il y a un moment où la terre s’arrête. Deux heures plus tard, elle est rattrapée et ramenée chez elle par des paysans du village. Comme son envie d’étudier en Chine, cette histoire décrit à merveille sa personnalité.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/09/DSCN3687-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-940 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3687 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/09/DSCN3687-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>C’est donc sans gêne, qu’elle me propose de la suivre à Cluj. Elle n’aime pas Bucarest, et défend sa ville avec merveille…</p>
<p style="text-align: justify;">- Mais j’ai déjà réservé mon hôtel pour la semaine, et je ne veux pas en payer un deuxième.</p>
<p style="text-align: justify;">- Pas de soucis, je peux t’héberger une nuit, mais après je dois aller voir mes parents. Du coup, si çà ne te dérange pas mon copain pourra t’héberger également.</p>
<p style="text-align: justify;">- Parfait ! Je récupère quelques affaires à l’auberge et on saute dans le prochain train !</p>
<p style="text-align: justify;">Me voilà en route pour Cluj-Napoca, mais ceci est une autre histoire qui arrivera très prochainement…<!--more--></p>
<h4 style="text-align: justify;">// Fuir les problèmes n’a jamais été la solution. Mais la clé de la réussite d’un voyage au long cour est de ne pas se laisser embourber dans une zone où les nuages sombres s’amoncèlent. Alors que tout a commencé de travers à Bucarest, je suis la fille qui voulait voir le bout du monde en direction de Cluj-Napoca.</h4>
<p style="text-align: justify;">PS : Pas de galerie photo pour cette session qui s’est principalement déroulée dans les chaudes nuits de Bucarest, et quand les loups sortent… le petit oiseau se cache !</p>
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		<title>De Transylvanie&#8230; en Roumanie !</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Aug 2013 01:59:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Kassé]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Roumanie]]></category>

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		<description><![CDATA[// A Püspökladany (Je ne sais pas pour vous, mais moi, quand je posséderai ma ville, je la nommerai : Püspökladany !), je tente à prouver que j’apprends de mes erreurs passées. J’utilise mes derniers Forints avant de passer la frontière pour acheter quelques bières, car la nuit dans le train s’annonce longue… très longue… J’offre un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;">// A Püspökladany (Je ne sais pas pour vous, mais moi, quand je posséderai ma ville, je la nommerai : Püspökladany !), je tente à prouver que j’apprends de mes erreurs passées. J’utilise mes derniers Forints avant de passer la frontière pour acheter quelques bières, car la nuit dans le train s’annonce longue… très longue…<span id="more-898"></span></h4>
<p style="text-align: justify;">J’offre un sourire et les quelques pièces qui restent à la caissière incrédule, je suis sur qu’elle n’en revient toujours pas. Elle met du temps avant de les accepter. Elle souhaite que je les conserve en mémoire de la Hongrie, mais ce qu’elle ne sait pas, c’est que j’en ai plein la tête des souvenirs hongrois.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3382-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-904 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3382 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3382-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Je repère ma place dans le train, je pose mon sac de voyage, sors mon sac de nourritures et de boissons. Je m’assois, avant de réaliser que la personne âgée en face de moi, maigre comme une cure dent, possède un sac de provisions deux fois plus gros que le mien. Pas possible ? Il ne va pas manger tout çà, où alors çà veut peut être dire que la nuit va être interminable… Le train n’a encore pas démarré que j’appréhende déjà !</p>
<p style="text-align: justify;">Fausse alerte, l’ancien descend à la station suivante. En parlant de descente, celle de la police des frontières hongroises est musclée. Contrôle d’identité, regard dans les yeux, contrôle à deux fois du passeport, pas le droit de sourire, mais sérieusement qui a envie de jouer au clandestin en… Roumanie ?!</p>
<p style="text-align: justify;">Entre deux bières, au milieu d’un chapitre de « Purge » (rarement vu un livre porter aussi bien son nom) de Sofi Oksanen, j’enlève ma chemise pour passer un peu de pommade sur mon épaule toujours douloureuse. Pas eu le temps de finir qu’une fille vient s’asseoir en face de moi. Je ne savais pas que j’avais un corps d’apollon (Le tout sans mettre d’Axe). Je lui demande si elle peut surveiller mes affaires le temps que je m’allège. De retour, elle m’annonce que tout est là, sauf le livre qu’elle m’a volé. Là-dessus la conversation s’engage…</p>
<p style="text-align: justify;">- Tous les roumains sont donc des voleurs ?</p>
<p style="text-align: justify;">- Je n’en sais rien, moi, je suis hongroise !</p>
<p style="text-align: justify;">- Et que fais tu dans un train pour la Roumanie ?</p>
<p style="text-align: justify;">- Je rentre d’un festival d’écrivain, et j’habite à Cluj. En TRANSYLVANIE !!!</p>
<p style="text-align: justify;">La conversation fait défiler les heures à une vitesse que le train n’atteindra jamais ! Pendant l’été, Maria vends des livres dans la rue de Cluj pour financer ses études de littératures le restant de l’année. J’apprendrai également qu’il existe de nombreux petits villages en Transylvanie, où la population est composée exclusivement d’hongrois, personne n’y parle roumain, alors je devrai être plus attentif aux mots que j’utilise. Une heure du matin, le train siffle, elle descend, nous sommes à Cluj-Napoca… Elle me dit qu’on se reverra, je regarde les étoiles, la nuit est tellement sombre que moi je ne la crois pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3403-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-910 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3403 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3403-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Malgré les bières, j’ai du mal à trouver le sommeil dans ce train de fortune. J’en profite pour errer dans ma tête et me rendre compte que j’ai toujours la flamme pour ce voyage, la preuve… une cloque pas très jolie à voir vient d’éclore sur mon majeur !</p>
<p style="text-align: justify;">Au petit matin, je vagabonde entre la gare et l’hôtel, il fait chaud sur Brasov, mais l’air est beaucoup plus respirable qu’en Hongrie. Le fameux air de la Montagne ? Regarde là haut ! Il y a des sapins, un remonte-pente ! Sans même m’en rendre compte, j’aime déjà cette ville, je me sens à la maison. Et faut bien l’avouer, je peux faire le tour de la terre, mes habitudes seront toujours sur mon lit au milieu des sapins jurassiens.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/RSCN3407-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-905 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="RSCN3407 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/RSCN3407-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Même au cœur de la forêt je suis obligé de retirer un peu de cash, capitaliste oblige comme le chante certain. Les billets roumains sont psychédéliques, plastifiés, avec des zones de transparences. Je m’imagine plus jouer au Monopoly que d’acheter… acheter quoi, d’ailleurs ? Que puis-je bien trouver en Roumanie ? Je passe la journée avec le contact que m’avait donné Leila, il s’agit d’Alina, une chef d’entreprise qui parle très bien français. L’argent retiré ne me servira à rien, elle paye absolument tout. J’ai l’impression d’être un gigolo. Elle m’emmène découvrir les charmes de la ville… l’église orthodoxe, la montagne où nous montons à plus de 1750 mètres (en cabine). Elle m’invitera le soir dans un restaurant qui élève ses bestiaux, un vrai délice de goûter cette viande roumaine. Même si la Palinka traditionnelle en entrée de repas passe plus difficilement qu’en Hongrie, je bois enfin un verre de vin rouge qui tient la route… Il vient de France !</p>
<p style="text-align: justify;">Je quitte Alina pour retrouver un bon lit à l’auberge, suite à ma nuit blanche de la veille je tombe comme une masse. Mais la nuit est agitée, je transpire, je tourne, je souffre de milles maux, et tous ces regards qui m’observent dans le rideau de la chambre ! Je ne peux pas m’enfuir en mettant de la musique, comme dans ma chambre dortanaise… Et dire que mes camarades de chambrée dorment à poing fermé. Je les jalouse, pour quelques instants seulement, car le vent frais de la montagne vient bercer mes paupières pour les apaiser !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3416-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-906 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3416 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3416-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>Je m’aventure dans les rues de Brasov et ses parcs en espérant croiser des ours. Paraît-il qu’il y en a plein la région, mais à part dans ma bière, l’Ursus, je n’en rencontre pas. Je n’arrive toujours pas à m’habituer à ne sortir uniquement des billets pour payer. Les pièces sont très rares ici, car il y existe un billet de 1 LEI, soit environ 20 centimes d’euros.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour profiter de ce retour aux sources, je m’engage dans un petit footing solitaire au pied de la montagne Hollywoodienne de la ville. Je retrouve également des habitudes que j’avais perdu en Pologne et en Hongrie, à savoir regarder les panneaux publicitaires. En effet la langue roumaine ressemble à s’y méprendre à l’italien. Avec un peu de français, il est assez facile de reconnaître le sens des affiches (surtout quand elles sont associées à une image) ou des menus dans les restaurants.</p>
<p style="text-align: justify;">Je passe ma soirée sur internet avec Yann afin d’organiser mon arrivée à Pitesti, ville industrielle dans laquelle il travaille pour Dacia. Il est en déplacement professionnel, et ne peut m’accueillir que le jeudi soir avant de repartir en France le lendemain pour profiter de ses vacances. Pas de soucis, je trouve Lucia qui est prête à m’héberger à la veille de ma rencontre avec Yann.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3540-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-907 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3540 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3540-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Je mange sur le pouce quelques fruits et une saucisse pas très cuite dans la gare obsolète de Brasov avant de prendre un mini bus pour Pitesti. Il n&rsquo;est pas facile de savoir quel bus je dois prendre, personne ne parle anglais, de plus entre les mendiants et les vendeurs de parfums, je me méfie un peu des arnaqueurs. Mais comme toujours jusqu’à présent je finis par arriver à mes fins. Ce trajet m’emmène dans un autre monde, sur la route de la campagne roumaine, nous croisons plus de faméliques chevaux tirant une charrette et son paysan que de voitures. Je passe également devant le château de Dracula ! Comment l’ai-je reconnu ? Au milieu de nulle part, il y a tellement de vampires qui sortent de leurs cercueils, pour boire du sang de touriste qu’il est impossible de se tromper. Conseils aux futurs voyageurs, si vous ne souhaitez pas donner votre cou à croquer, pas de problème, ils acceptent également les LEI.</p>
<p style="text-align: justify;">Je n’arrive pas à décrocher mon regard de la fenêtre du bus, je suis fasciné par la campagne roumaine. Pendant que des jeunes refont le charpente d’une maison, les anciens restent assis devant le perron de leur pauvre petite habitation à regarder les quelques voitures qui passent. Quand aux autres, ils bêchent au bord de la route, transportent des charrettes d’une autre époque, le tout dans une lenteur hors du temps moderne.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3576-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-908 alignright" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3576 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3576-800x600modif.jpg" width="162" height="216" /></a>A la gare, Lucia m’attend toute souriante, elle est très organisée, elle a déjà réservé un taxi qu’elle voudra absolument payer pour arriver chez elle. Est-ce normal que toutes les femmes de Roumanie ne veulent rien me laisser régler ? Lucia est très mignonne, mais surtout extrêmement souriante. Nous passons la soirée à rigoler, à manger du bœuf blanc (désolé d’être ésotérique mais les initiés comprendront), parler littérature et de sa vie future. Lucia est dentiste et espère pouvoir venir travailler en France d’ici la fin de l’année. Nous mettons en place notre propre langage, elle parle en français, je réponds en anglais. Elle finit par aller dormir chez sa voisine, pour ne pas me déranger le lendemain matin quand elle partira au travail. Je n’aurai qu’à mettre les clés dans la boite aux lettres quand je m’en irai retrouver Yann. Cette confiance aveugle m’impressionne, et moi je profite de ce bel appartement pour moi, afin de me détendre et mettre de la musique…</p>
<p style="text-align: justify;">Au petit déjeuner, sur les conseils de Lucia, je teste le gâteau fait par sa maman. Un délice qui me cale pour de longues heures. Je l’accompagne d’un thé sans sucre… Je n’ai pas réussi à mettre la main dessus dans cet appartement inconnu. Je me promène dans la ville de Pitesti qui ne présente pas beaucoup d’intérêt si ce n’est la place centrale. Elle ressemble à un mini circuit automobile, avec ses bordures à damier vert et blanc, son rond point fleuri et ses virages protégés par des bancs de sécurités jaunes.</p>
<p style="text-align: justify;">Toujours pas de nouvelle de Yann, çà commence à m’inquiéter. Je trouve une connexion internet pour voir s’il n’a pas envoyé un mail… Ah si ! Il m’attend à Unirii car à priori je ne reçois pas ses messages. Je l’appelle pour savoir où se trouve la rue en question.</p>
<p style="text-align: justify;">- De quelle rue me parles-tu ? Il s’agit d’une place, tu ne sais pas te retrouver dans Bucarest ?</p>
<p style="text-align: justify;">- Bucarest ?! Mais je suis à Pitesti.</p>
<p style="text-align: justify;">- Oh Putain ! La boulette, j’ai oublié de te dire qu’on devait se retrouver à Bucarest car je pars le lendemain et je ne repasse pas par Pitesti.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand deux ingénieurs s’organisent, çà prend du temps, mais on n’est jamais à l’abri d’une erreur monumentale. Je ne verrai donc pas Yann, qui me conseille néanmoins de faire mon visa Chinois à Bucarest plutôt qu’en Turquie, la vie y est moins chère.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3551-800x600modif.jpg"><img class=" wp-image-909 alignleft" style="border: 2px solid black; margin: 5px;" alt="DSCN3551 [800x600modif]" src="http://www.tictacaroundtheworld.fr/wp-content/uploads/2013/08/DSCN3551-800x600modif.jpg" width="288" height="216" /></a>Un peu embarrassé, j’appelle Lucia afin de savoir si elle peut m’héberger une nuit de plus. Et c’est toujours avec un sourire que je devine aux coins de ses lèvres qu’elle accepte. En rentrant chez elle, je tombe sur une librairie open’air bien approvisionnée. De nombreux livres de Dostoïevski, d’Huxley garnissent les rangs… Mais en référence française je ne trouve que le malheureux Houellebecq. Dommage j’en aurai bien pris un pour Lucia en remerciement de sa gentillesse. Nick Cave… La mort de Bunny Munro en Roumain ! Parfait, voilà celui qu’il me faut, nous avons tellement parlé de mon expérience au festival et de la perte de mon chapeau, qu’elle voulait m’offrir le sien à fleur. J’embarque le livre en me délectant d’avance du moment où la très « prude » et religieuse Lucia s’aventurera dans les âmes tortueuses des personnages de Nick Cave.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis surpris de voir à quel point la religion (principalement orthodoxe en Roumanie) semble importante dans ce pays, même si les contrastes me choquent parfois, comme dans ce bus, où une femme aux énormes lunettes de soleil Dior, le dernier portable de Samsung, fais de nombreux signes de croix tout en téléphonant.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai la mauvaise surprise de voir qu’il y a un bug sur mon site internet, que je n’arrive pas à corriger, mais ceci ne m’empêchera pas de passer une agréable soirée en terrasse avec mon « andalouse roumaine » comme j’aime à l’appeler. Nous parlons notamment de religion, et me dit qu’elle vient toutes les années en France pour participer à l’organisation de Taizé. J’en apprends un peu sur ce mouvement religieux, qui semble principalement destiné aux jeunes. Il est ouvert à tous, elle a déjà rencontré un musulman dans cette organisation catholique. Malgré son invitation, je doute que j’y mette un jour les pieds…</p>
<p style="text-align: justify;">Elle organise mon départ vers Bucarest pour le lendemain, réservation du taxi, conseille sur le mini bus à prendre, et me promet de m’envoyer un mail avec une longue liste des choses à faire sur place. Elle est le symbole de l’organisation et de la gentillesse, j’espère qu’on se reverra… En France ?</p>
<h4 style="text-align: justify;">// Ce début de séjour en Roumanie s’annonce sous les meilleurs hospices, de belles rencontres, une sensation de retour à la maison. Je suis revigoré, prêt à affronter le tumulte bucarestois et la frigidité de l’administration chinoise…<!--more--></h4>
<p><span style="text-decoration: underline;">Brasov:</span></p>
<p></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Pitesti:</span></p>
<p></p>
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